"La prétérition" ou "La paralipse"

J'aime beaucoup cette figure de style consistant à attirer l'attention sur une chose, en en parlant après avoir annoncé... que l'on n'allait pas en parler !

Elle permet de ne pas prendre l'entière responsabilité de ses propos et se reconnaît à l'emploi de formules particulières d'introduction du type "Dois-je vous rappeler que..." ou "Est-il nécessaire de vous préciser que...".

Il s'agit d'une figure de rhétorique par excellence, en ce qu'elle influence l'attitude de l'interlocuteur ; elle éveille son attention, ou attise sa curiosité, commente un raisonnement.

Source : wikipedia.org

"Le politiquement correct".

Cette locution, de plus en plus utilisée depuis le tournant du XXIe siècle, est un simple décalque de la forme américaine "Politically Correct" ou "Political Correctness" ("PC" pour les intimes).

Elle désigne, principalement pour la dénoncer, la pratique des responsables politiques ou économiques et des organes d'information, consistant à policer excessivement ou modifier des formulations parce qu'elles pourraient heurter certaines catégories de population, notamment en matière d'ethnies, de cultures, de religions, de sexes, d'infirmités, de classes sociales ou de préférences sexuelles. 

Pour ce faire, ils usent et abusent de périphrases, circonlocutions, euphémismes et autres litotes.

On nous parle ainsi désormais de "Handicapés" voire de "Personnes à Mobilité Réduite" (PMR), de "Non-voyants" et de "Personnes de Petite Taille" (PPT) ; comme si la situation des "Infirmes" ou "Invalides", "Aveugles" et autres "Nains" s'était sensiblement améliorée !

Je suis - vous l'aurez compris - un farouche adversaire de cette façon de ne plus dire les choses, que je dénonce régulièrement dans ma collection consacrée à la "novlangue"".

"Un lapsus", "Un lapsus linguae" et "Un lapsus calami".

Le mot latin "Lapsus" désigne une faute commise :

  • en parlant (on parle dans ce cas de "Lapsus linguae"),
  • ou en écrivant (on parle alors de "Lapsus calami"),

Et consistant à employer involontairement un mot pour un autre.

La psychanalyse considère le lapsus comme une variété d'acte manqué et, de fait, nombre de ces fautes se produisent au profit de termes à forte connotation sexuelle.

Vous pouvez du reste lire à ce sujet mon article "Nos représentants politiques sont-ils tous des obsédés sexuels ?".

Ou celui consacré au "Lapsus du siècle".

"Une logomachie".

Ce mot du registre soutenu désigne, selon le contexte :

  • une querelle de mots, une dispute dont l'origine repose sur l'acception légèrement différente que l'on peut attribuer aux mêmes mots,
  • un discours oiseux et empreint de verbalisme.

"Logomacher", c'est donc se livrer à des "logomachies" ; parler pour ne rien dire.

"Une syncope".

Ce terme polysémique peut désigner différentes choses, selon le contexte :

  • c'est ensuite, dans le domaine musical, un effet de contretemps par prolongation d'un temps faible sur un temps fort,
  • et c'est enfin, dans le domaine linguistique, un métaplasme consistant en la disparition d'un ou plusieurs phonèmes au sein d'un même mot.

"Un aphorisme".

Ce mot désigne une formule concise formulant une vérité pratique couramment reçue ; une courte phrase exprimant un principe ou un concept de pensée, souvent par un assemblage d'idées paradoxal, surprenant, voire comique.

Il s'agit d'un bref énoncé, d'une proposition résumant à l'aide de mots peu nombreux, mais significatifs et faciles à mémoriser, l'essentiel d'une théorie, d'un savoir, d'une doctrine, d'une question scientifique.

Par exemple : "Il faut que tout change pour que rien ne change" (Giuseppe Tomasi di Lampedusa, en 1958, dans "Le guépard").

"Un petit nom".

Cette locution nominale du registre familier, qui ne s'emploie plus beaucoup, sinon par les personnes très âgées, désigne le prénom.

On dit par exemple : "Vous êtes bien jolie mademoiselle... et c'est quoi votre petit nom ?".