"Être l'idiot utile" de quelqu'un ou "Jouer les idiots utiles".

La locution nominale masculine "L'idiot utile" relève du langage courant.

Et elle est couramment utilisée dans le domaine politique, afin de désigner : une personne, souvent perçue comme naïve,utilisée, instrumentalisée ou manipulée, qui - qu’elle en ait conscience ou non - sert les intérêts d’une faction politique, d’un groupe d’influence, d’un gouvernement ou d’un État hostile, d’un mouvement terroriste, etc., en promouvant et en diffusant leurs idées ou leur propagande aux dépens même de ses propres intérêts.

Ce concept serait apparu dans les années 1920 et se serait développé à partir de 1929, au moment des voyages de propagande du temps de l’URSS.

L’expression elle-même, calque de l’anglais "Useful idiot", fut utilisée pour la première fois aux États-Unis d'Amérique dans un article du New York Times par un journaliste correspondant à Rome (Latium) (Italie), qui l’aurait emprunté de l’italien au journal "L’Umanita" en 1948. Elle fut attribuée à Lénine par des auteurs états-uniens en pleine guerre froide, sans qu’on n’en retrouve aucune trace dans ses écrits ou ses propos rapportés.

L’expression qualifiait à l’origine les Occidentaux sympathisants du communisme qui reprenaient et répandaient, sans grand sens critique, la propagande de l’Union soviétique, à l’image d’Édouard Herriot, revenu d’Ukraine en 1933 et annonçant qu’il n’avait "vu que des gens bien nourris".

Source : wikipedia.org et wiktionary.org

"Se requinquer" ou "Se refaire une santé".

Ces deux locutions verbales relèvent du langage courant.

Et elles signifient : recouvrer la santé, guérir, se rétablir, retrouver la forme.

Et par extension : améliorer sa situation.

On dit par exemple : "Le parti va devoir se requinquer s'il ne veut pas subir une terrible défaite aux prochaines élections européennes".

Ou : "La société a su se refaire une santé après quelques années difficiles où ses concurrents avaient pris le dessus".

Et on dit également, dans le registre familier : se refaire la cerise.

"Une fièvre de cheval".

Cette locution nominale féminine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme médical relève du registre familier.

Et elle désigne au sens figuré : avoir une température corporelle extrêmement élevée, avoisinant les 40 degrés centigrades ; la température normale se situant entre 36,2 °C et 37,7 °C environ.

Source : www.microlife.fr

"Un remède de cheval".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme médical appartient au registre familier.

Et elle désigne, au sens figuré :

  • un traitement médicamenteux très puissant,

On dit par exemple : "Le médecin m'a prescrit un remède de cheval qui m'a permis de retourner travailler rapidement".

  • ou : des mesures draconniennes, très sévères.

On dit par exemple : "Le redressement de ce journal passe par l'application d'un remède de cheval".

 

 

"Comme la peste", "Craindre comme la peste", "Éviter comme la peste" et "Fuir comme la peste".

  • La locution adverbiale "Comme la peste" relève du registre familier.

Et elle signifie : comme quelque chose à éviter à tout prix.

  • quant aux locutions verbales "Craindre comme la peste", "Éviter comme la peste" et "Fuir comme la peste", elles signifient : éviter le plus possible.

On dit par exemple : "Je fuis les chaînes d'information comme la peste".

Ou : "J'évite comme la peste la grande distribution".

Ces quatre formules font naturellement référence à la peste, une anthropozoonoze, transmise principalement par piqûre de puce, dont le réservoir d'origine est constitué de nombreuses espèces de rongeurs, au premier rang desquels le rat.

Source : wiktionary.org

"Une piqûre de rappel".

Cette locution nominale féminine du langage courant signifie :

  • au sens propre, dans le domaine médical : une vaccination ultérieure destinée à stimuler le système immunitaire, c'est à dire une injection d’un vaccin, déjà reçu antérieurement par le patient, pour optimiser ses défenses immunitaires en stimulant la production d’anticorps.

On dit par exemple : "On vous fera une piqûre de rappel dans 12 mois".

Une "piqûre de rappel" au sens propre : l'injection d'un vaccin
Une "piqûre de rappel" au sens propre : l'injection d'un vaccin
  • et au sens figuré, dans le registre familier : un événement, rappelant à quelqu’un ce qu’il doit faire ou arrêter de faire.

On dit par exemple : "Ce match nul constitue une piqûre de rappel pour l'équipe de France, qui va devoir sérieusement renforcer sa défense".

Source : wiktionary.org

"Donner de l'urticaire" ou "Filer de l'urticaire".

Cette locution verbale appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : énerver, irriter.

On dit par exemple : "C'est triste à dire, mais presque tout, désormais, dans la façon de parler de la plupart de mes concitoyens me donne de l'urticaire".

Ou : "Impossible pour moi d'écouter du rap : cela me file de l'urticaire".

"C'est l'hôpital qui se fout de la charité", "C'est l'hôpital qui se moque de la charité", "Être l'hôpital qui se fout de la charité" ou "Être l'hôpital qui se moque de la charité" !

Une entrée d'hôpital

Cette expression en forme d'idiotisme médical relève du registre familier lorsque l'on utilise le verbe "moquer" et du registre vulgaire lorsque l'on utilise le verbe "foutre".

On l'utilise couramment, au sens figuré, pour signifier qu'une personne ou une entité se permet de reprocher à autrui une chose qui la caractérise elle-même.

On dit par exemple : "L'opposition reproche au gouvernement d'agir sans informer la population : c'est vraiment l'hôpital qui se moque de la charité !".

Ou : "Tu oses m'accuser d'égoïsme, toi : c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité !".

Cette expression constitue une variante de l’expression lyonnaise "C’est la Charité qui se moque de l’Hôpital", attestée à partir de 1865 et tombée en désuétude. L’hospice de la Charité (détruit en 1933) et l’Hôtel-Dieu - couramment appelé "l’Hôpital" - étaient en effet deux grands hôpitaux lyonnais, proches de la place Bellecour, qu’opposait une rivalité de prestige.

L'hôtel-Dieu de Lyon (69)
L'hôtel-Dieu de Lyon (69)
Hôpital de la Charité, à Lyon (69)
L'hôpital de la Charité, à Lyon (69)

Source : wiktionary.org

"Un cautère sur une jambe de bois".

Cette curieuse locution nominale ne manque naturellement pas d'étonner nos jeunes enfants ou nos amis étrangers.

Elle désigne en effet : une mesure ou une action complètement inutile, parfaitement inefficace, sans aucun effet.

On dit par exemple : "Cette subvention tardive et limitée aura l'effet d'un cautère sur une jambe de bois".

Ou : "Ce changement d'appellation n'est qu'un cautère sur une jambe de bois".

L'expression "Un cautère sur une jambe de bois" fait référence :

D'anciens cautères vétérinaires
D'anciens cautères vétérinaires
  • au cautère, un instrument médical utilisé pour brûler les tissus vivants afin de cicatriser et guérir.

Une jambe de bois

  • ainsi qu'à la jambe de bois, ancêtre de la prothèse de jambe ou jambe artificielle, portée par les pirates des romans d'aventure, à l'instar du célèbre Long John Silver de "L'île au trésor" de Robert Louis Stevenson (1882).
Le pirate Long John Silver dessiné par Alberto Belmonte (© Alberto Belmonte)
Le pirate Long John Silver dessiné par Alberto Belmonte (© Alberto Belmonte)

Ou du Triple-Patte de la bande dessinée belge "Barbe Rouge, le pirate des Caraïbes", créé en 1958 par Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier.

Les pirates Barbe-Rouge, Éric, Baba et Triple-patte, de la série belge "Barbe Rouge, le pirate des Caraïbes", créé en 1958 par Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier
Les pirates Barbe-Rouge, Éric, Baba et Triple-Patte, de la série belge "Barbe Rouge, le pirate des Caraïbes", créé en 1958 par Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier

Et caricaturé par Albert Uderzo et René Goscinny dans Astérix à partir de 1962.

Le pirate Triple-patte caricaturé par Albert Uderzo dans "Astérix", à partir de 1962, d'après le personnage de la série belge "Barbe Rouge, le pirate des Caraïbes", créé en 1958 par Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier

Sources : www.expressio.fr et www.medecine-des-arts.com

"Mettre du baume au coeur".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporal et d'idiotisme médical relève du langage courant.

Elle fait référence au substantif masculin "baume", désignant un produit que l'on applique sur la peau pour apaiser une douleur.

Et elle signifie, au sens figuré : apaiser, consoler, rassurer, réconforter ; faire plaisir, faire du bien moralement, remonter le moral, aider à se ressaisir.

On dit par exemple : "Cela me met du baume au coeur de savoir que tu as finalement pu avoir un billet sur ce fameux Titanic".

Sources : www.larousse.fr, languefrancaise.net, www.linternaute.fr, www.expressio.fr et wiktionary.org