"Y avoir péril en la demeure" et "Ne pas y avoir péril en la demeure".

Ces deux jolies locutions verbales en forme d'idiotismes architecturaux relèvent du langage courant.

Et elles signifient respectivement :

  • au sens propre dans le domaine juridique :
    • "Péril en la demeure" :  danger sur le point de survenir, situation critique où il est urgent d'agir, car le moindre retard pourrait causer préjudice.

Un film français, réalisé en 1985 par Michel Deville porte ce titre.

Affiche du film français "Péril en la demeure" de Michel Deville (1985)

    • "Y avoir péril en la demeure"  : y avoir un risque à attendre, à rester sans agir, à ne pas trouver de solution à un problème ; devoir agir rapidement.

On dit par exemple : "Protéger les guépards est une priorité car il n'en reste plus que quelques milliers en liberté : il y a péril en la demeure".

  • et par extension, au sens figuré :
    • "Il n'y a pas péril en la demeure" : il n'y a pas d'urgence ; rien ne presse, on ne risque rien à attendre.

On dit par exemple : "Il faudra songer à refaire la toiture du garage, mais il n'y a pas péril en la demeure : elle peut encore tenir quelques années".

Sources : vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca, www.expressio.fr, wiktionary.org et lalanguefrancaise.com

"Un margoulin".

J'aime beaucoup ce substantif masculin qui désigne, de manière péjorative :

 

  • dans le registre familier : un individu, un commerçant ou un homme d'affaires peu scrupuleux qui fait de petites affaires,

On dit par exemple : "Ce margoulin a essayé de me vendre une vulgaire réédition pour une édition originale !".

  • et dans le registre désuet : un ouvrier qui fait du margouillis, du travail malpropre.

On disait par exemple : "Dans cette fabrique le patron ne garde pas les margoulins !".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Se casser la margoulette".

J'ai toujours beaucoup aimé cette locution verbale, entendue pour la première fois vers l'âge de 5 ou 6 ans, au milieu des années 1960.

Relevant du registre familier et malheureusement aujourd'hui du registre désuet, elle signifie : choir (registre soutenu), chuter, tomber (langage courant), se casser la figure (registre familier).

On dit par exemple : "Arrête de te balancer comme ça sur ta chaise, tu vas te casser la margoulette !".

Et Gustave Flaubert écrivait à sa nièce Caroline Commanville, dans une lettre adressée le 9 septembre 1873 : "Mon serviteur hier a manqué de se casser la margoulette en dégringolant du haut d’un noyer".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les autres façons de dire "Tomber" en français.

Source : www.europe1.fr

"Une bisbille" et "Être en bisbille" avec quelqu'un.

"Une bisbille"est un substantif féminin qui nous vient de l'italien "bisbiglio" ("murmure").

Relevant du registre familier, il désigne en français : une petite querelle pour un motif futile entre personnes s'entendant bien de façon générale ; un léger différend ; une brouille, une chamaillerie, un désaccord, une fâcherie ; une dissension sur des futilités.

On dit par exemple : "Tu en veux encore à ta cousine pour cette bisbille qui date de six mois ?".

Ou : "Être en bisbille" avec quelqu'un, je veux bien, mais pas pendant six mois !".

Sources : wiktionary.fr, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et Le Robert

"Céans".

J'aime beaucoup cet adverbe.

  • Relevant du domaine juridique, il signifiait autrefois (registre désuet), dans les jugements et les arrêts : "ici", "en ce lieu", "en ces lieux" ou "là où nous nous trouvons",

On disait par exemple : "Vous avez été convoqué devant la cour de céans".

  • mais ne se dit plus, de nos jours, que par plaisanterie, dans le registre soutenu, notamment dans la locution "Le maître de céans", désignant "Le maître de maison".

On dit par exemple : "Je serai ravi de vous revoir céans".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.dictionnaire-juridique.com

"À la va comme je te pousse" (ou "À la va-comme-je-te-pousse")

J'aime beaucoup cette amusante locution adverbiale.

Relevant du registre familier, elle signifie : avec négligence, sans soin.

On dit par exemple : "Tu pourrais faire un effort quand tu viens voir ta grand-mère : tu es toujours habillé à la va-comme-je-te-pousse"".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Rebattre les oreilles".

J'aime beaucoup cette amusante locution verbale en forme d'idiotisme corporel.

Ne laissant pas de surprendre nos amis étrangers ou nos jeunes enfants, elle signifie : lasser en répétant sans cesse la même chose, de manière inutile et de façon ennuyeuse.

On dit par exemple : "Des mois durant le gouvernement nous a rebattu les oreilles en nous expliquant qu'il était impératif de porter des masques, après nous avoir expliqué qu'il était inutile, voire dangereux d'en mettre !".

Source : parler-francais.eklablog.com et wiktionary.org

"De bric et de broc".

J'aime beaucoup cette  jolie locution adverbiale.

Relevant du registre familier, elle signifie :

  • en employant des éléments de nature diverse et de toute provenance, au hasard des occasions, des trouvailles ; de façon disparate, hétéroclite.

Une maison faite "de bric et de broc"

On dit par exemple : "On rencontre parfois de magnifiques cabanes faites de bric et de broc".

Ou : Comme le révèle la lecture de mon Qui suis-je ?, ma culture générale est constituée de bric et de broc : informations, documentaires, films, bandes dessinées, timbres, etc".

  • et par extension, de façon péjorative : bricolé ; n’importe comment, sans soin.

On dit par exemple : "Je ne peux pas qualifier d'automobile cet engin de bric et de broc !".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Un méli-mélo".

Ce joli substantif masculin relève du langage courant.

Et il désigne : un mélange confus et désordonné.

On dit par exemple : "Je vous ai préparé un méli-mélo de légumes".

Un méli-mélo de légumes

Ou : "Je n'ai compris à l'histoire de ce film : c'est un méli-mélo incompréhensible".

Sources : www.larousse.fr et Le Robert

"Un écrivaillon".

J'aime bien ce substantif masculin qui relève du registre familier.

Et qui désigne, de manière péjorative : un écrivain médiocre, insignifiant.

On dit par exemple : "Jamais vous ne me ferez lire une ligne de cet écrivaillon !".

Source : Le Robert

"Échauffer la bile".

J'aime beaucoup cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel.

Relevant du registre familier ainsi que du registre désuet, elle signifie, au sens figuré : mettre en colère, exaspérer.

On dit par exemple : "Tu commences à m'échauffer la bile avec tes excuses invraisemblables !".

On croyait en effet autrefois que la colère (du grec "khole" signifiant "bile") était le produit de l’échauffement de la bile.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "S'énerver" en français.

 

"Ne pas être folichon" ou "N'avoir rien de folichon".

J'aime beaucoup l'adjectif "Folichon" (ou "Folichonne").

Relevant du registre familier, il signifie : amusant, gai, drôle, plaisant.

Les locutions verbales "Ne pas être folichon" ou "Ne rien avoir de folichon" signifient ainsi : ne pas être drôle ou ne pas être attrayant.

On dit par exemple : "Ce film n'est pas folichon".

Ou : "L'émission d'hier soir n'avait rien de folichonne".

Sources :  Le Robert et www.larousse.fr

 

Sources : Le Robert et www.larousse.fr