"Capé", "Capée", "capées" ou "Capés".

Cet adjectif relève du vocabulaire et du jargon sportif se dit de joueurs ou de joueuses - essentiellement de football ou de rugby - possédant une ou plusieurs "Capes", c'est à dire sélections en équipe nationale.

On dit par exemple : "Hugo Lloris est le gardien le plus capé du footall français".

Ou : "Le sanglier des Ardennes a longtemps été le joueur de football français le plus capé".

Source : wiktionary.fr

"Gilbert".

Logo de l'équipementier sportif britannique Gilbert spécialisé dans le rugby et le netball

Gilbert est le nom d'un équipementier sportif et d'une marque britanniques, produisant des ballons, des vêtements sportifs ainsi que des accessoires pour le rugby à XV et le netball.

Les origines de la société remontent à l'année 1823, lorsque William Gilbert (1799-1877), le cordonnier de Rugby (Angleterre), dont l'échoppe jouxtait le principal collège de ladite ville (la Rugby School) se mit à fournir aux élèves leurs premiers ballons.

La légende veut en effet que sur le terrain de cette école, (Angleterre), au cours d'une partie de football, cette année là, l'élève et futur pasteur William Webb Ellis, porte dans ses bras le ballon derrière la ligne de but adverse alors que la tradition était naturellement jusque là de le pousser au pied. En réalité, les origines du rugby sont bien plus complexes.

Les collèges britanniques de l'époque pratiquent chacun un jeu de ballon dérivé de la soule. Chaque collège avait ses propres règles et le jeu au pied et à la main était fréquents. Le geste de William Webb Ellis, de garder à la main le ballon, dans une phase de jeu qui ne le permettait pas, a fait progressivement évoluer la règle du collège de Rugby.

William Gilbert confectionne ses ballons à partir d'une vessie de porc, achetée aux paysans, entourée de quatre panneaux en cuir cousus à la main.

Les premiers ballons ovales apparaissent en 1835. Et en 1851, William Gilbert expose à l'Exposition universelle de Londres son "Rugby School Football", un ballon ovale fabriqué à partir d'une vessie de porc. À l'Exposition Universelle de Londres de 1862, les ballons de rugby de la marque Gilbert remportent une médaille d'argent. Et, à partir de 1892, le ballon mis au point par William Gilbert devient le ballon réglementaire du rugby.

Ballon de rugby de la société britannique Gilbert

Le ballon évolue au fil du temps, le cuir étant notamment remplacé par des matières synthétiques.

Avec l’arrivée sur le marché de nouvelles marques concurrentes, l'entreprise Gilbert connaît des moments difficiles et la famille Gilbert vend la société en 1978. La société Gilbert change ensuite trois fois de propriétaire dans les années 80 et 90.

Durant cette période, la marque perfectionne ses ballons grâce à l’évolution des technologies de synthèse. Le rugby se professionnalise et Gilbert crée le ballon officiel de la première édition de la Coupe du monde de rugby à XV en 1987.

Gilbert se lance également dans la fourniture d'équipements de netball, un sport assez populaire en Australasie, où Gilbert est bien implanté commercialement.

Ballon de netball de la société britannique Gilbert

À la suite de difficultés financières, un autre équipementier britannique, Grays International, rachète en 2002 la société Gilbert.

Source : wikipedia.org

L'étonnante raison pour laquelle l'équipe nationale de rugby néo-zélandaise s'appelle les "All blacks" depuis 1955...

Les All blacks : léquipe nationale de rugby néo-zélandaise interprétant avant une rencontre son célèbre haka, chant de guerre traditionnel maori

Sans doute pensiez-vous, comme la plupart des gens, que l'équipe nationale de rugby néo-zélandaise s'appellait les "All blacks" parce qu'elle joue tout de noir vêtue !

Les All blacks : léquipe nationale de rugby néo-zélandaise interprétant son célèbre haka, chant de guerre traditionnel maori
Les All blacks : léquipe nationale de rugby néo-zélandaise interprétant avant une rencontre son célèbre haka, chant de guerre traditionnel maori

Figurez-vous qu'il n'en est cependant rien puisque ce surnom de "All Blacks" a, en réalité, été accordé aux joueurs de rugby Néo-Zélandais en 1955... à la suite d'une simple erreur !

Un journaliste britannique avait en effet appelé les Kiwis "All Back", en référence à leur jeu de passes à l'arrière ("Back» en anglais).

Mais le typographe ayant cru déceler là un "bourdon" avait corrigé le "All Back" en "All BLack" (devenu par la suite "All BlackS"), en référence à la couleur du maillot de la sélection...

Les All blacks : léquipe nationale de rugby néo-zélandaise interprétant son célèbre haka, chant de guerre traditionnel maori
Les All blacks : léquipe nationale de rugby néo-zélandaise interprétant son célèbre haka, chant de guerre traditionnel maori

Mes lecteurs habituels savent qu'il n'est pas dans mes habitudes de me gausser de qui que ce soit : ce n'est pas le genre de la maison !

Mais il est tout de même amusant de constater que la corporation des journalistes sera également à l'origine d'une erreur concernant le célèbre surnom des "Pumas" accordé aux joueurs de l'équipe nationale argentine dix ans plus tard, en 1965.

Source : Le Figaro, 24 septembre 2015

"La Merluche", "Le Massif central", "L'homme et demi" et "The Dice man".

Le joueur international de rugby français Olivier Merle

Il s'agit des surnoms du joueur international de rugby français Olivier Merle.

  • "Merluche" est un simple diminutif construit à partir de son patronyme "Merle".
  • "Le Massif central" constitue un astucieux calembour faisant référence à ses origines auvergnates et à son physique impressionnant : 1,98 m pour 123 à 135 kilos et chaussant du 51...
  • "L'homme et demi" est un surnom que lui a attribué la presse néo-zélandaise en 1994, impressionnée par sa force et ses mensurations, au lendemain d'une double victoire historique de l'équipe de France contre les All Blacks.
  • et "The Dice man" ("L'homme aux dés") est un surnom que lui a attribué la presse britannique en référence au fait qu'il était devenu joueur de rugby sur le tard, après avoir pratiqué le lancer de poids à un haut niveau, après avoir parié avec des amis qu'il changerait de sport s'il réalisait un double six !

Reconversion

"L'homme et demi" est le nom qu'il choisit de donner à l'entreprise de coutellerie et de vêtement de grande taille qu'il crée à la fin de sa carrière sportive. Et sa propre ligne de couteaux se nomme "Merluche".

Source : wikipedia.org

"Faire faux-bond".

Cette expression du langage courant nous vient - comme bien d'autres - du jeu de paume, où il est difficile voire impossible de renvoyer une balle qui rebondit mal ou rebondit en déviant de sa trajectoire normale et ne va pas là où on l'attend.

La formule "Faire faux-bond" s'utilise donc pour signifier :

  • au sens propre : qu'un ballon ou une balle, en rebondissant, ne suit pas la direction qu’il/elle aurait pris/e naturellement si la surface qu’il/elle a frappé/e était bien plane.

Cela peut être le cas au basket-ball, au football, au handball, au jeu à XIII, au rugby (avec un ballon) ainsi qu'au tennis ou au tennis de table (avec une balle).

  • et au sens figuré : manquer à l’engagement que l’on a pris envers quelqu’un ou à ce qu’il était en droit d’attendre de nous.

On dit par exemple : "Un ami devait s'associer aves moi mais il m'a fait faux-bond".

Source : wiktionary.org

"Un lion britannique" puis "Un lion britannique et irlandai" ou "Un lions".

Il s'agit d'un membre d'une équipe de tournée, constituée d'une sélection de rugby à XV du Royaume-Uni et de l'Irlande, composée des meilleurs joueurs d'Angleterre, d'Écosse, du pays de Galles (ces trois nations composant la Grande-Bretagne) et d'Irlande.

Bien que créée en 1888, l'appellation "Lion" n'est apparue qu'en 1950.

Les "Lions" ont survécu au passage du rugby au professionnalisme et les tournées se déroulent tous les quatre ans depuis 1989, chez les trois nations majeures de l'hémisphère Sud, que sont l'Afrique du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Le prestige des "Lions" s'explique par le fait que les équipes britanniques faisaient très peu de tournées à l'étranger jusqu'aux années 1970-1980 et que les "Lions" étaient donc pour les joueurs la seule occasion de jouer dans l'hémisphère Sud.

Aujourd'hui encore, jouer pour les "Lions" est un très grand honneur, plus grand même que jouer pour son équipe nationale.

Source : wikipedia.org

"Les lions britanniques" puis "Les lions britanniques et irlandais" ou "Lions".

Il s'agit d'une équipe de tournée, constituée d'une sélection de rugby à XV du Royaume-Uni et de l'Irlande, composée des meilleurs joueurs d'Angleterre, d'Écosse, du pays de Galles (ces trois nations composant la Grande-Bretagne) et d'Irlande.

Bien que créée en 1888, l'appellation "Lions" n'est apparue qu'en 1950.

Les "Lions" ont survécu au passage du rugby au professionnalisme et les tournées se déroulent tous les quatre ans depuis 1989, chez les trois nations majeures de l'hémisphère Sud, que sont l'Afrique du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Le prestige des "Lions" s'explique par le fait que les équipes britanniques faisaient très peu de tournées à l'étranger jusqu'aux années 1970-1980 et que les "Lions" étaient donc pour les joueurs la seule occasion de jouer dans l'hémisphère Sud.

Aujourd'hui encore, jouer pour les "Lions" est un très grand honneur, plus grand même que jouer pour son équipe nationale.

Source : wikipedia.org

"L'animal", "L'anesthésiste", "Attila", "Cartouche", "Hannibal Lecter", "Seabass", "Caveman", "BOB" et "Beast of Balmain".

Le joueur de rugby français Sébastien Chabal

Il s'agit des différents surnoms du joueur de rugby à XV international français, Sébastien Chabal, né le 8 décembre 1977.

Son style de jeu ainsi que son physique atypique lui ont valu la plupart de ces surnoms.

"L'animal", "L'anesthésiste", "Attila", "Cartouche" (un gros placage, en rugby, dans le registre familier) ou "Hannibal Lecter".

Certains de ces surnoms relèvent de pays spécifiques :

  • Outre-Manche, Sébastien Chabal est ainsi surnommé "Seabass", ce qui se prononce "si-basse" et signifie "Le loup de mer" en anglais. Mais ce qui constitue également un calembour assez plaisant, basé sur l'homophonie avec l'apocope anglophone de son prénom, "Sebas" (si-basse) pour "Sebastian" (si-bastiane),
  • en Nouvelle-Zélande : "Caveman" ("L'homme des cavernes" en anglais),
  • et en Australie : "BOB", un rétroacronyme en forme de prénom, signifiant "Beast Of Balmain" ("La bête de Balmain"), en référence au club de Balmain Rugby Football Club (Nouvelle galles du Sud) (Australie), pour lequel il effectua une pige d'un match, en février 2012.

Sur le même thème, je vous invite à découvrir l'article "Que dit-une femme à Sébastien Chabal au soir d'un premier rendez-vous galant ?".

"Jouer la montre".

  • Cette expression issue du monde du football signifie que l'on table sur la montre de l’arbitre, le temps qui passe et la fin du match qui approche, pour cesser d’attaquer, ralentir le rythme afin de préserver sans risque un résultat favorable jusqu’à la fin du match.
  • Et, par extension, chercher à gagner du temps par l’inaction ou des moyens déloyaux dans l’espoir de se sortir d’une mauvaise situation.

Ces "pumas" argentins qui sont en réalité des "jaguars" !

Depuis 1965, on surnomme en effet "les Pumas" l'équipe nationale de rugby à XV d'Argentine, créée en 1910 et considérée comme la meilleure équipe d'Amérique.

Une mauvaise interprétation d'un ou plusieurs journalistes est cependant à l'origine de cette erreur. Car les joueurs argentins auraient dû être surnommés "Les Jaguars" !

Et pourtant, ce surnom colle depuis 1965 à la peau des Sud-Américains, qui ont fini par s'en accommoder.

Sans être un grand spécialiste de la faune sauvage américaine, on remarque en effet immédiatement lorsque l'on regarde le blason présent sur le maillot argentin que ce n'est absolument pas d'un puma mais bien d'un jaguar qu'il s'agit.

Logo de l'UAR (Union Argentina de Rugby) (Union Argentine de Rugby)Ce grand félin que l'on retrouve en Amérique centrale mais aussi en Amérique du Sud et notamment dans le nord de l'Argentine se reconnait aisément aux tâches noires disséminées sur l'ensemble de son corps. Le puma, est lui aussi présent en Amérique du Sud, mais sa robe de ton fauve est bien différente car uniforme.

Joueur de rugby argentin, logo de l'UAR (Union Argentina de Rugby) (Union Argentine de Rugby), jaguar et puma

Alors pourquoi cette grossière confusion? On la doit à un ou plusieurs journalistes qui n'ont pas correctement vérifié leurs sources lorsque, en 1965, l'Argentine a affronté l'Afrique du Sud.

Certains d'entre eux cherchaient un surnom à donner aux "Ciel et Blanc". Ils ont malheureusement confondu le jaguar présent sur le blason de l'équipe avec son cousin le puma. L'erreur n'a jamais été corrigée par les Argentins, qui ont accepté bien volontiers cette appellation, certes erronée mais malgré tout flatteuse.

Mes lecteurs habituels savent qu'il n'est pas dans mes habitudes de me gausser de qui que ce soit : ce n'est pas le genre de la maison !

Il est toutefois amusant de noter que la corporation des journalistes est également à l'origine d'une erreur concernant le célèbrissime surnom des "All Blacks" accordé aux joueurs Néo-Zélandais dix ans plus tôt, en 1955.

Source : Le Figaro, 24 septembre 2015