- "Je kiffe les grosses miches ! " (registre argotique),
- "J'adore les jolis nénés" (registre familier),
- ou "J'ai une prédilection pour les belles poitrines" ! (registre soutenu).
Dans tous les cas : on assume, que diantre !
Richesse et défense de la langue française
Au risque de vous surprendre j’ai regroupé dans ce chapitre l’ensemble de mes articles à vocation humoristique : des devinettes aux calembours et aux contrepèteries en passant par les Monsieur et Madame, les combles, les lapsus, les zeugmas, les mots d’enfants et j’en passe !
Nombre total d’articles prévus dans ce chapitre : 2 132
Dans tous les cas : on assume, que diantre !
J'aime beaucoup cette petite contrepèterie toute simple que l'on peut régulièrement placer dans ses conservations... euh dans ses conversations.
Mais c'est également la marque de cet esprit dans un discours, un texte, un dessin, etc. ("Être insensible à l'humour d'un ouvrage ou à l'humour d'une situation").
On peut se servir de l'humour comme d'un moyen d’expression permettant de dire certaines choses qu'il pourrait être délicat d'annoncer autrement.
On dit par exemple : "Cette façon humoristique d'expliquer les choses est assez plaisante".
Source : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr
Mais, bien plus logiquement... : les titres de transport !
Car lorsque la Grande Armée a envahi la Russie, le 24 juin 1812, l'armée russe a reculé, reculé... Elle a attendu l'hiver. Il a neigé ; l'armée russe a contre-attaqué... et elle a gagné !
Réponse : C'était l'armée soviétique !
Car quand la Wehrmacht a attaqué, le 22 juin 1941, l'armée soviétique a reculé, reculé... Elle a attendu l'hiver. Il a neigé ; l'armée soviétique a contre-attaqué... et elle a gagné !
Statue d'Homère réalisée en 1812 par le sculpteur français Philippe-Laurent Roland ( 13 août 1746 - 11 juillet 1816)
Contrairement à ce que nombre d'entre vous pensez certainement, ces deux expressions n'ont en réalité aucune connotation grivoise.
Relevant du registre désuet, elle signifiaient autrefois "content et joyeux" et "éprouver de la fierté" (en relation avec un beau poil brillant).
À l'instar de la formule "Partir la queue entre les jambes" ou "S'en aller la queue entre les jambes", elles se référaient naturellement au comportement du chien.
Mais leur utilisation s'est aujourd'hui perdue, en raison du sens qu'à pris ce mot dans le registre argotique, où il désigne couramment la "verge".
Imaginez-vous, aujourd'hui, dire à vos amis, en parlant de votre enfant qui vient de brillamment obtenir son baccalauréat : "Mon époux voit sa queue reluire et s'en va la queue levée" !
Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr
Nous sommes en juillet 2000. Ma fille aînée a 5 ans et nous passons des vacances à Saint-Martial-de-Nabirat (24), dans la maison de famille de mon père.
Lors de notre arrivée, les deux grosses bouteilles de gaz extérieures s'avérant vides, j'ai dû précipitamment aller en acheter une avant le dîner, au supermarché de la ville voisine.
Par ailleurs, ne parvenant pas à ouvrir l'eau, le papillon à faire pivoter se révélant totalement coincé, j'ai dû utiliser une clé à mollette et un marteau, que j'ai eu le malheur d'oublier de remettre en place dans l'atelier.
Arrivé à l'improviste, deux jours plus tard, mon père découvre ses outils au sous-sol, posés près du tuyau d'eau.
Furieux, il déboule dans le jardin, et m'apostrophe violemment, devant ma fille, alors en train de réaliser un grand dessin à son attention.
- "On n'a pas idée d'utiliser une pince et un marteau pour desserrer un papillon ! De toute façon t'as toujours eu de la merde dans les doigts !".
Choquée d'entendre son grand-père critiquer ainsi son "papa chéri d'amour", ma fille lui jette alors un regard noir et déchire aussitôt le dessin qu'elle lui destinait, avant de me regarder avec compassion.
Dans la soirée, mon père constate que la deuxième bouteille de gaz est vide et me demande si je suis allé en chercher une, car, dans son souvenir les deux étaient vides... Lui confirmant que c'était bien le cas, il m'invective à nouveau, me disant que si je n'étais pas aussi feignant, j'aurais changé les deux bouteilles et non une seule !
Habitué de longue date à ces sempiternelles réprimandes paternelles, je ne réplique même pas, tandis que mon père soulève la bouteille de gaz vide par la poignée et l'emmène vers sa voiture afin de la mettre dans le coffre.
C'est alors que ma fille, aux aguets, lui lance avec une rouerie confinant à la perfidie : "Et ben mon papa il a de la merde dans les doigts, mais, lui, il a porté l'autre bouteille avec un seul doigt !"...
L'avant-veille, en effet, pour répondre à sa question quant au poids de ce type d'objet, je lui avais montré que l'on pouvait éventuellement les soulever avec seulement un seul doigt si l'on était "fort comme son papa chéri d'amour" !
Même râté, je vous laisse imaginer combien j'ai apprécié le clin d'oeil complice de ma petite chérie.
Inquiet du comportement de son fils, un couple est venu avec son adolescent de 15 ans pour une consultation chez un pédopsychiatre.
Celui-ci reçoit d'abord le jeune homme en tête-à-tête, avant de faire entrer les parents afin de leur faire part de ses constatations.
- "J'ai discuté avec Donovan et je n'ai rien entendu de bien exceptionnel !
Certes votre fils vit actuellement une période charnière dans sa vie d'adolescent, ce qui l'amène à un comportement quelque peu compulsif, se traduisant notamment par une irrépressible tentation de procéder à de fréquentes manipulations de ses organes génitaux. Mais cela n'est en rien inquiétant, je vous rassure !'
- "Oh ben alors, docteur, v'là qui nous rassure bien ! Et nous qu'on croyait qu'i' s'tirait tout l'temps sur la nouille dans les chiottes !"...
Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article "Ne dites pas à un québecois : J'adore les gosses, je joue tout le temps avec ; je suis très tactile !" et "Ne dites pas : S'palucher l'engin tout l'temps" !
J'adore ce vieux dicton en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme alimentaire, qui semble en apparence très politiquement incorrect et pousse-au-crime, sinon au "féminicide" ! -.
"Sa femme" désigne cependant, bien évidemment, la femme... du coq ; c'est à dire la poule !
Mais l'ambiguïté est évidemment voulue !
Ce dicton signifie donc, tout simplement, que lorsque l'on manque de viande on tue un coq ou une poule.