"N'être pas fâché de" ou "Ne pas être fâché de"

J'aime beaucoup cette jolie locution verbale, qui relève du langage courant.

Elle signifie : se réjouir de, être bien aise de ; apprécier que, aimer que, être satisfait que.

Et donc : être réjoui, satisfait, heureux, content.

On dit par exemple : "Je ne suis pas fâché que cela se termine : je n'en pouvais plus !".

Source : www.languefrancaise.net

"Veule" et "La veulerie".

J'aie beaucoup ces deux jolis mots qui appartiennent au registre soutenu.

  • "Veule" est un adjectif signifiant : manquant d'énergie, de courage, d'entrain, de force, de volonté : apathique, faible, lâche.

On dit par exemple : "Pleutre, lâche et veule : quel joli personnage !".

  • et "La veulerie" : le caractère, l'état d'une personne veule ; le manque de vigueur physique ou morale ; l'apathie, la faiblesse, la lâcheté.

On dit par exemple : "La veulerie de mon ancien directeur n'avait d'égale que son incompétence".

Sources : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr, www.linternaute.fr, wiktionary.org et Le Robert

"Un tant soit peu".

J'aime beaucoup cette jolie locution adverbiale appartenant au registre soutenu.

Elle peut avoir, selon le contexte, deux significations, légèrement différentes :

  • très peu, à un degré infime,

On dit par exemple : "Tu es un tant soit peu nerveux, il me semble".

  • ou : en aussi faible quantité que ce soit ; ne serait-ce qu'un petit peu ; si peu que ce ce soit,

On dit par exemple : "Tu pourrais te montrer un tant soit peu reconnaissante vis-à-vis de ta grand-mère : elle t'a toujours beaucoup gâté".

Ou : "Penses-tu que cet homme soit un tant soit peu innocent de ce dont on l'accuse ?".

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org, www.academie-francaise.fr et sophieviguier.correctrice.com

"Un larcin".

J'aime beaucoup ce joli petit mot du registre soutenu désignant, selon le contexte :

  • un petit vol commis furtivement, sans violence ; un chapardage (registre familier),

On dit par exemple : "Qui n'a pas commis quelque menu larcin lors de sa jeunesse ?".

  • ou : l'objet ou la chose volé.

On dit par exemple : "Sitôt son forfait accompli, le voleur est allé manger le fruit de son larcin".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Avoir le loisir de" ou "Avoir tout le loisir de".

J'aime beaucoup cette jolie locution verbale signifiant : disposer du temps nécessaire permettant de faire quelque chose : en avoir la possibilité matérielle ou intellectuelle.

On dit par exemple : "Si j'en avais le loisir, j'irais rendre visite à mes amis en Bretagne et en Belgique".

Ou : "Quand tu seras à la retraite tu auras tout le loisir de t'occuper de ton potager".

Cette expression remontant à l'Ancien Régime semble avoir été utilisée pour la première fois en 1609, par l'auteur satirique français Antoine Du Brueil, dans Le Sandrin du vert galant , où sont déduits les plaisirs de la vie rustique, afin de décrire de manière ironique les nobles gentilshommes ayant le temps de se prélasser et de s'enivrer en pleine journée.

Source : www.larousse.fr, www;cnrtl.fr et www.linternaute.fr

"Un néophyte".

Ce joli substantif masculin polysémique, qui relève du registre soutenu, nous vient du grec "néo" ("nouveau") et "phyton" (plante") c'est à dire "nouvelle pousse", "nouveau-né".

Et il signifie en français, selon le contexte :

  • dans l'Église primitive, une personne nouvellement convertie au christianisme et récemment baptisée.
  • par analogie : un nouvel adepte d'une religion, d'une doctrine, d'un parti.

On dit par exemple : "Cette manifestation a été organisée grâce à l'enthousiasme des néophytes ; tous ces récents adhérents venus s'inscrire après les récentes élections".

  • par extension : un novice, une personne abordant un nouveau domaine d'expérience. Et n'ayant donc aucune connaissance particulière en la matière.

On dit par exemple : "Cet athlète est un néophyte sur cette distance".

Ou : "Mon père est un néophyte en informatique".

  • et en botanique : une plante récemment entrée dans un écosystème.

Sources : www.cnrtl.fr et wikipedia.org

"Dépasser l'entendement" ou "Échapper à l'entendement".

J'aime beaucoup cette locution verbale du registre soutenu, qui signifie :

  • être incompréhensible, au-delà des limites de la compréhension humaine.

On dit par exemple : "Ce type de phénomène dépasse l'entendement".

  • ou, par exagération : être simplement extraordinaire, difficile à admettre.

On dit par exemple : "Je vous assure que l'attitude de votre fils échappe à l'entendement !".

Sources : www.cnrtl.fr et www.linternaute.fr

"Écraser", "Pioncer" ou "Roupiller".

"Écraser", "Pioncer" ou "Roupiller", c'est à dire : dormir profondément, dans le registre argotique

J'aime beaucoup ces trois verbes relevant du registre argotique et qui signifient : dormir et notamment dormir profondément.

Le verbe "Écraser" présente en effet la particularité de changer de signification en fonction du registre de langue dans lequel il est employé.

Il existe par ailleurs de nombreuses autres façons de dire "dormir" en français, auxquelles j'ai déjà consacré un article dont je me permets de vous recommander la lecture.

"Bafouer".

Ce verbe du registre soutenu signifie : ridiculiser, railler sans pitié, moquer avec dédain, traiter avec un mépris outrageant, tourner en dérision.

On dit par exemple : "Cet élève bafoue l'autorité de ses professeurs".

Ou : "L'autorité du gouverment est constamment bafouée".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Instamment"

J'aime beaucoup cet adverbe, qui signifie :

  • dans le registre désuet : d'une manière imminente, urgente.

On dit par exemple : "La nouvelle formule va paraître instamment.

  • et dans le registre soutenu, de nos jours : vivement, de façon pressante, avec force ; avec instance, d'une manière instante.

On dit par exemple : "Vous êtes instamment priés de me restituer cet ouvrage".

Sources : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr, wiktionar.org et Le Robert

"À Dieu ne plaise !" ou "Ce qu'à Dieu ne plaise !".

Bien qu'agnostique, j'aime beaucoup cette jolie locution interjective en forme d'idiotisme religieux.

Appartenant de nos jours au registre désuet, elle signifie :  espérons que cela n'arrivera pas !

Et s'utilise lorsqu'on ne souhaite pas qu'une chose se produise ; afin de repousser telle ou telle supposition ou éventualité que l'on ne veut pas envisager. En espérant que - comme elle devrait également déplaire à Dieu, celui-ci ne le permettra pas ; fera le nécessaire pour qu'elle ne se produise pas.

On dit par exemple : "Malheureusement une nouvelle catastrophe pourrait venir s'ajouter à celle-ci... ce qu'à Dieu ne plaise !".

Ou : "À Dieu ne plaise que je ne connaisse jamais pareille situation !".

Cette formule nous vient du XIe siècle, puisqu'on la retrouve, sous une forme un peu différente, dans la célèbre "Chanson de Roland" : "Ne placet Deu ne ses saintismes angles", c'est à dire "Ne plaise à Dieu, ni à ses très saints anges".

Source : www.expressio.fr