"Une usine à gaz".

Cette locution nominale féminine est fréquemment utilisée, au sens figuré, dans le domaine de la politique.

Relevant du registre familier, elle désigne, de façon péjorative : un système lourd et complexe, peu maniable et/ou peu compréhensible.

Ou un projet jugé trop cher, trop complexe, et dont le mode de fonctionnement paraît inaccessible aux non-initiés.

Et cela, bien sûr, en référence à la complexité des installations d'usines productrices de gaz, comportant d'innombrables enchevêtrements de tuyaux, de cheminées et de cuves, au fonctionnement compliqué.

Une usine à gaz

On dit par exemple : "Le gouvernement nous propose une nouvelle usine à gaz !".

Cette expression est ancienne puisqu'elle date de l'aube de la révolution industrielle, au début du XIXe siècle, lorsque les grandes capitales d'Europe occidentale se dotèrent progressivement de l'éclairage au gaz pour améliorer la salubrité et la sécurité urbaine. À Paris et Londres, notamment, s'étaient ainsi développé de vastes complexes industriels, auxquels leur fonctionnement compliqué et souvent dangereux avait rapidement valu une très mauvaise réputation. Au point que l'image forte de ces complexes industriels tentaculaires reste gravée dans la mémoire collective, au-delà de leur disparition, dès les années 1880, lorsque l'éclairage au gaz tomba en désuétude au profit de l'électricité.

Sources : wikipedia.org, www.lefigaro.fr et www.linternaute.fr

"Le mésusage".

Ce substantif masculin relève du registre soutenu et du registre désuet.

Et il désigne : un usage abusif ou détourné de quelque chose.

On dit par exemple : "C'est votre mésusage de cet appareil qui l'a prématurément usé".

Sources : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

 

"Pratiquez-vous la cryptogamie ?" ou "Que les cryptogames, spermatophytes, angiospermes et gymnospermes lèvent le doigt !"

Allons, ne soyez-donc pas timide ! Vous pouvez vous confier à moi : nous sommes seuls, ici. Et je vous promets de ne rien dire à personne, si vous ne souhaitez pas que cela se sache.

Mais il y a, je pense, fort peu de chances que vous soyez concernés, puisque la cryptogamie est l'étude des cryptogames, qui sont... les plantes sans fleurs. Ou tout du moins, les organismes végétaux se caractérisant par des organes reproducteurs cachés ou peu apparents.

Au contraire, donc, des phanérogames ou spermatophytes - qu'ils soient angiospermes ou gymnospermes -, qui ont des organes de reproduction apparents dans le cône ou dans la fleur.

Mais vous le saviez déjà probablement, bande de petits coquins !

"La maternité".

Ce substantif féminin du langage courant peut avoir différentes significations, puisqu'il peut désigner, selon le contexte :

  • l'état, la qualité, le fait d'être mère, les droits, devoirs, sentiments et attitudes liés à cette fonction.

On dit par exemple : "La maternité est une énorme responsabilité, que je n'aurais pas su assumer plus jeune".

Une maman et son bébé

  • le fait de porter et de mettre au monde un enfant.

On dit par exemple : "Votre maternité s'est bien passée, je crois".

Une femme enceinte, se tenant le ventre

  • un établissement hospitalier public ou privé, service d'hôpital ou de clinique, réservé aux femmes sur le point d'accoucher ou présentant des complications dues à leur grossesse.

Un service de maternité

Sources : www.cnrtl.fr et Le Robert

Pourquoi dire : "De Bryuyne, c'est l'équivalent de Neymar. On va dire qu'c'est l'playmaker" ?

Le journaliste sportif français Nabil Djellit

Comme a pu le déclarer, le 26 août 2021, le journaliste sportif français Nabil Djellit, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Et pas : "De Bruyne, c'est l'équivalent de Neymar. On va dire quE c'est lE MENEUR DE JEU" !

"Faire un numéro de claquettes".

Cette locution verbale s'utilise dans le registre familier, au sens figuré.

Et elle signifie, selon les cas :

  • attester d'un talent exceptionnel, réaliser une performance peu commune,

On dit par exemple : "Ta présentation du dossier était incroyable : tu nous a fait un numéro de claquettes !".

  • faire la preuve de son aptitude ou de son dévouement,

On dit par exemple : "Je ne vais pas leur faire un numéro de claquettes tous les trois mois pour leur faire plaisir".

  • ou, de façon péjorative : montrer son savoir-faire d'une façon brillante et ostentatoire ; épater l'auditoire.

On dit par exemple : "Je n'ai pas besoin que tu nous fasses un numéro de claquettes, comme la dernière fois, tu sais".

Elle fait naturellement référence à l'incroyable technique dont savent faire preuve les plus grands spécialistes des claquettes, tels que les célèbres danseurs états-uniens Fred Astaire et Gene Kelly.

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"Gratifier".

Ce verbe du registre soutenu signifie, selon le contexte :

  • faire généreusement cadeau à quelqu'un d'une somme d'argent, la lui octroyer,

On dit par exemple : "Mon père a gratifié sa secrétaire d'une belle prime".

Ou : "Certains clients étrangers gratifient les serveurs d'importants pourboires".

  • donner, accorder à quelqu'un quelque chose d'agréable, le satisfaire, lui procurer de l'agrément,

On dit par exemple : "L'hôtesse de l'air m'a gratifié d'un joli sourire en apprenant que j'étais chirurgien esthétique".

  • infliger un désagrément à quelqu'un, quelque chose qui lui sera pénible, désagréable,

On dit par exemple : "Ce triste sire m'a gratifié d'une contravention".

  • par calque de l'anglais "to gratify" ("satisfaire") : procurer à quelqu'un un plaisir, une satisfaction psychologique, et en particulier narcissique.

On dit par exemple : "Mon patron croit qu'il me gratifie avec ses compliments, mais je préfèrerais une prime".

Sources : www.larousse.fr  et www.cnrtl.fr