"Se former sur le tas".

N'en déplaise à tous ceux qui peuvent avoir l'esprit mal placé, cette locution verbale du registre familier ne signifie évidemment pas que l'on a fait son éducation sexuelle avec une jeune femme obèse (ce que désigne le mot "Tas" dans le registre vulgaire) !

Mais simplement - au sens figuré - : que l'on a commencé professionnellement tout au bas de l'échelle, sans formation théorique préalable et appris son métier par la pratique, en travaillant auprès de collègues expérimentés qui nous ont progressivement transmis leurs expérience, savoir-faire et connaissances.

Voir mon article sur la signification - au sens propre - de la formule "Sur le tas".

"Être raide dingue".

Cette expression du registre familier ne signifie nullement qu'un homme est en érection !

Mais simplement que :

  • une personne apprécie énormément quelque chose ou quelqu'un,

On dit par exemple : "Ma mère est raide dingue des fruits de mer".

Ou : "Ma voisine est raide dingue de ce chanteur".

  • ou : une personne est amoureuse de quelqu'un.

On dit par exemple : "Je suis raide dingue de ma copine"

Ou : "Ma soeur est raide dingue de son nouveau fiancé".

"Lâcher la grappe" n'est pas une pratique vinicole !

Mais signifie, au sens figuré, dans le registre familier : "Laisser tranquille, laisser en paix".

Contrairement à ce que certains esprits mal placés pensent souvent cette expression ne fait nullement allusion aux parties génitales masculines... et peut donc tout à fait être utilisée par une personne de sexe féminin.

À l'instar de son équivalent moderne, appartenant au même registre familier, : "Lâcher les baskets".

On dit par exemple : "Le type qui était en face de moi, dans le train, était super relou : je lui ai dit Lâche-moi la grappe ou j'appelle le contrôleur !".

La "grappe" dont il est ici question désignait, au XIIe siècle un crochet, en argot, en ancien français.

Ainsi, "Lâcher la grappe" constituait à l'origine une injonction réclamant à la personne qui était accrochée à vos basques de bien vouloir lâcher prise .

Source : wiktionary.org

"Je vais lui rentrer dedans !".

Attention ! Cette formule du registre familier ne signifie pas forcément que vous vous apprêtez à pénétrer sexuellement votre interlocuteur de manière imminente.

Mais annonce plutôt, au sens figuré, que vous allez le frapper incessamment sous peu.

Ou, en tous cas, que l'envie de le faire vous démange très fortement !

"S'en aller la queue levée" et "Voir sa queue reluire".

Contrairement à ce que nombre d'entre vous pensez certainement, ces deux expressions n'ont en réalité aucune connotation grivoise.

Relevant du registre désuet, elle signifiaient autrefois "content et joyeux" et "éprouver de la fierté" (en relation avec un beau poil brillant).

À l'instar de la formule "Partir la queue entre les jambes" ou "S'en aller la queue entre les jambes", elles se référaient naturellement au comportement du chien.

Mais leur utilisation s'est aujourd'hui perdue, en raison du sens qu'à pris ce mot dans le registre argotique, où il désigne couramment la "verge".

Imaginez-vous, aujourd'hui, dire à vos amis, en parlant de votre enfant qui vient de brillamment obtenir son baccalauréat : "Mon époux voit sa queue reluire et s'en va la queue levée" !

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Une queue de cheval".

Voila bien une locution nominale polysémique aux significations fort différentes les unes des autres !

"Une queue de cheval" désigne en effet :

Queue d'un cheval : appendice situé sur la croupe du cheval et composé de longs crins, à l'instar de sa crinière

  • au sens propre : un appendice situé sur la croupe du cheval et composée de longs crins, à l'instar de sa crinière. La queue du cheval lui sert à chasser les insectes et communiquer avec ses congénères ou exprimer ses émotions, en particulier lorsqu'il ressent un inconfort.

Il existe diverses manières de la toiletter. L'ablation de la queue du cheval, appelée "Caudectomie" est interdite sur les chevaux nés en France depuis le 1er janvier 1996.

  • par analogie, en raison de leur ressemblance avec la queue du cheval :

La queue de cheval : un faisceau de cordons nerveux visible dans la zone inférieure de la colonne vertébrale

    • un faisceau de cordons nerveux visible dans la zone inférieure de la colonne vertébrale, qui marque la "fin" du tube neural, au niveau de la seconde vertèbre lombaire L2, à partir de laquelle on pratique la ponction lombaire. Elle est constituée de nerfs de la moelle épinière, qui se trouvent vers les vertèbres lombaires, sacrées et coccygiennes.
Queue de cheval basse
Queue de cheval basse
    • un type de coiffure où les cheveux sont rassemblés ensemble à l'arrière ("queue de cheval basse") ou sur le dessus du crâne ("queue de cheval haute") et tenus par un lien (chouchou, catogan, élastique, barrette, etc.).
Queue de cheval haute
Queue de cheval haute

Cette coiffure, pratique et facile à effectuer, permet de dégager le visage et est souvent adoptée par les sportifs, aussi bien masculins (Zlatan Ibrahimovic) que féminins (Amélie Mauresmo).

La queue-de-cheval peut servir de base pour faire un chignon.

Et quand la coiffure consiste en deux queues de cheval de chaque côté de la tête, on parle de "couettes".

  • enfin, dans le registre argotique, "une queue de cheval" désigne un pénis de dimension exceptionnelle.

Sexe de cheval en semi-érection

On dit également : "Être monté comme un âne".

Source : wikipedia.org

"Un "annus horribilis" n'est pas une épouvantable maladie vénérienne, contractée après un usage abusif d'une pratique sexuelle que la morale réprouve" !

Cette locution latine, qui signifie très simplement "année horrible", fut utilisée par la reine Élizabeth II pour qualifier l'année 1992, dans un discours prononcé le 24 novembre 1992, quelques mois après le 40e anniversaire de son accession au trône.

La famille royale britannique avait en effet connu cette année là une impressionnante série de problèmes, au premiers rangs desquels on peut citer :

  • en mars, le passage à la république de l'Île Maurice, indépendante depuis le 12 mars 1968, dernier royaume de la reine en Afrique et l’un de ses pays préférés,
  • mais également la séparation du fils cadet de la reine, le prince André d'York, d'avec son épouse Sarah Ferguson, après la publication dans la presse de photographies de cette dernière embrassant un autre homme,
  • en avril, le divorce de la princesse Anne d'avec son premier mari, Mark Phillips,
  • le 20 novembre 1992, quatre jours seulement avant le discours, l'incendie accidentel du château de Windsor, qui entraîna entre autres la perte de nombreuses œuvres d'art, et allait entraîner pour la monarchie, au cours des mois qui allaient suivre le sinistre, une crise liée au financement de la reconstruction du château,
  • enfin, la mésentente croissante, tout au long de l'année, entre le prince Charles et Lady Diana, qui avait atteint un stade tel qu'elle allait entraîner leur séparation officielle dès les jours suivants.

Cette expression "Annus horribilis" avait été employée pour la première fois en 1666 par l'archevêque de Cantorbéry pour parler du grand incendie de Londres.

Et elle constitue en réalité un jeu de mots faisant explicitement référence à "Annus Mirabilis" ("L'année miraculeuse"), un poème de 1667 de John Dryden, célébrant l'année 1666.

En France, depuis 1992, l'expression est entrée dans le jargon des journalistes de la presse économique, qui l'utilisent très régulièrement.

Et cela, je pense, sans même connaître le plus souvent son origine et sa nature exacte. Mais on va encore me dire que je fais du mauvais esprit...

"Bourg-la-Reine" ne consiste pas à faire subir les derniers outrages à une souveraine !

Carte de situation de la ville de Bourg-la-Reine (92)

Mais est le nom d'une localité des Hauts-de-Seine (92) !

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre le nom de la localité et la locution verbale ‘Bourre la reine » ; le verbe « Bourrer » signifiant, dans ce contexte, dans le registre argotique, « Pénètre sexuellement« .

"L'analogie" n'est pas une pratique sexuelle ni le nom de la spécialité médicale en charge de l'étude de l'anus !

Il s’agit du rapport existant entre des choses ou entre des personnes présentant des caractères communs, des correspondances, des ressemblances ou des similitudes.

La spécialité médicale qui étudie les maladies de l'anus et du rectum est la "Proctologie" !

Source : wikipedia.org

"Un grand-bi" n'est pas un individu de grande taille, attiré par les personnes des deux sexes !

Celui-là s'écrit "Grand bi", par apocope de "Grand bisexuel" !

En revanche, le "Grand-bi" avec un trait d'union est un type de bicyclette apparu au début des années 1870 et ayant connu une grande popularité parmi les sportifs durant les années 1870 et 1880.

Le grand-bi possède une roue avant d'un très grand diamètre - environ 120-130 cm de diamètre, mais pouvant atteindre 150 cm - et une roue arrière beaucoup plus petite, ne dépassant pas 40 cm de diamètre.

La roue avant, sur laquelle sont attachées des pédales, est la roue motrice. Et l'absence de roue libre oblige le cycliste à pédaler en permanence.

Les roues sont en acier et entourées d'une fine bande de caoutchouc, afin de diminuer les chocs de la route.

L'intérêt de la grande roue avant est d'augmenter la distance parcourue pour un tour de pédale ; avantage accentué par le fait que le grand-bi est le premier type de bicyclette sur lequel le cycliste pose sur les pédales l'avant de ses pieds, plutôt que le milieu, ce qui permet de gagner en efficacité de pédalage.

Malgré tout, la vitesse moyenne ne dépasse guère 10 à 15 km/h.

Le grand bi est relativement peu utilisé par le grand public car sa dangerosité le réserve plutôt aux jeunes hommes aventureux : l'apprentissage se révèle difficile, il est impossible de rester sur la selle à l'arrêt, et ile est compliqué de monter et de descendre. Surtout, le cycliste se trouve très haut perché et peut ainsi facilement perdre l'équilibre.

Le "Grand-bi" fut donc supplanté, à partir de 1890, par ce que l'on appela la "Bicyclette de sécurité" - parce qu'elles avaient la réputation d'être moins dangereuses que celles avec de grandes roues hautes - , ancêtre de la bicyclette moderne.

Source : wikipedia.org

"Une branleuse".

Une taqueuse

Ce terme polysémique du registre argotique désigne :

  • autrefois, dans le domaine de l'imprimerie :
    • une machine - appelée ordinairement de nos jours "Une taqueuse" - servant, après le tirage et avant le massicotage et le pliage, agrafage ou reliage, à aligner les feuilles de façon homogène. On appelle cette opération le "Taquage" ou "Déramage".

Celui-ci s'effectue à l'aide d'une table équipées d'un moteur de vibration ainsi que de deux butées latérales et d'une butée à l'arrière. Pour aligner les bords de la rame de papier, la table s'incline vers la gauche ou vers la droite tout en vibrant.

Grâce à ces vibrations, la "branleuse" égalise les piles de papier afin que les feuilles soient parfaitement superposées les unes sur les autres.

Une taqueuse
Une taqueuse
    • ainsi que l'ouvrière travaillant sur ce type de machine ; son équivalent masculin étant surnommé... "Le branleur".
  • une personne de pâle envergure menant une vie oisive.

On dit par exemple : "Cette petite branleuse ne fout rien de ses journées".

  • une masturbatrice, une personne de sexe féminin qui masturbe ou se masturbe.

Sources : www.cnrtl.fr et wikipedia.org