N'écrivez pas : "Un noir de geai", "Des cheveux de geai" ou "Des yeux de geai" !

Un geai

Mais : "Un noir de jais", "Des cheveux de jais" ou "Des yeux de jais" !

Il existe en effet - j'y consacre même une collection d'articles - un grand nombre de noms de couleurs directement dérivé de ceux d'animaux.

Mais le "Geai" est un oiseau au plumage gris mêlé de bleu, de noir et de rouge orangé sur les ailes, et les quelques traces de noir que l’on aperçoit chez lui n’ont rien de remarquable, contrairement à celles que l’on trouve chez son homonyme, le "Jais", cette pierre d’un noir brillant et profond.Pierre de jaisPar conséquent, c’est bien évidemment à la pierre que l’on fait allusion, et non à l’oiseau, lorsque l'on parle de cette couleur !

Source : www.academie-francaise.fr

N'écrivez pas : "À l'intention de" sur un courrier, et encore moins "À l'intention de Mr X" ou "À l'intention de Mr. X" !

Mais : "À l'ATTENTION de M. X" !

L'abréviation du mot "Monsieur" en français n'a en effet jamais été "Mr" ni "Mr.", cette dernière étant, en revanche, l'abréviation anglo-saxonne du mot "Mister" !

Logo Mr. Propre

Sans doute, naturellement, le fait d'autoriser la vente en France de produits sous des noms étrangers, tels que ceux de la marque états-unienne "Mr. Propre", depuis 1966, n'est-elle pas pour rien dans ce type de méprise...

Et cela d'autant plus que s'y est ajouté, en 1973, la marque états-unienne "Mr. Freeze" ("M. Gelé" ou "M. Glacé") ou, en 1980, l'enseigne française "Mr. Bricolage" !

On n'écrit pas : "Un salop" !

Mais : "Un salaud" !

Et ce, même si son équivalent féminin s'écrit bien "Salope".

Étymologiquement, en effet, "Salope" n’est pas le féminin de "Salaud", même si les deux termes désignent à l'origine quelqu'un de sale.

"Salope" signifiait d’abord "très sale". Une petite fille couverte de boue était ainsi qualifiée au XIXe siècle de "Petite salope". Mais ce sens s’est peu à peu modifié et le mot est aujourd’hui devenu un terme d’injure, employé pour désigner une personne très vile et digne du plus profond mépris.

Il est ainsi devenu un équivalent de "Salaud", qui a évolué de la même façon.

Si la forme "Salaude" existe, dans l’usage c’est bien "Salope" qui sert aujourd'hui de féminin à "Salaud".

Il en va de même avec le dérivé "Salauderie", tombé en désuétude au profit de "Saloperie".

À l’inverse, de "Salope" a été tiré un masculin, "Salop", que l’on rencontrait en particulier chez des auteurs du XIXe siècle, mais qui reste d’un usage limité et souvent archaïsant.

C’est donc bien, au masculin, "Salaud" et, au féminin, "Salope" qu’il faut employer, en précisant toutefois que le féminin "Salope" peut avoir une forte connotation sexuelle.

Source : www.academiefrancaise.fr