"La contrition" et "Faire acte de contrition".

  • La "contrition" est un terme du vocabulaire religieux désignant l'acte de volonté par lequel le chrétien se détourne du péché et se dispose à recevoir la grâce pour revenir à Dieu.

Autrement dit : le repentir sincère d'avoir commis un péché et la volonté de ne plus en commettre.

Et, par extension, : "le remords, le repentir".

  • et "Faire acte de contrition" signifie donc se repentir sincèrement d'avoir commis un péché et avoir la volonté de ne plus en commettre.

Ou, par extension, : "se repentir, avoir des remords".

Source : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Une faiseuse d'anges"

On appelait "faiseuse d'ange" (ou "faiseur d'anges" lorsqu'il s'agissait d'un homme) une femme (le plus souvent non médecin) qui agissait de manière volontaire afin d'interrompre la grossesse non voulue d'une autre femme.

Ces interventions se pratiquaient de façon illégale, dans la clandestinité, souvent par des méthodes dangereuses (injection d'eau savonneuse dans l'utérus, pose de sondes dans le col, aiguilles à tricoter, massages etc.).

Les complications graves étaient fréquentes (lésions, infections, saignements) avec parfois des suites mortelles et étaient passibles de peines plus ou moins graves selon les époques.

L'idée était que ces embryons innocents devenaient des anges après la mort.

Dans la plupart des pays occidentaux, cette activité a disparu depuis la légalisation de l'avortement, qui est devenu une intervention médicale.

En France, c'est la loi du 17 janvier 1975 relative à l'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse), dite "loi Veil", qui a encadré la dépénalisation de l'avortement en France.

Source : wikipedia.org

"À longueur de journée" ou "Toute la sainte journée".

Ces deux locutions adverbiales relèvent du langage courant.

Et elles signifient : durant toute la journée, du matin au soir, du lever au coucher du soleil ; sans discontinuer, sans arrêt, constamment.

Elles s'utilisent de manière péjorative, afin de faire état de son exaspération.

  • "À longueur de journée" appartient au langage courant,

On dit par exemple : "Tu pourrais au moins aller chercher le pain et prendre le courrier plutôt que de roupiller à longueur de journée devant la télé".

  • Tandis que "Toute la sainte journée" relève du registre familier et constitue un idiotisme religieux.

On dit par exemple : "L'été, si elle le pouvait, ma femme bronzerait toute la sainte journée".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.larousse.fr

"Un apostolat".

Ce substantif du registre soutenu appartient originairement au vocabulaire religieux et désigne :

  • au sens propre : la mission d'un apôtre c'est à dire la propagation de la foi et la prédication,
  • par extension : toute activité en vue de la diffusion de la foi chrétienne,
  • et au-delà : une activité désintéressée impliquant du dévouement, du zèle et de l'abnégation ; une mission requéeant de l'énergie et du désintéressement.

Source : www.larousse.fr

"Hétérodoxe".

Ce substantif du registre soutenu appartient originairement au vocabulaire religieux et signifie :

  • qui s'écarte de la doctrine officielle, particulièrement dans une église ou une organisation sectaire. Qui soutient des opinions contraires à l'orthodoxie religieuse.
  • et par extension : qui ne se conforme pas aux opinions, aux idées traditionnelles ou communément admises dans un domaine donné. Qui s’écarte de ce qui serait appliqué par le plus grand nombre.

On dit par exemple : "Sa méthode est, je le concède, assez hétérodoxe".

L'antonyme de "hétérodoxe" est "orthodoxe". Et il est davantage connu du fait de l'existence de l'"Église orthodoxe".

Sources : www.cnrtl, wiktionary.org et www.larousse.fr

"Une grand-messe".

  • au sens strict, il s'agit d'une messe chantée (par opposition à une "messe basse").

Mais sans vouloir offenser mes lecteurs pratiquants, la formule n'est plus guère utilisée en ce sens.

  • On parle beaucoup plus fréquemment en revanche de "Grand-messe" lorsqu'il s'agit de désigner, par extension, un grand rassemblement autour d'un thème.

  On dit par exemple du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (16), en janvier, qu'il est "la grand-messe de la bande      dessinée francophone".

Ou du salon nautique "Boot" de Düsseldorf (Rhénanie-du-Nord–Westphalie) (Allemagne), en janvier, plus grand du monde salon du genre dans le monde, qu'il est "la grand-messe du nautisme".

"Être dans les vignes du Seigneur".

Cette expression du langage courant mais également, me semble-t-il du registre désuet, signifie, depuis la fin du XVIIe siècle, "être ivre".

La formule "vignes du Seigneur" désigne avec indulgence l’état d’ébriété, l’ivresse due à l’alcool.

Et elle fait référence à une vigne souvent évoquée dans l’Ancien Testament, plantée par Yahvé et symbolisant le peuple d’Israël.

L’image est reprise dans le Nouveau Testament (Mathieu 20-21), Jésus comparant le Royaume de Dieu à une vigne dont les chrétiens sont les vignerons

Source : wikipedia.org

"Dominical", "Dominicale", "Dominicaux" et "Dominicales".

Ces jolis adjectifs relèvent du registre soutenu.

Et ils qualifient ce qui se rapporte au dimanche.

On parle ainsi du "repos dominical" ou d'une "émission dominicale".

Il s'agit d'un héritage du latin "dominus" ("maître"), le dimanche étant autrefois "le jour du Seigneur", consacré à Dieu.

"Nom de Dieu" !

Cette interjection en forme d'idiotisme religieux constitue un juron blasphématoire exprimant la colère.

Il nomme en effet expressément "Dieu", que la tradition chrétienne interdit de nommer en dehors de la prière, ce qui constitue par conséquent un blasphème.

Cette expression possède de ce fait de très nombreux équivalents non sacrilèges tels que par exemple : "Nom d’un chien !", "Nom d’une pipe !", "Nom d'une pipe en bois !" ou "Nom d’un petit bonhomme !", "Nom de nom !", "Nom de Zeus !", etc.

"L'habit ne fait pas le moine".

Cette expression très ancienne - puisqu'elle remonterait au XIIIe siècle - mais toujours très utilisée de nos jours, signifie qu'il ne faut pas se fier aux apparences, qui peuvent parfois être trompeuses.

"Se faire l'avocat du diable".

En droit religieux, la locution "avocat du diable" désignait autrefois le clerc chargé de discuter les mérites d'une personne décédée et que l'on envisageait de canoniser.

De nos jours, en revanche, "se faire l'avocat du diable" c'est, selon le contexte, :

  • défendre une opinion contraire à celle de son interlocuteur ou de la majorité, sans pour autant y adhérer.
  • défendre une cause considérée comme cause choquante ou amorale, pratiquement perdue d’avance,
  • ou défendre une personne dont la culpabilité est certaine.

Prendre malicieusement le contrepied d’une accusation ou d’une critique peut également constituer une technique permettant d'amener l'auditoire à considérer le point de vue des deux parties et à se forger une opinion objective et argumentée, afin d’enrichir le débat.

Source : www.btb.termiumplus.gc.ca

"Amen" et "Dire amen à tout".

  • "Amen" est un mot latin d'origine hébraïque signifiant "qu'il en soit ainsi", et servant de conclusion à une prière ou à une doxologie dans les liturgies juive et chrétiennes.
  • et "Dire amen à tout" est une expression du registre familier signifiant "consentir à tout sans discuter, accepter sans protester, servilement".