Réponse
« Des touyoux ! » ; « Un p’tit-beurre, des touyoux ! »
Explication du calembour
« Il résulte de l’homophonie entre la phrase française « Un p’tit-beurre, des touyoux ! » et la phrase anglaise « Happy birthday to you !«
Richesse et défense de la langue française
Au risque de vous surprendre j’ai regroupé dans ce chapitre l’ensemble de mes articles à vocation humoristique : des devinettes aux calembours et aux contrepèteries en passant par les Monsieur et Madame, les combles, les lapsus, les zeugmas, les mots d’enfants et j’en passe !
Nombre total d’articles prévus dans ce chapitre : 2 132
J'aime beaucoup ces différentes formules ironiques du registre soutenu permettant d'éviter l'emploi de ces trois idiotismes animaliers du registre vulgaire que sont :
Attention toutefois : l'expression "Prendre la mouche" ne doit pas être confondue avec les formules "Sodomiser les diptères" ou "Enculer les mouches" !
Attention ! Cette formule du registre familier ne signifie pas forcément que vous vous apprêtez à pénétrer sexuellement votre interlocuteur de manière imminente.
Mais annonce plutôt, au sens figuré, que vous allez le frapper incessamment sous peu.
Ou, en tous cas, que l'envie de le faire vous démange très fortement !
Cet idiotisme corporel du registre familier signifie - au sens figuré - retenir quelqu’un par de longs discours, l’importuner par des propos oiseux, ennuyeux.
Je l'aime tout particulièrement car je conserve avec amusement le souvenir de ma jeune soeur, enfant, s'inquiétant d'entendre notre mère nous raconter au retour d'une visite à l'hôpital, qu'une vieille dame pénible lui avait longuement "tenu la jambe" : "Mais maman ; pourquoi elle te tenait la jambe la vieille dame ?"...
Né à l'étranger en 1961, je suis rentré en France avec mes parents début 1965, afin que ma mère puisse accoucher de ma petite soeur dans l'Hexagone.
Comme de nombreux français à l'époque, nous n'avions pas encore la télévision, que je ne voyais que le dimanche, chez mes grands-parents paternels.
J'ai bien sûr été immédiatement fasciné par cette petite lucarne et en particulier par les deux feuilletons phares de l'époque qu'étaient "Au nom de la loi" - qui fit de Steve McQueen une vedette aux États-Unis d'Amérique en à peine 3 semaines - et "Thierry la fronde".
Et comme tous les petits garçons français de l'époque j'ai très vite demandé au Père Noël et patiemment attendu leurs... "panoplies" !
Mais je me souviens avoir été très intrigué d'entendre un jour mes grands-parents expliquer à mes parents qu'ils appréciaient également un feuilleton étonnamment intitulé... "Les seins de chérie", qui - en dépit de ce titre étrange - semblait les faire "bien rire", disaient-ils !
Vous l'avez naturellement compris depuis longtemps, il s'agissait bien évidemment du feuilleton télévisé "les Saintes chéries", créée par Nicole de Buron d'après son roman de 1964 "Sainte chérie" et diffusée à partir du 9 octobre 1965 sur la première chaîne de l'ORTF !
Ah cette homophonie !
Les 3 saisons et (seulement !) 39 épisodes (dont 13 en noir et blanc) de 26 minutes ont été réalisés de 1965 à 1970 par... le célèbre réalisateur Jean Becker ("L'été meurtrier"), assisté (pour la dernière saison tout du moins) du jeune... Jean-Jacques Beinex ("Diva") !

La pétulante Ève Lagarde, épouse de Pierre (Daniel Gélin), y était incarné - on s'en souvient - par la grande Micheline Presle.
Ce feuilleton joyeux et dynamique est rapidement devenu l'un de mes préférés.
Et, comme moi, j'en suis sûr, vous vous souvenez certainement de sa B.O. :
Source : wikipedia.org
Vous pensez ne pas savoir ce sont les matines... : mais rappelez-vous donc cette célèbre contine enfantine, "Frère Jacques" !
Cette formule du registre familier signifie - a priori, dans l'immense majorité des cas - "avaler de manière assez gloutonne une pâtisserie ; l'engloutir véritablement"...
... et non "faire subir les derniers outrages à une bonne soeur" !
Voir mon article sur le caractère polysémique du mot "religieuse".