"Le sanglier des Ardennes".

Ce surnom désigne, selon le contexte, deux personnalités totalement différentes :

  • il s'agit tout d'abord du surnom de l'aventurier belge Guillaume de La Marck, seigneur de Lumain et de Schleiden, né vers 1446 et mort exécuté le 18 juin 1485.

Fils de Jean, sire d'Arenberg et de Sedan, et d'Anne de Virnenbour, il est un des plus puissants seigneurs de la Principauté de Liège (Belgique).

Et ce protégé du roi de France Louis XI est également surnommé "Guillaume à la barbe".

  • mais également du joueur international de football français Roger Marche, né le 5 mars 1924 et mort le 1 novembre 1997.

Également surnommé "Le vieux lion", il évolue au poste d'arrière gauche du milieu, des années 1940 au début des années 1960.

En équipe de France, il compte 63 sélections et marque un but.

Il participe à la Coupe du monde de football de 1954 puis celle de 1958 où la France termine 3e.

Bien qu'étant trop jeune pour l'avoir vu jouer sous le maillot bleu, son nom a cependant bercé toute mon adolescence de garçon assoiffé de chiffres et de statistiques, puisqu'il était alors - et demeurera peut-être - le plus long détenteur du record de sélections en équipe nationale, de 1955 à 1983 (soit 29 ans), date à laquelle Marius Trésor le dépassa, avec 65 sélections. Alors que le détenteur actuel du record, Hugo Lloris en affiche 145 !

Pour mémoire, Maxime Bossis avait - à la suite de Roger Marche - accumulé 76 sélections, Manuel Amoros 82, Didier Deschamps 103, Marcel Desailly 116, Thierry Henry 123 et Lilian Thuram 142.

Sources : wikipedia.org

 

"C'est caisse !" ou "Être caisse".

"C'est caisse !" : un gardien de but de football vient d'encaisser un but

Suivre la rencontre footballistique "Belgique-Tunisie", le samedi 23 juin 2018, sur la chaîne de télévision française L'Équipe - remporté 3-1 par nos amis d'outre-Quiévrain -, m'a permis de découvrir cette locution verbale du registre familier, qui m'était, je dois bien le dire, totalement inconnue.

À deux reprises en effet, le commentateur belge Stéphane Pauwels, ancien recruteur professionnel, s'est exclamé : "Attention ! normalement, sur une action de ce type, c'est caisse !".

Malgré l'absence de sous-titrage ou de traduction simultanée, ma sagacité légendaire m'a rapidement permis de comprendre qu'un français aurait dit "C'est but !" ou "Cela donne un but !".

"Romantada".

Cet astucieux calembour a été créé par le quotidien sportif français "L'Équipe", le mercredi 11 avril 2018, pour saluer l'incroyable exploit réalisé la veille au soir par le club de football italien de l'AS Roma (Associazione Sportiva Roma).

En gagnant sur sa pelouse 3-0 face au Barça, au terme d'une rencontre épique, le club romain était en effet parvenu à se qualifier pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Et cet exploit était d'autant plus remarquable qu'il avait été réalisé au détriment du légendaire et ultra-favori club catalan du FC Barcelone, vainqueur de la rencontre aller 4-1.

Concrètement, le mot "ROMANTADA" est un mot-valise constitué des mots italien "ROMA" ("Rome") et espagnol "RemoNTADA" ("Remontée", action de remonter la différence de buts et rattraper son retard), lequel avait été - c'est là toute l'ironie de la chose et ce qui rend ce calembour si savoureux pour les amateurs de football français -, popularisé l'année précédente, à l'issue de l'extraordinaire performance réalisée le 8 mars 2017 par le même Barça, en huitième de finale de la même Ligue des Champions, face au PSG.

Qualifié jusqu'à la 95e minute, grâce à sa victoire 3-0 remportée trois semaines plus tôt et à son but inscrit à l'extérieur (qui compte double, en cas d'égalité au score sur l'ensemble des deux rencontres aller et retour, pour les ignorants !), le club parisien avait, hélas, fini par laisser s'échapper la qualification en quart de finale, en perdant... 6-1, au terme d'un match d'anthologie.

En 2018, l'histoire s'est curieusement répétée, mais cette fois en quart de finale et au détriment des catalans... sous le regard narquois des amateurs de football français et en particulier, j'imagine, des partisans du PSG !

"Le Classico".

Ce néologisme inspiré de l'espagnol "clasico" a été inventé depuis la fin des années 2000 par la chaîne de télévision payante française Canal Plus pour désigner les rencontres opposant le PSG (Paris Saint-Germain FC) et l'OM (Olympique de Marseille).

Précédemment surnommé "Le Choc des Olympiques", il s'agit naturellement d'un - bien modeste - décalque du "El Clasico" espagnol ("Le Classique"), opposant, depuis 1928, le Real Madrid et le FC Barcelone, les deux plus grands clubs d'Espagne et deux des meilleurs clubs au monde. Une rencontre retransmise dans 140 pays des cinq continents, et suivie en 2017 par 650 millions de téléspectateurs.

À l'instar du quotidien sportif L'Équipe, qui appelle les rencontres entre ces deux équipes "Le Classique", je trouve parfaitement absurde et ridicule cette appellation batarde de "Le Classico".

"Jouer la montre".

  • Cette expression issue du monde du football signifie que l'on table sur la montre de l’arbitre, le temps qui passe et la fin du match qui approche, pour cesser d’attaquer, ralentir le rythme afin de préserver sans risque un résultat favorable jusqu’à la fin du match.
  • Et, par extension, chercher à gagner du temps par l’inaction ou des moyens déloyaux dans l’espoir de se sortir d’une mauvaise situation.

Ne dites pas : "Un corner" quand vous parlez de football !

Un coup de pied de coin

Mais : "Un coup de pied de coin" ou, par ellipse, "Un coup de coin" !

Ce mot anglais, qui signifie "Coin", est une ellipse de la locution nominale anglaise "Corner kick".

Conformément à la Loi 17 du football, un "Coup de pied de coin" est accordé lorsque le ballon, touché en dernier par un joueur de l’équipe défendante, a entièrement franchi la ligne de but, que ce soit à terre ou en l’air, sans qu’un but ait été marqué conformément à la Loi 10.

Dans ce cas, un joueur de l'équipe adverse va pouvoir tirer le ballon, ce dernier étant positionné dans le petit triangle au coin du terrain, le premier défenseur adverse devant se trouver à 9,15 m.

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Les european qualifiers" !

Logo des European qualifiers Euro 2020

Comme s'abaisse à le faire la chaîne de télévision française L'Équipe, lors de la diffusion des matches de qualification à l'Euro 2020 de football, du 21 mars au 19 novembre 2019.

Mais : "Les éliminatoires européens" !

Pourquoi dire : "Supporter national" de l'équipe nationale de football féminin !

Comme le font les six entreprises choisies par la Fédération Française de Football (Arkema, Crédit Agricole, EDF, Orange, Proman et la SNCF) sur leurs différentes affiches et supports publicitaires, à l'occasion de la Coupe du monde féminine de football 2019.

Et pas : "Soutien" ou, à tout le moins, "Supporteur" !

Le plus cocasse de cette triste histoire, c'est que ces charmantes personnes doivent déjà s'estimer très fières de ne pas avoir utilisé le mot "Sponsor" !

Pourquoi dire : "Ce joueur a un bon jump" et encore moins "Il lui a manqué un p'tit peu d'jump" ?

Le journaliste sportif français Dave Appadoo

Comme a pu le déclarer, le 7 avril 2020, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l'émission "La grande soirée", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Et pas : "Ce joueur a une bonne détente" ou "Il a manqué de détente !".

Parce que Dave Appadoo est coutumier du fait et accumule anglicismes et fautes de grammaire lors de ses interventions dans cette émission que je suis régulièrement, je lui décerne monlabel de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

Pourquoi dire : "Les playoffs" ?

Et pas : "Les séries éliminatoires" ou "Les barrages" !

Sous l'influence néfaste de la retransmission télévisée des rencontres de basket-ball de la NBA, qui a désormais lieu en France depuis un certain nombre d'années, ce terme anglais tend malheureusement à se répandre aujourd'hui dans notre pays.

Ainsi les commentateurs sportifs du rugby ou du football l'utilisent-ils désormais régulièrement, là où seul le mot "Barrages" existait autrefois.

"L'Ohème".

Il s'agit du nom donné par les Marseillais, dans le registre populaire, à leur bien-aimé club de football , l'"OM" ou "Olympique de Marseille", fondé en août 1899 à Marseille (13) par René Dufaure de Montmirail.

Le club phocéen demeure, à ce jour, le seul club français vainqueur d'une "Ligue des champions", après avoir remporté en 1993, la première édition de cette épreuve sous cette appellation, la compétition étant précédemment appelée "Coupe des clubs champions".

Son stade, "Le Vél'", est réputé pour son ambiance et, à ce titre, prticulièrement redouté de ses adversaires.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Ça va matcher avec l'OM" !

Le journaliste sportif français Pierre Maturana

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Pierre Maturana, le 5 août 2019, dans l'émission "L’Équipe Mercato", de la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Ils iront bien ensemble, l'OM et lui" !

Parce qu'il est coutumier du fait et s'exprime souvent très mal, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".