"Une grand-messe".

  • au sens strict, il s'agit d'une messe chantée (par opposition à une "messe basse").

Mais sans vouloir offenser mes lecteurs pratiquants, la formule n'est plus guère utilisée en ce sens.

  • On parle beaucoup plus fréquemment en revanche de "Grand-messe" lorsqu'il s'agit de désigner, par extension, un grand rassemblement autour d'un thème.

  On dit par exemple du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (16), en janvier, qu'il est "la grand-messe de la bande      dessinée francophone".

Ou du salon nautique "Boot" de Düsseldorf (Rhénanie-du-Nord–Westphalie) (Allemagne), en janvier, plus grand du monde salon du genre dans le monde, qu'il est "la grand-messe du nautisme".

"Être dans les vignes du Seigneur".

Cette expression du langage courant mais également, me semble-t-il du registre désuet, signifie, depuis la fin du XVIIe siècle, "être ivre".

La formule "vignes du Seigneur" désigne avec indulgence l’état d’ébriété, l’ivresse due à l’alcool.

Et elle fait référence à une vigne souvent évoquée dans l’Ancien Testament, plantée par Yahvé et symbolisant le peuple d’Israël.

L’image est reprise dans le Nouveau Testament (Mathieu 20-21), Jésus comparant le Royaume de Dieu à une vigne dont les chrétiens sont les vignerons

Source : wikipedia.org

"Dominical", "Dominicale", "Dominicaux" et "Dominicales".

Ces jolis adjectifs relèvent du registre soutenu.

Et ils qualifient ce qui se rapporte au dimanche.

On parle ainsi du "repos dominical" ou d'une "émission dominicale".

Il s'agit d'un héritage du latin "dominus" ("maître"), le dimanche étant autrefois "le jour du Seigneur", consacré à Dieu.

"Nom de Dieu" !

Cette interjection en forme d'idiotisme religieux constitue un juron blasphématoire exprimant la colère.

Il nomme en effet expressément "Dieu", que la tradition chrétienne interdit de nommer en dehors de la prière, ce qui constitue par conséquent un blasphème.

Cette expression possède de ce fait de très nombreux équivalents non sacrilèges tels que par exemple : "Nom d’un chien !", "Nom d’une pipe !", "Nom d'une pipe en bois !" ou "Nom d’un petit bonhomme !", "Nom de nom !", "Nom de Zeus !", etc.

"L'habit ne fait pas le moine".

Cette expression très ancienne - puisqu'elle remonterait au XIIIe siècle - mais toujours très utilisée de nos jours, signifie qu'il ne faut pas se fier aux apparences, qui peuvent parfois être trompeuses.

"Se faire l'avocat du diable".

En droit religieux, la locution "avocat du diable" désignait autrefois le clerc chargé de discuter les mérites d'une personne décédée et que l'on envisageait de canoniser.

De nos jours, en revanche, "se faire l'avocat du diable" c'est, selon le contexte, :

  • défendre une opinion contraire à celle de son interlocuteur ou de la majorité, sans pour autant y adhérer.
  • défendre une cause considérée comme cause choquante ou amorale, pratiquement perdue d’avance,
  • ou défendre une personne dont la culpabilité est certaine.

Prendre malicieusement le contrepied d’une accusation ou d’une critique peut également constituer une technique permettant d'amener l'auditoire à considérer le point de vue des deux parties et à se forger une opinion objective et argumentée, afin d’enrichir le débat.

Source : www.btb.termiumplus.gc.ca

"Amen" et "Dire amen à tout".

  • "Amen" est un mot latin d'origine hébraïque signifiant "qu'il en soit ainsi", et servant de conclusion à une prière ou à une doxologie dans les liturgies juive et chrétiennes.
  • et "Dire amen à tout" est une expression du registre familier signifiant "consentir à tout sans discuter, accepter sans protester, servilement".

"Coiffer Sainte Catherine".

Cette expression du registre familier et du registre désuet signifie, pour une femme, :

  • être célibataire au delà de l’âge de vingt-cinq ans,
  • et, par extension, devenir vieille fille c'est à dire ne s'être jamais marié.

Cette expression trouve sa source dans une tradition datant du Moyen Âge et aujourd'hui largement passée de mode, qui voulait qu'à la date du 25 novembre (la Sainte Catherine), les jeunes femmes de 25 ans non mariées - considérées à ce titre comme vierges et appelées "Catherinettes" - coiffent la statue de sainte Catherine à Paris (75), une jeune femme vierge, symbole de pureté et sainte patronne des jeunes filles. Et arborent des tenues excentriques ainsi qu'un couvre-chef de couleur jaune (symbole de la foi) et verte (symbole de la connaissance).

"Être au septième ciel" ou "Être au 7e ciel".

Cette expression du registre familier ne relève nullement de l'aéronautique mais signifie, au sens figuré, "éprouver une très vive satisfaction, se trouver parfaitement heureux".

Et cela en référence à la croyance chrétienne selon laquelle l’âme des défunts, morts en sainteté, monterait dans le ciel, et particulièrement au septième étage de celui-ci, qui serait le siège de Dieu.

Source : wiktionary.org

"Le népotisme".

Le "népotisme" désigne l'usage abusif de son autorité pour favoriser l'ascension de sa famille et lui procurer des avantages.

  • Le "népotisme" est originellement la tendance de certains supérieurs ecclésiastiques, évêques et papes, et par extension de certains dirigeants d'autres institutions, à favoriser l'ascension des membres de leurs familles dans la hiérarchie qu'ils dirigent, au détriment des processus de sélection ordinaires, du mérite et, le plus souvent, de l'intérêt général.

Le terme a été emprunté en 1653 à l'italien "nepotismo", lui-même dérivé de "nepote" qui signifie"neveu", par référence au favoritisme accordé par un pape à l'un de ses neveux par la cession indue de titres ecclésiastiques ou de donations réservés au Vatican. Mais le mot "neveu" à cette époque, est un euphémisme, désignant souvent les propres enfants des ecclésiastiques.

  • Par extension, le terme désigne une tendance à accorder des avantages à des relations, ou amis proches, indépendamment de leur valeur. Il est alors synonyme de "favoritisme" (langage courant) ou de "copinage" (registre familier).

Fort heureusement, cette pratique, naturellement blâmable, à laquelle il semble que nombre de nos hommes politiques - entre autres  - aient longtemps eu recours, est aujourd'hui en passe de disparition.

C'est du moins ce dont on ne cesse d'essayer de nous convaincre !

Source : wikipedia.org

"Être aux anges" ou "Être aux oiseaux".

Ces deux expressions du langage courant signifient "être enchanté, ravi ; dans un état de grand contentement, dans un transport de joie si intense que l'on semble extasié".

On dit par exemple : "J'étais aux anges lorsque j'ai appris que ma fille était reçue à son concours".

Attention cependant : l'idiotisme animalier "Être aux oiseaux" n'est utilisé que par nos amis québecois et jamais en France.

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Saperlipopette !".

J'adore cette interjection, qui relève tout à la fois du registre désuet et du registre familier.

Exprimant la surprise, la contrariété, l'agacement ou l'impatience, ce juron constitue, depuis environ un siècle et demi, une amplification de la forme "Saperlotte !" (également utilisée sous les variantes "Sacrelote !", "Saprelotte !", ou "P'rlotte !") ; elle-même dérivée de la formule "Sapristi !".

On dit par exemple : "Saperlipopette ! J'étais pourtant certain d'avoir laissé mes lunettes sur la table du salon !".