"Canto", "King Éric" et "Éric the king".

Éric Cantona acteur

Il s'agit des différents surnoms du joueur de football international français Éric Cantona, né le 24 mai 1966.

Sa carrière sportive en France et en Angleterre a toujours suscité à la fois l'enthousiasme pour ses qualités de joueur et les polémiques autour de son attitude sur le terrain et en dehors.

Cantona a été l'un des meilleurs attaquants de son époque. Champion d'Angleterre avec Leeds United en 1992 et à quatre reprises en 5 ans avec Manchester United (1993, 1994, 1996 et 1997), il est devenu l'une des personnalités historiques de ce club, en étant élu en 2001 par les supporteurs meilleur joueur ayant évolué au sein de Manchester United. Et meilleur joueur de l'histoire de la Première League (la Ligue 1 anglaise) lors d'un sondage commandé en 2005 par Barclays, le parrain du championnat anglais.

Éric Cantona attaquant de Manchester United

Le "roi Éric" est toujours à ce jour le seul joueur à avoir accompli deux doublés Coupe-Championnat (1994 et 1996) en étant buteur à chaque finale de Coupe d'Angleterre. Et aujourd'hui encore, les supporteurs de Manchester United lui rendent hommage lors de ses apparitions au mythique stade d'Old Trafford en chantant "La Marseillaise" !

À titre personnel, je me souviens avoir été stupéfait, lors d'un voyage à Londres, à l'été 1994, avec un ami d'enfance, de découvrir sur l'écran de la télévision de ma chambre d'hôtel qu'Éric Cantona disposait de sa propre émission !

Ses frasques, colères et son caractère imprévisible ont font de lui un acteur incontournable des organes d'information. Ses différentes affaires avec le sélectionneur français Henri Michel (traité de "sac à merde"), ou encore le coup de pied donné à un spectateur anglais, en janvier 1995, lui ont valu de se faire exclure à plusieurs reprises de ses différentes équipes. Et de ne pas être sélectionné par Aimé Jacquet pour le Championnat d'Europe de football 1996, avant de prendre sa retraite sportive l'année suivante, un an avant la Coupe du monde 1998, remportée par l'équipe de France.

Devenu ambassadeur en France du football de plage, à la fin de sa carrière de joueur, de 1997 à 2011, il devient champion du monde de ce sport en 2005, comme sélectionneur-joueur.

Reconverti par ailleurs dans la peinture et comme acteur, il est l'époux de l'actrice et réalisatrice française Rachida Brakni.

Source : wikipedia.org

"Des WAGs" et "Une WAG".

  • "WAGs" est un acronyme anglais signifiant "Wives And Girlfriends", c'est à dire "Épouses et petites amies", utilisé par les journalistes pour désigner les compagnes des sportifs professionnels célèbres, et en particulier des joueurs de football.
  • Cet acronyme s'utilise également au singulier, sous la forme WAG, ce qui relève - si l'on veut bien y réfléchir ne serait-ce que quelques secondes - de la pure bêtise, puisqu'il signifie alors "Wife And Girlfriend" ("Épouse ET petite amie").

Le vocable apparaît d'abord dans la presse populaire britannique pour désigner les épouses et les petites amies de joueurs de football célèbres de l'équipe d'Angleterre.À l'instar, par exemple de Victoria Beckham, l'épouse de David Beckham.

Son usage se répand lors de la Coupe du monde de football de 2006, bien que le terme ait déjà été employé auparavant.

Depuis, les acronymes WAGs et WAG sont utilisés par les organes d'information d'autres pays - dont le nôtre, hélas ! - pour décrire les compagnes et partenaires féminines des sportifs en général.

On qualifiait ainsi de WAG l'actrice états-unienne Eva Longoria du temps lorsqu'elle était la compagne du joueur international de basketball français Tony Parker, de 2004 à 2011.

Source : wikipedia.org

"Faire banquette" et "Cirer le banc".

Ces deux expressions du registre familier signifient "Ne pas être titulaire, c'est à dire être remplaçant" pour un joueur de football. Et donc passer son temps sur le banc des remplaçants plutôt que sur la pelouse.

La formule "Cirer le banc" aurait été inventée par le milieu de terrain français Luis Fernandez durant la Coupe du monde 1986.

"Avoir des gants en peau de pêche".

Je trouve assez amusante cette expression très imagée du registre familier utilisée par les commentateurs sportifs de football pour qualifier un gardien de but venant de commettre une grossière erreur, de laisser passer un ballon de manière assez ridicule.

"Le mercato".

Ce mot espagnol, qui signifie "Le marché", est systématiquement utilisé depuis quelques années par les journalistes sportifs français pour désigner le marché officiel des transferts de joueurs (en particulier de football) d'un club professionnel à un autre.

Il existe deux mercatos : celui d'hiver et le principal, qui a lieu durant l'été.

On ne dit pas : "Avoir une grosse situation devant son but" !

Comme j'ai pu l'entendre, le 12 décembre 2019, dans l'émission "RMC Europa" sur la chaîne télévisée française RMC Story, à l'occasion de la sixième journée de phase de poule de la Ligue Europa 2019-2020.

Mais : "Avoir un SÉRIEUX PROBLÈME DEVANT SA CAGE" !

"Le choc des Olympiques".

Logos de l'Olympique de Marseille et de l'Olympique Lyonnais

Il s'agit du nom attribué il y a quelques années aux rencontres opposant les deux "Olympiques" du championnat de France de première division (ou "Ligue 1") de football, que sont l'OL (Olympique de Lyon) et l'OM (Olympique de Marseille).

Attisés par une rivalité sportive apparue au cours des années 2000, ces affrontements OL-OM ou OM-OL, ont ensuite été rebaptisés "à l'espagnole" "Olympico", en référence au "Classico" français opposant le PSG (Paris Saint-Germain FC) et l'OM (Olympique de Marseille).

Lequel constituait naturellement un - bien modeste - décalque du "El Clasico" espagnol ("Le Classique"), opposant, depuis 1928, le Real Madrid et le FC Barcelone, les deux plus grands clubs d'Espagne et deux des meilleurs clubs au monde. Une rencontre retransmise dans 140 pays des cinq continents, et suivie en 2017 par 650 millions de téléspectateurs.

Source : wikipedia.org

"Le sanglier des Ardennes".

Ce surnom désigne, selon le contexte, deux personnalités totalement différentes :

  • il s'agit tout d'abord du surnom de l'aventurier belge Guillaume de La Marck, seigneur de Lumain et de Schleiden, né vers 1446 et mort exécuté le 18 juin 1485.

Fils de Jean, sire d'Arenberg et de Sedan, et d'Anne de Virnenbour, il est un des plus puissants seigneurs de la Principauté de Liège (Belgique).

Et ce protégé du roi de France Louis XI est également surnommé "Guillaume à la barbe".

  • mais également du joueur international de football français Roger Marche, né le 5 mars 1924 et mort le 1 novembre 1997.

Également surnommé "Le vieux lion", il évolue au poste d'arrière gauche du milieu, des années 1940 au début des années 1960.

En équipe de France, il compte 63 sélections et marque un but.

Il participe à la Coupe du monde de football de 1954 puis celle de 1958 où la France termine 3e.

Bien qu'étant trop jeune pour l'avoir vu jouer sous le maillot bleu, son nom a cependant bercé toute mon adolescence de garçon assoiffé de chiffres et de statistiques, puisqu'il était alors - et demeurera peut-être - le plus long détenteur du record de sélections en équipe nationale, de 1955 à 1983 (soit 29 ans), date à laquelle Marius Trésor le dépassa, avec 65 sélections. Alors que le détenteur actuel du record, Hugo Lloris en affiche 145 !

Pour mémoire, Maxime Bossis avait - à la suite de Roger Marche - accumulé 76 sélections, Manuel Amoros 82, Didier Deschamps 103, Marcel Desailly 116, Thierry Henry 123 et Lilian Thuram 142.

Sources : wikipedia.org

 

"C'est caisse !" ou "Être caisse".

"C'est caisse !" : un gardien de but de football vient d'encaisser un but

Suivre la rencontre footballistique "Belgique-Tunisie", le samedi 23 juin 2018, sur la chaîne de télévision française L'Équipe - remporté 3-1 par nos amis d'outre-Quiévrain -, m'a permis de découvrir cette locution verbale du registre familier, qui m'était, je dois bien le dire, totalement inconnue.

À deux reprises en effet, le commentateur belge Stéphane Pauwels, ancien recruteur professionnel, s'est exclamé : "Attention ! normalement, sur une action de ce type, c'est caisse !".

Malgré l'absence de sous-titrage ou de traduction simultanée, ma sagacité légendaire m'a rapidement permis de comprendre qu'un français aurait dit "C'est but !" ou "Cela donne un but !".

"Romantada".

Cet astucieux calembour a été créé par le quotidien sportif français "L'Équipe", le mercredi 11 avril 2018, pour saluer l'incroyable exploit réalisé la veille au soir par le club de football italien de l'AS Roma (Associazione Sportiva Roma).

En gagnant sur sa pelouse 3-0 face au Barça, au terme d'une rencontre épique, le club romain était en effet parvenu à se qualifier pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Et cet exploit était d'autant plus remarquable qu'il avait été réalisé au détriment du légendaire et ultra-favori club catalan du FC Barcelone, vainqueur de la rencontre aller 4-1.

Concrètement, le mot "ROMANTADA" est un mot-valise constitué des mots italien "ROMA" ("Rome") et espagnol "RemoNTADA" ("Remontée", action de remonter la différence de buts et rattraper son retard), lequel avait été - c'est là toute l'ironie de la chose et ce qui rend ce calembour si savoureux pour les amateurs de football français -, popularisé l'année précédente, à l'issue de l'extraordinaire performance réalisée le 8 mars 2017 par le même Barça, en huitième de finale de la même Ligue des Champions, face au PSG.

Qualifié jusqu'à la 95e minute, grâce à sa victoire 3-0 remportée trois semaines plus tôt et à son but inscrit à l'extérieur (qui compte double, en cas d'égalité au score sur l'ensemble des deux rencontres aller et retour, pour les ignorants !), le club parisien avait, hélas, fini par laisser s'échapper la qualification en quart de finale, en perdant... 6-1, au terme d'un match d'anthologie.

En 2018, l'histoire s'est curieusement répétée, mais cette fois en quart de finale et au détriment des catalans... sous le regard narquois des amateurs de football français et en particulier, j'imagine, des partisans du PSG !