"Donner des ailes" ou "Se sentir pousser des ailes".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers relèvent du langage courant.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Donner des ailes" : rendre capable de tout, inciter à oser tout,

On dit par exemple : "La peur de voir mon enfant mourir m'a donné des ailes".

  • et "Se sentir pousser des ailes" : avoir une soudaine envie d'agir, d'entreprendre ; être transcendé ; avoir l'impression que tout va nous réussir.

On dit par exemple : "L'obtention de ce prix m'a donné des ailes".

Source : wiktionary.org

"Un mal de chien", "Avoir un mal de chien à", "Faire un mal de chien" et "Se donner un mal de chien".

Ces différentes formules en forme d'idiotismes animaliers relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, et selon le contexte :

  • "Un mal de chien"(locution nominale) :
    • une douleur violente, une souffrance terrible,

On dit par exemple : "Ma femme a eu un mal de chien lorsqu'elle s'est cassé la cheville".

    • ou : beaucoup de difficultés,

On dit par exemple : "J'ai eu un mal de chien à obtenir mon baccalauréat au rattrapage".

  • "Faire un mal de chien" (locution verbale) : souffrir atrocement,

On dit par exemple : "Mes côtes fêlées me font un mal de chien".

  • et "Se donner un mal de chien" (locution verbale) : déployer une quantité déraisonnable d’énergie à la résolution d’un problème, mais avec un résultat généralement positif.

On dit par exemple : "Je me suis donné un mal de chien pour préparer la fête d'anniversaire de mariage de mes grands-parents".

Source : wiktionary.org

"Donner de l'urticaire" ou "Filer de l'urticaire".

Cette locution verbale appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : énerver, irriter.

On dit par exemple : "C'est triste à dire, mais presque tout, désormais, dans la façon de parler de la plupart de mes concitoyens me donne de l'urticaire".

Ou : "Impossible pour moi d'écouter du rap : cela me file de l'urticaire".

"Donner un coup de propre" ou Faire un coup de propre".

Ces deux locutions verbales du registre populaire désignent : pour un véhicule ou un bien immobilier, principalement, un nettoyage général destiné avant toutes choses à mettre autant que possible en valeur ledit véhicule ou bien, avant de le mettre en location ou en vente.

Il ne s'agit pas forcément de travaux de qualité, bien au contraire parfois, puisqu'il arrive fréquemment que l'on se contente par exemple d'utiliser des peintures couvrantes destinées à "rafraîchir" certaines pièces en "cachant la misère". Ou de recouvrir de moquette bon marché les sols abîmés.

On dit par exemple : "Je vais donner un coup de propre à ma voiture samedi matin car j'ai deux acheteurs potentiels qui doivent venir la voir le dimanche".

Ou : "Il va falloir faire un coup de propre dans la maison de ma tante si l'on en tirer un prix correct";

"Un coup de torchon", "Donner un coup de torchon", "Mettre un coup de torchon" ou "Faire le ménage".

Cette locution nominale et ces trois locutions verbales signifient, au sens figuré et dans le langage familier : épurer de manière radicale.

On dit par exemple : "Le groupe a décidé de faire le ménage parmi ses différents revendeurs européens et d'en réduire nettement le nombre".

Ou : "La direction va faire le ménage dans les différents services et la logistique est directement menacée".

"Un coup de torchon" est le titre de l'un de mes films français préférés, réalisé en 1981 par Bertrand Tavernier, à partir d'une adaptation du roman états-unien "1 275 âmes" de Jim Thompson.

Avec Philippe Noiret, Stéphane Audran, Isabelle Huppert, Jean-Pierre Marielle, Guy Marchand, Gérard Hernandez et Eddy Mitchell.

Affiche du film français "Coup de torchon" de Bertrand Tavernier (1981)

"Ne pas donner sa part aux chiens".

Cette expression en forme d'idiotisme animalier existait déjà au XVIe siècle sous la forme "Ne pas jeter sa part aux chiens".

Et elle signifie, selon le contexte :

  • au sens propre : avoir faim, manger tout ce que l'on a de bon appétit,
  • au sens figuré :
    • tenir beaucoup à sa part, à ses prérogatives ou à ses prétentions sur quelque chose ; ne pas être partageur,
    • être économe voire avare.

Sources : savour.eu et www.languefrancaise;.net

"Avoir toute latitude" ou "Donner toute latitude" (pour faire quelque chose).

Ces deux expressions du langage courant signifient :

  • "Avoir toute latitude" : avoir la faculté d'agir à son gré, avoir toute liberté, disposer d'une entière liberté.

On dit par exemple : "J'ai toute latitude pour agir dans ce service".

  • et "Donner toute latitude" : donner la faculté d'agir à son gré, donner toute liberté, une entière liberté.

On dit par exemple : "Je vous donne toute latitude pour régler rapidement ce problème".

Source : www.larousse.fr

"Donner un coup de téléphone", "Donner un coup de fil", "Donner un coup de bigophone" ou "Donner un coup de bigo".

Ces différentes locution verbale - qui ne laissent pas d'étonner nos enfants ou nos amis étrangers - signifient tout simplement "Téléphoner".

  • "Donner un coup de téléphone" appartient au langage courant.
  • Encore plus surprenante, la formule "Donner un coup de fil" relève du registre familier et du registre désuet.
  • Et les formules "Donner un coup de bigophone" ou - par apocope - "Donner un coup de bigo" appartiennent au registre argotique et au registre désuet.

Toutes ces formules existent également avec le verbe "Passer".

"Donner sa chemise".

Cette expression du langage courant signifie "Pouvoir tout donner, se dépouiller de tout, par générosité ; être extrêmement généreux".

Elle ne s'emploie qu'au conditionnel : "Il donnerait sa chemise" ou "Il irait jusqu'à donner sa chemise".

Sources : www.larousse.fr et lyricstranslate.com

"Faire cours" ou "Faire court".

Ces deux locutions verbales homophones n'ont naturellement absolument pas la même signification :

  • "Faire cours" c'est "Faire classe, assurer un enseignement".

Dans le cadre de ma croisade en vue de limiter l'emploi du verbe "Faire" (collection "Faire sans" ou : Pour une limitation de l'emploi abusif ou inutile du verbe "Faire") je préconise d'ailleurs l'emploi du verbe "Enseigner" ou de la locution verbale "Donner un cours", plutôt que cette formule "Faire cours".

  • Tandis que "Faire court", c'est "Abréger" ou "Veiller à ne pas faire (trop) long".