On ne dit pas : "Je suis très sain", mais...

  • "Je kiffe les grosses miches ! " (registre argotique),
  • "J'adore les jolis nénés" (registre familier),
  • ou "J'ai une prédilection pour les belles poitrines" ! (registre soutenu).

Dans tous les cas : on assume, que diantre !

Explication du calembour
« Il résulte de l’homophonie entre l’adjectif « sain » et le mot « seins »« 

 

"Humour" et "Humoristique".

  • "L’Humour" est une forme d'esprit railleuse s'attachant à :
    • attirer l'attention, avec détachement,
    • ou à souligner le caractère comique, ridicule, absurde, insolite ou plaisant de certains aspects de la réalité ("Avoir beaucoup d'humour").

Mais c'est également la marque de cet esprit dans un discours, un texte, un dessin, etc. ("Être insensible à l'humour d'un ouvrage ou à l'humour d'une situation").

On peut se servir de l'humour comme d'un moyen d’expression permettant de dire certaines choses qu'il pourrait être délicat d'annoncer autrement.

  • "Humoristique" - et non "Humouristique", comme ont naturellement tendance à le dire les enfants ou les étrangers - est l'adjectif qualifiant ce qui est relatif à l'humour.

On dit par exemple : "Cette façon humoristique d'expliquer les choses est assez plaisante".

Source : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

Quelle était la meilleure armée du monde au temps de Napoléon ?

  • Réponse : C'était l'armée russe !

Car lorsque la Grande Armée a envahi la Russie, le 24 juin 1812, l'armée russe a reculé, reculé... Elle a attendu l'hiver. Il a neigé ; l'armée russe a contre-attaqué... et elle a gagné !

  • Et quelle était la meilleure armée du monde durant la deuxième guerre mondiale ?

Réponse : C'était l'armée soviétique !

Car quand la Wehrmacht a attaqué, le 22 juin 1941, l'armée soviétique a reculé, reculé... Elle a attendu l'hiver. Il a neigé ; l'armée soviétique a contre-attaqué... et elle a gagné !

  • Et aujourd'hui : quelle est donc la meilleure armée du monde ?

Réponse
C’est l’armée syrienne !
Explication
Car quand Tsahal a contre-attaqué, le 10 octobre 1973, l’armée syrienne a reculé, reculé… Elle a attendu l’hiver. Et actuellement… elle attend la neige !

Quelle est la question qui se poserait si le poète grec Homère venait à se réincarner de nos jours ?

Réponse
« L’Homère d’aujourd’hui vaut-il l’Homère d’alors ? »
Explication du calembour
Il résulte de lhomophonie entre la locution « l’Homère d’alors » et l’expression du registre argotique « Oh merde alors ».

Statue d'Homère réalisée en 1812 par le sculpteur français Philippe-Laurent Roland ( 13 août 1746 - 11 juillet 1816)

Statue d'Homère réalisée en 1812 par le sculpteur français Philippe-Laurent Roland ( 13 août 1746 - 11 juillet 1816)

"S'en aller la queue levée" et "Voir sa queue reluire".

Contrairement à ce que nombre d'entre vous pensez certainement, ces deux expressions n'ont en réalité aucune connotation grivoise.

Relevant du registre désuet, elle signifiaient autrefois "content et joyeux" et "éprouver de la fierté" (en relation avec un beau poil brillant).

À l'instar de la formule "Partir la queue entre les jambes" ou "S'en aller la queue entre les jambes", elles se référaient naturellement au comportement du chien.

Mais leur utilisation s'est aujourd'hui perdue, en raison du sens qu'à pris ce mot dans le registre argotique, où il désigne couramment la "verge".

Imaginez-vous, aujourd'hui, dire à vos amis, en parlant de votre enfant qui vient de brillamment obtenir son baccalauréat : "Mon époux voit sa queue reluire et s'en va la queue levée" !

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr

Quelle est l'onomatopée qui évite à la grenouille d'être sotte ?

 

Réponse
C’est « Grrr !« ! Parce que, sans elle, la « grenouille » devient « nouille » !
Explication du calembour
Il résulte de l’homonymie entre l’onomatopée « Grrrr » suivie du mot « nouille » et le mot « Grenouille » : si l’on ôte le « Grrrr »/ »gre » de « grenouille », il reste « nouille » (« imbécile » dans le registre familier) !

Grenouille

"De la merde dans les doigts", mon papa ?!

Nous sommes en juillet 2000. Ma fille aînée a 5 ans et nous passons des vacances à Saint-Martial-de-Nabirat (24), dans la maison de famille de mon père.

Bouteille de gaz

Lors de notre arrivée, les deux grosses bouteilles de gaz extérieures s'avérant vides, j'ai dû précipitamment aller en acheter une avant le dîner, au supermarché de la ville voisine.

Vanne d'arrêt avec papillon

Par ailleurs, ne parvenant pas à ouvrir l'eau, le papillon à faire pivoter se révélant totalement coincé, j'ai dû utiliser une clé à mollette et un marteau, que j'ai eu le malheur d'oublier de remettre en place dans l'atelier.

Arrivé à l'improviste, deux jours plus tard, mon père découvre ses outils au sous-sol, posés près du tuyau d'eau.

Furieux, il déboule dans le jardin, et m'apostrophe violemment, devant ma fille, alors en train de réaliser un grand dessin à son attention.

- "On n'a pas idée d'utiliser une pince et un marteau pour desserrer un papillon ! De toute façon t'as toujours eu de la merde dans les doigts !".

Choquée d'entendre son grand-père critiquer ainsi son "papa chéri d'amour", ma fille lui jette alors un regard noir et déchire aussitôt le dessin qu'elle lui destinait, avant de me regarder avec compassion.

Dans la soirée, mon père constate que la deuxième bouteille de gaz est vide et me demande si je suis allé en chercher une, car, dans son souvenir les deux étaient vides... Lui confirmant que c'était bien le cas, il m'invective à nouveau, me disant que si je n'étais pas aussi feignant, j'aurais changé les deux bouteilles et non une seule !

Habitué de longue date à ces sempiternelles réprimandes paternelles, je ne réplique même pas, tandis que mon père soulève la bouteille de gaz vide par la poignée et l'emmène vers sa voiture afin de la mettre dans le coffre.

C'est alors que ma fille, aux aguets, lui lance avec une rouerie confinant à la perfidie : "Et ben mon papa il a de la merde dans les doigts, mais, lui, il a porté l'autre bouteille avec un seul doigt !"...

L'avant-veille, en effet, pour répondre à sa question quant au poids de ce type d'objet, je lui avais montré que l'on pouvait éventuellement les soulever avec seulement un seul doigt si l'on était "fort comme son papa chéri d'amour" !

Même râté, je vous laisse imaginer combien j'ai apprécié le clin d'oeil complice de ma petite chérie.

Quand la différence de niveau de langage crée l'incompréhension...

Inquiet du comportement de son fils, un couple est venu avec son adolescent de 15 ans pour une consultation chez un pédopsychiatre.

Celui-ci reçoit d'abord le jeune homme en tête-à-tête, avant de faire entrer les parents afin de leur faire part de ses constatations.

- "J'ai discuté avec Donovan et je n'ai rien entendu de bien exceptionnel !

Certes votre fils vit actuellement une période charnière dans sa vie d'adolescent, ce qui l'amène à un comportement quelque peu compulsif, se traduisant notamment par une irrépressible tentation de procéder à de fréquentes manipulations de ses organes génitaux. Mais cela n'est en rien inquiétant, je vous rassure !'

- "Oh ben alors, docteur, v'là qui nous rassure bien ! Et nous qu'on croyait qu'i' s'tirait tout l'temps sur la nouille dans les chiottes !"...

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article "Ne dites pas à un québecois : J'adore les gosses, je joue tout le temps avec ; je suis très tactile !" et "Ne dites pas : S'palucher l'engin tout l'temps" !

"À mardi-gras, qui n'a pas de viande tue son coq. Qui n'a pas de coq tue sa femme".

J'adore ce vieux dicton en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme alimentaire, qui semble en apparence très politiquement incorrect et pousse-au-crime, sinon au "féminicide" ! -.

"Sa femme" désigne cependant, bien évidemment, la femme... du coq ; c'est à dire la poule !

Mais l'ambiguïté est évidemment voulue !

Ce dicton signifie donc, tout simplement, que lorsque l'on manque de viande on tue un coq ou une poule.