"Faire un canard".

Cette locution verbale du signifie, au sens figuré :

  • principalement, dans le registre familier :
    • tremper brièvement un morceau de sucre dans le café et le croquer ensuite sans le laisser fondre dans la tasse ou entre les doigts.

Les nordistes disent aussi "Boire le café à l’chuchette".

Faire un canard : tremper brièvement un morceau de sucre dans le café et le croquer ensuite sans le laisser fondre dans la tasse ou entre les doigts.

    • ou la même chose, mais dans un verre d'alcool.

Souvent, c’est par prudence, notamment lorsque l’alcool est fort, qu'on le goûte de cette façon. En tout état de cause, on suce le morceau de sucre, et on recommence l’opération ... Un régal, paraît-il !

Cette expression, déjà en vogue au XVIIIe siècle, viendrait de la similitude entre le palmipède, qui a l’habitude de plonger son bec régulièrement dans l’eau, et l’action de tenir le sucre entre le pouce et l’index tout en le trempant rapidement dans le café ou l’alcool, afin qu'il s'en imprègne mais ne fonde pas.

La manoeuvre est délicate : trop rapide le sucre ne sera pas assez imbibé, trop lente il va fondre dans la tasse ou le verre…

  • accessoirement, dans le registre argotique : publier, animer, gérer un journal.

 

Sources : www.maisonconfiserie.fr, lebilletdelamarmotte.over-blog.com et verreleine.org

"Avoir une gueule de raie" ou "Une gueule de raie".

Une raie

"Une gueule de raie" est une locution nominale féminine polysémique en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme corporel qui désigne, au sens figuré :

  • un visage laid, désagréable et antipathique.
  • ou : un type de noeud appartenant à la famille des noeuds de croc, bien connus des "dockers".
Noeud gueule de raie
Noeud gueule de raie

Il s'effectue sur un cordage en boucle, dont les deux brins sont reliés à la même charge. Depuis le XVIIe siècle, les marins et les ouvriers des docks utilisent ce noeud afin de suspendre des charges à des crochets de grue.

Source : www.languefrancaise.net

"Une toilette de chat" ou "Faire une toilette de chat".

Un chat faisant sa toilette

Cette expression parfaitement imagée du langage courant, en forme d'idiotisme animalier, signifie, au sens figuré : se débarbouiller sommairement, sans prendre le temps de bien se laver et sans trop utiliser d'eau, donc sans bain ni douche.

Une "toilette de chat" consiste ainsi, généralement, à se laver rapidement le visage et - au plus - certaines parties du corps jugées essentielles, pouvant varier en fonction de la personne concernée et des circonstances (aisselles, fesses, entrecuisse, mains, pieds...).

On dit par exemple : "J'avais la flemme de prendre une douche, j'ai simplement fait une toilette de chat".

Un chat gris faisant sa toilette

Cette expression fait naturellement référence au fait que le chat a pour habitude de se nettoyer sommairement le museau et la face à l'aide de l'une de ses pattes.

Attention : ces quatre photographies qui suivent ne montrent pas des "toilettes de chat" :

Un chat noir dans son bac à litière
Un chat noir dans son bac à litière
Un chat noir dans son bac à litière
Un chat dans son bac à litière
Chat faisant ses besoins dans une cuvette de toilette
Un chat faisant ses besoins dans une cuvette de toilette
Chat roux à poils longs faisant ses besoins dans une cuvette de toilette
Un chat roux à poils longs faisant ses besoins dans une cuvette de toilette

Source : www.linternaute.fr

"Tourner comme un lion en cage".

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme animalier signifie, selon le contexte, :

  • s’agiter en vain dans une situation où l’on ne voit pas d’issue ; être incapable d'agir face à une situation qui nous tourmente,
  • ou montrer un ennui profond en marchant de long en large,

... comme le font souvent les fauves dans leurs cages.

Source : wiktionary.org

"À la queue-leu-leu".

Personnes marchant à la queue leu-leu

Cette locution nominale signifie l'un derrière l'autre, à l'instar de loups en train de marcher ; le mot "Leu" n'étant autre que l'ancien nom du "Loup".

Loups à la queue-leu-leu

Cette expression est à rapprocher de l'expression "En file indienne", dont la signification est identique.

 

"Un brocard".

Ce mot polysémique peut avoir trois significations radicalement différentes :

  • c'est d'abord un ancien terme de droit, le nom donné aux principes ou premières maximes latines de droit (du type "Dura lex, sed lex"), d'après, dit-on, le nom de "Burckard", ou "Burchard de Worms" (né vers 965 et mort le 20 août 1025) , évêque de Worms.
  • mais également une moquerie, un raillerie acerbe, mordante, piquante. Celle-ci peut être écrite ou orale.

Et "Brocarder" quelqu'un consiste ainsi à lui lancer des sarcasmes.

  • ou un terme de métallurgie désignant un atelier où est broyé le minerai,

  • et, enfin, un chevreuil mâle de plus de 6 mois (avant 6 mois, on parle de "Chevrillard"), dont les bois (ou "Broches") ne sont pas ramifiés.

Le mot s'écrit également "Broquard" ou "Broquart". Et s'applique également au "Cerf" ou au "Daim".

Source : wiktionary.org