Qu'est-ce que "La montaison" ?

Ce joli substantif féminin souvent méconnu est polysémique, puisqu'il désigne tout à la fois, selon le contexte :

  • la montée en graines des légumes et végétaux, se traduisant par un allongement rapide des entre-noeuds de la plante constituant une tige dressée florifère.

La montaison des légumes

  • et la migration de certaines espèces de poissons qui remontent les cours d'eau pour aller frayer.

Ainsi par exemple des anguilles.

Ou des saumons, qui quittent le milieu salé pour remonter les fleuves et s'y reproduire.

  • ou : la saison pendant laquelle a lieu cette migration.

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Battre froid" à quelqu'un.

J'aime assez cette locution verbale, qui relève du langage courant et, malheureusement de plus en plus, du registre désuet.

Et elle signifie, au sens figuré : manifester à quelqu'un de la froideur ou une indifférence marquée.

On dit par exemple : "Mon père était tellement agacé qu'il a battu froid ma fiancée durant tout le repas".

Source : wiktionary.org

"Tournebouler".

J'aime beaucoup ce joli verbe qui relève du registre familier et signifie : bouleverser, mettre l'esprit à l'envers.

On dit par exemple : "L'annonce du divorce de ma soeur après plus de 20 ans de mariage a complètement tourneboulé ma mère".

"Nenni" et "Que nenni".

J'aime beaucoup ces deux formules interjectives héritées de l'époque médiévale, qui relèvent de nos jours du registre désuet.

  • "Nenni" est une expression négative employée dans les réponses pour marquer un refus catégorique ou encore par plaisanterie.

On dit par exemple : "Tu veux bien me masser ce soir mon chéri ?" Nenni !".

  • et "Que nenni" est une expression signifiant : "Que non", "Pas du tout", "Absolument pas".

On dit par exemple : "Dois-je comprendre que tu as décidé de faire la vaisselle pour une fois ?" "Que nenni !".

Source : wikyionary.org

"Faire son miel" de quelque chose.

Cette jolie locution verbale en forme d'idiotisme animal et d'idiotisme alimentaire relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : profiter, exploiter quelque chose ; en tirer parti, en tirer profit.

À l'instar de abeilles, qui fabrique leur miel à partir du pollen des fleurs.

Une abeille en train de butiner

On dit par exemple : "La presse à scandale britannique fait son miel des frasques de la famille royale".

Un apiculteur en train de faire son miel (au sens propre)
Un apiculteur en train de faire son miel (au sens propre)

Sources : wiktionary.org et

"L'iridescence", "Iridescent" ou "iridescente", "Iriser" et "L'irisage", "L'irisement" ou "L'irisation".

Des nuages iridescents

Tous ces superbes mots relèvent du registre soutenu.

Et ils dérivent du grec ancien "iris" qui signifie arc-en-ciel.

  • le substantif féminin "L'iridescence" désigne : la propriété de certaines surfaces qui semblent changer de couleur selon l'angle de vue ou d'illumination.

On parle également de "Goniochromisme", un substantif masculin construit à partir des mots grecs "gonio" signifiant "angle" et de "chroma" désignant la "couleur".

Il en est par exemple ainsi des bulles de savon, des ailes de certains papillons, du plumage de certains oiseaux, de la coquille de certains coquillages ou de certains minéraux.

Des bulles de savon iridescentes

L'iridescence est souvent créée par coloration structurelle (microstructures qui interfèrent avec la lumière) ou par le phénomène optique de diffraction. Elle est souvent confondue avec l'irisation (voir plus bas), l'iridescence étant un terme plus spécifiquement réservé à la diffraction et l'irisation à l'interférence

On dit par exemple : "L'iridescence de ces montagnes est merveilleusement belle".

Des nuages iridescents

  • l'adjectif "Iridescent" ou "Iridescente" signifie : brillant(e), chatoyant(e), avec des reflets irisés, c'est à dire dotés des couleurs, des nuances de l'arc-en-ciel.

On parle par exemple de "nuages iridescents".

Des nuages iridescents

  • le verbe "Iriser" signifie : faire briller, faire chatoyer.

On dit par exemple : "Les reflets du soleil irisent merveilleusement la surface de l'eau de lac".

  • les substantifs masculins "Irisage" et "Irisement", ainsi que le substantif féminin "Irisation" désignent : l'action d'iriser ou le résultat de cette action.

On dit par exemple : "L'irisage de ces vitraux est superbe", "L'irisement de ces nuages est splendide" ou "L'irisation de ce flacon est éblouissante".

Sources : www.cnrtl.fr et wikipedia.org

"Peu me chaut" ou "Peu m'en chaut" et "Peu lui chaut" ou "Peut lui en chaut".

J'adore cette jolie locution interjective qui relève du registre soutenu.

Ne trouvez-vous pas, en effet, qu'il s'agit là d'une délicieuse façon de dire "Peu m'importe" ?

À l'apostrophe rageuse "Tu vas la dégager ta caisse pourrie espèce de gros con, où tu veux qu'j'appelle les keufs !", on peut ainsi répondre "Peu me chaut mon brave, il se trouve que je j'appartiens moi-même à la maréchaussée et qu'il ne me déplairait nullement de converser avec quelques collègues".

La forme conjuguée "chaut" correspond à la troisième personne du singulier du verbe "chaloir".

Relevant aujourd'hui du registre désuet, ce verbe nous vient du latin "calere" ("être chaud", "désirer").

En sorte que la formule "Peu me chaut" signifie littéralement "Cela ne me fait ni chaud ni froid".

Sur un sujet contigu, je me permet de vous recommander la lecture de mon article consacré à "Toutes les façons de dire : "Ne pas s'inquiéter de quelque chose ou de quelqu'un" en français.

Sources : wikipedia.org et ww.orthodidacte.com

"Une échauffourée".

J'aile beaucoup ce joli substantif féminin, qui désigne, selon le contexte :

  • dans le langage courant : une émeute, une bagarre confuse et de courte durée, un accrochage, une rixe, une mêlée.

On dit par exemple : "La discussion s'est terminée en échauffourée".

  • et dans le registre désuet :
    • une entreprise malheureuse conduisant à un échec,
    • ou : un petit combat isolé.

Sources : wiktionary.org, Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître".

J'aime bien cette expression qui relève du langage courant.

Elle qualifie la réussite exceptionnelle d'une première expérience ou tentative.

Et elle fait référence à la locution nominale "un coup de maître", à laquelle j'ai déjà consacré un article.

On dit par exemple : "Je salue l'élection à l'assemblée nationale de Tematai Le Gayic, ce polynésien devenu, à 21 ans, pour sa première candidature, le plus jeune député de l'histoire de la Ve république. Pour un coup d'essai c'est un coup de maître".

Le jeune député tahitien Tematai Le Gayic, plus jeune député de l'histoire de la Ve république

"Nul et non avenu" ou "Nulle et non avenue".

J'utilise beaucoup cette jolie locution adjectivale.

Relevant du vocabulaire juridique, on retrouve cette formule dans certains jugements et elle signifie, au sens propre :

  • ineffectif(ve), invalide ; comme s’il/elle était inexistant(e) ou n'avait jamais existé,

Un acte annulé n'a ainsi pas plus d'effet que s'il avait jamais existé.

Ce qui autorise la Cour d'appel de Versailles (17e chambre 5 juillet 2017) à déclarer que "Mme Patricia X... épouse Y... ne peut plus demander l'annulation de son licenciement, puisque cette procédure est devenue nulle et non avenue".

  • et par extension : inutile ; ne valant rien, au point d'être considéré(e) comme inexistant(e).

On dit par exemple : "Je considère personnellement la réforme de l'orthographe de 1990 comme nulle et non avenue".

Source : www.dictionnaire-juridique.com et wiktionary.org

"Conchier".

J'adore ce verbe, qui relève du registre vulgaire et malheureusement de nos jours du registre désuet.

Il signifie :

  •  au sens propresouiller avec des excréments ; salir.

On dit par exemple : "La victime dormait avec son chien, qui a conchié son lit".

Un lit conchié

  • et au sens figuré : exécrer quelque chose ou quelqu'un ; l'abhorrer ou l'abominer.

On dit par exemple : "Je conchie cette pratique".

Ou : "Je conchie sur ce journaliste".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Foutraque" et "Un foutraque".

J'adore cet adjectif et ce substantif qui relèvent du registre familier et qui qualifient ou désignent une personne un peu folle, fofolle, extravagante, excentrique, excessif.

On dit par exemple : "Lire le Qui suis-je ? de l'auteur de ces lignes vous révèlera que le créateur et animateur de ce blogue est un peu foutraque".

Ou : "Moi un foutraque ? tout cela parce que je me réveille à 19H, regarde 6 films par semaine et passe 80 heures par semaine devant mon ordinateur !".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org