"Le vél", "Le Vélodrome" ou "L'enrhumeur".

Il s'agit des différents surnoms locaux du célèbre stade vélodrome, inauguré en juin 1937 et antre de l'"Ohème", le club de football de la ville de Marseille (13) :

  • principal équipement sportif de la ville et second stade de France en terme de capacité, avec 67 000 places, depuis la rénovation de 2014, qui l'a notamment doté d'un toit, le stade Vélodrome disposant auparavant d’une architecture évasée, ouverte aux quatre vents, sans toiture.

Ce qui lui valut, entre 1997 et 1999, l'amusant surnom d'"Enrhumeur", de la part du truculent entraîneur Rolland Courbis.

  • "le vél" est naturellement l'apocope de vélodrome,
  • et "le vélodrome", l'ellipse de "le stade vélodrome".

Pour conclure, il m'est particulièrement agréable de préciser ici que le véritable nom actuel du stade, depuis 2014 tout du moins, demeure parfaitement inconnu de tous.

Le "stade vélodrome" est en effet censé s'appeler - en vertu d'un contrat de "naming" : le "Orange vélodrome". Mais je ne pense pas qu'un français sur 100 le sache, sinon parmi les amateurs de football ou les habitants de Marseille !

Nul doute que les responsables communication de ce groupe de téléphonie ont fait là une bien belle affaire.

Cela fait en tous cas partie des petits plaisirs de la vie qui ne coûtent rien et me mettent en joie !

"Le Macron Stadium".

Ce stade de football britannique, situé à Horwich, près de Bolton (Grand Manchester) (Angleterre) (Grande-Bretagne) est l'enceinte du club de football des Bolton Wanderers, fondé en 1874.

Il compte 28 723 places et n'a naturellement rien à voir avec le président de la république française élu le 14 mai 2017 Emmanuel Macron.

 

Il est en effet nommé ainsi en l'honneur de l'équipementier officiel du club, la société Macron, un équipementier sportif italien créé en 1971.

Précédemment dénommé Reebok Stadium, il avait durant quelque temps abrité le siège et les bureaux de la société Reebok.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Un hat trick" ?

Et pas : "Un coup du chapeau" !

Cette locution anglaise désigne le fait, pour un même pratiquant, de réussir trois actions décisives lors d'un unique événement sportif.

Selon la discipline, le sens exact de l'expression varie donc en fonction de la discipline ou du sport concerné :

  • au cricket : c'est lorsqu'un lanceur élimine trois batteurs en trois de ses lancers consécutifs, même si les lancers sont dans des séries de lancers ou des manches différentes.
  • au football : c'est lorsqu’un joueur marque trois buts au cours d'une même rencontre, même s'il s'agit d'un ou de plusieurs coups de pieds de réparation (mais pas de tirs au but).
  • au hockey sur glace : c'est lorsqu'un joueur marque trois buts au cours d'une même partie.
  • au rugby : c'est lorsqu'un joueur marque trois essais au cours d'un même match.
  • en catch : c'est lorsque, lors d’une prise, un combattant répète le même mouvement trois fois de suite.
  • en sport automobile (Formule 1, Indycar Series ou Supertourisme), enfin, : c'est lorsqu’un pilote réussit, lors d’une même course, à obtenir la pole position, le meilleur tour en course et la victoire.

Pourquoi dire : "Un match" ?

Un "match", cest à dire : une "rencontre sportive"

Et pas : "Une rencontre sportive" !

Pourquoi dire : "Il a gagné le toss" ?

Le tirage au sort à pile ou face ("Toss") au football

Et pas : "Il a remporté le pile ou face" ou "Il a remporté le tirage au sort" !

Concrètement, il s'agit en effet de la pratique effectuée par l'arbitre avant qu'une rencontre sportive ne débute, afin de permettre à l’équipe ou au joueur qui le remporte de choisir : 

  • ou de débuter à gauche ou à droite du terrain.

Le tirage au sort à pile ou face ("Toss") au football

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Le football est un sport qui se joue à onze contre onze, et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne".

C'est à l'attaquant anglais Gary Lineker que nous devons cette célèbre définition, qui date de l'été 1990.

L'ancien joueur de football international anglais Gary Lineker (né le 30 novembre 1960), devenu consultant
L'ancien joueur de football international anglais Gary Lineker (né le 30 novembre 1960), devenu consultant

Notons que la phrase exacte devrait plutôt être : "Le football est un jeu simple ; 22 hommes courent après un ballon durant 90 minutes, et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne", compte tenu de sa déclaration d'origine en anglais ("Football is a simple game ; 22 men chase a ball for 90 minutes and at the end, the Germans always win").

Sa phrase devenue historique, date du 4 juillet 1990, à Turin (Piémont) (Italie), à l'issue du match de demi-finale de Coupe du monde, opposant l'Angleterre à l'Allemagne de l'Ouest.

L'Angleterre a pour une fois dépassé toutes ses espérances et s'est hissée dans le dernier carré du Mondial en Italie.

En face se dresse l'Allemagne de l'Ouest (le pays n'est pas encore réunifié). Les Allemands ont perdu en finale en 1986 contre l'Argentine, et veulent absolument leur revanche. Même chose pour les Anglais, sortis en quarts de l'édition précédente, mais ils sont épuisés.

Le joueur de football international anglais Gary Lineker (né le 30 novembre 1960)
Le joueur de football international anglais Gary Lineker (né le 30 novembre 1960)

Logiquement, l'Allemagne ouvre le score. Les Anglais, jetant leurs dernières forces dans la bataille, égalisent en toute fin de rencontre par leur avant-centre Gary Lineker.

La joie du joueur de football international anglais Gary Lineker, après avoir marqué le but de l'égalisation 1-1 face à l'Allemagne, en demi-finale de la Coupe du monde de football, le 4 juillet 1990, à Turin (Piémont) (Italie)
La joie du joueur de football international anglais Gary Lineker, après avoir marqué le but de l'égalisation 1-1 face à l'Allemagne, en demi-finale de la Coupe du monde de football, le 4 juillet 1990, à Turin (Piémont) (Italie)

La prolongation est épique. Les deux équipes frappent les montants, sans trouver la faille. Arrive l'épreuve des tirs au but. "On était forts dans cet exercice, je pensais qu'on allait gagner", se souvient Gary Lineker. Mais deux joueurs anglais manquent leur tir, tandis que les Allemands, eux, ne tremblent pas.

"Mon monde s'est écroulé, raconte Stuart Pearce. Son tir au but manqué est resté dans la légende, outre-Manche. "J'ai manqué le tir au but le plus important de ma vie. C'est ma faute si l'Angleterre ne s'est pas qualifiée pour la finale."

Ce match, splendide, a été qualifié de "vraie finale du tournoi" par le capitaine anglais Terry Butcher, et de "classique du football" par l'entraîneur allemand Franz Beckenbauer.

C'est à l'issue de la rencontre que Gary Lineker prononce sa phrase légendaire, qui est à resituer dans un contexte très spécifique :

  • la RFA vient alors de se qualifier pour sa troisième finale de Coupe du monde d'affilée (1982, 1986 et 1990). Et, tant en 1982 (à Séville (Andalousie) (Espagne)) qu'en 1986 (à Guadalajara (Jalisco) (Mexique)), l'équipe d'outre-Rhin était déjà parvenue en finale, face à la France de Michel Platini, à l'issue de matches âpres et laborieux,
  • et elle a remporté deux Coupes du monde (1974 et 1990) et trois Euros (1972, 1980 et 1996) entre 1972 et 1996.

Revenu de sa déception, Gary Lineker a cependant mis lui-même de l'eau dans son vin sur l'irrésistible force du football allemand : "Les gens parlent du mental de gagneurs des Allemands. Je ne pense pas que ce soit l'explication de notre défaite. Ils étaient très très forts, mais nous aussi. Ils ont juste eu de la chance."

Source : francetvinfo.fr

On ne dit pas : "Un footballeur" ni "Une footballeuse" !

Mais : "Un joueur de football" et "Une joueuse de football" !

Les anglo-saxons eux-mêmes ne disent d'ailleurs pas "Footballer" mais "Football player" ou "Soccer player" (aux États-Unis d'Amérique) !

"Les lions de la Téranga", "Les lions" ou "Les lions du Sénégal".

Ces trois appellations désignent l'équipe du Sénégal de football, créée en 1961.

Il convient cependant de noter que les Sénégalais eux-mêmes - qu'il s'agisse de la presse écrite nationale, des sites internet ou des passionnés - n'appellent jamais leur sélection "Les lions de la Téranga", mais plus simplement "Les Lions". Ou encore : "Les lions du Sénégal".

Et ce, à la différence des camerounais qui utilisent la locution "Lions indomptables" ou des marocains qui parlent des "Lions de l'Atlas".

En réalité, c'est la presse internationale qui a commencée à utiliser la formule "Les Lions de la Téranga", à partir du début des années 2000, lors du retour au premier plan de l'équipe nationale sénégalaise sur la scène africaine et internationale après une décennie 90 assez tristounette.

L'ajout du mot "Téranga" (qui signifie "hospitalité" en Wolof) résulte vraisemblablement de la popularité du slogan utilisé pour les campagnes de promotions touristiques du pays ("Le Sénégal, pays de la Téranga"), que les Sénégalais utilisent eux-mêmes pour parler de leur pays.

Lors des compétitions africaines d'avant 2000, les commentateurs sportifs étrangers utilisaient d'ailleurs eux-mêmes l'expression "Les Lions du Sénégal".