Pourquoi dire : "C'est le teenage movie par excellence" ?

Comme l'a déclaré la chroniqueuse cinéma de la chaîne de télévision publique française franceinfo, le 29 juillet 2020.

Et pas : "C'est le FILM D'ADOLESCENTS par excellence" ou  "C'est le FILM POUR ADOLESCENTS par excellence"!

Et même : "IL S'AGIT DU FILM D'ADOLESCENTS par excellence" ou "IL S'AGIT DU FILM POUR ADOLESCENTS par excellence" !

Voire, si l'on ne souhaite pas hausser son niveau de langue et rester dans le registre familier, utiliser les apocopes : "FILM D'ADOS" ou "FILM POUR ADOS".

La locution nominale anglaise "Teenage movie" (ou "Teen movie", par apocope) désigne un genre cinématographique majoritairement américain ayant à la fois l'adolescence comme sujet et les adolescents comme personnages et public.

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "It's a pleasure" ?

Le journaliste automobile et éditeur français François Allain

Comme l'a déclaré le journaliste automobile et éditeur français François Allain, le 27 février 2020, dans l'émission française (si, si !) "Vintage mecanic", de la chaîne de télévision française RMC Découverte, consacrée à la Chevrolet Camaro SS.

Et pas simplement, en français : "C'est un plaisir" !

Par peur d'être compris de tous les français ? Ou parce qu'aligner ainsi quatre mots d'anglais du registre familier lui procure l'illusion d'appartenir à une élite ?  Je reconnais me perdre en conjectures.

Parce que ce triste sire ne cesse de recourir ainsi, de façon récurrente, à des expressions anglaises, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Le big tour 2020 : une tournée qui mélange la French Tech, la French Fab, la French Touch, la French Generation" !

Tel est l'invraisable slogan qu'a osé nous infliger dans ses publicités télévisées de juillet 2020 BPI France, l'organisme français de financement et de développement des entreprises.

Et cela, afin de promouvoir une tournée, sur tout le littoral français, de 22 dates dans 21 villes, du 29 juillet au 19 septembre 2020, destinée à faire découvrir le savoir-faire entrepreneurial français.

Dire : "La grande tournée 2020 associe la Technologie française, la Fabrication française, la Patte française ET la Génération France" ne leur est apparemment pas venu à l'esprit.

Parce que tenter de compenser la médiocrité de son discours ou de ses propos en parlant anglais est pour moi l'apanage des sots et pour cet inqualifiable et insupportable ramassis d'anglicismes qui me donne la nausée, je leur décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Source : www.bpifrance.fr

Pourquoi dire : "J'raconte ma life" et "J'raconte toujours ma life" !

Affiche du spectacle de Donel Jack'sman "J'raconte ma life" (2006)

Comme l'a fait l'humoriste français Donel Jack'sman, qui a intitulé ainsi ses spectacles seul en scène de 2006 et 2011.

Et pas : "JE raconte ma VIE" et "JE raconte toujours ma VIE" !

Ce serait moins drôle, en écrivant en entier le mot "Je" et en n'utilisant pas le mot anglais "Life" ?

J'aimerais qu'il m'explique...

Affiche du spectacle de Donel Jack'sman "J'raconte toujours ma life" (2011)
Affiche du spectacle de Donel Jack'sman "J'raconte toujours ma life" (2011)

"C'est un" ou "C'est une" ne se prononcent pas "sè-un" ni "sè-une" !

Comme je l'entends malheureusement de plus en plus souvent dans les différents organes d'information.

Mais : "sè-TIN" et "sè-TUNE" !

La liaison se prononce, que diable !

On ne dit pas : "Être focus sur l'objectif" !

Le journaliste sportif français Giovanni Castaldi

Comme l'a déclaré, le 23 juillet 2020, le journaliste sportif français Giovanni Castaldi, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française "L'Équipe".

Mais : "Ils sont CONCENTRÉS sur l'objectif" !

"Être focus" n'est évidemment pas du français mais de l'anglais !

On ne dit pas : "Il n'est pas tant de porter un masque, encore faut-il bien le mettre et l'enlever" !

Comme l'a déclaré, le 20 juillet 2020, une journaliste de la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Mais : "CE n'est pas LE TOUT de porter un masque, encore faut-il bien le mettre et l'enlever" !

On ne dit pas : "Cela va continuer je suis certain" !

Comme l'a déclaré, le 20 juillet 2020, un journaliste de la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

Mais : "Cela va continuer, j'EN suis certain" ou "Je suis certain QUE cela va continuer" !

Pourquoi dire : "NIMBY", "Effet NIMBY", "Syndrome NIMBY" et même "Not In My Back Yard" ?

Et pas : "Pas chez moi" ou "Pas pour moi" !

L'acronyme anglais "NIMBY" et la locution adverbiale correspondante ("Not In My Back Yard") - apparus respectivement aux États-Unis d'Amérique dans les années 1980 et 1970 - signifient en effet "Pas dans mon arrière-cour".

Et ils sont généralement utilisés pour décrire soit l'opposition de résidents à un projet local d’intérêt général dont ils considèrent qu’ils subiront des nuisances, soit les résidents eux-mêmes. Le "nimbiste" désigne ainsi l'opposant à un projet d'aménagement motivé, non par une opposition de principe ou de nature environnementale, mais par l'emplacement de ce projet qui porte atteinte à son cadre de vie et à son patrimoine.

Le "syndrome NIMBY" désigne en particulier l'attitude des personnes voulant tirer profit des avantages d'une technologie moderne, mais refusant de subir dans leur environnement les nuisances liées aux infrastructures nécessaires à son installation. Progressivement, l’utilisation du terme NIMBY comme qualifiant péjoratif s’est adouci. Il est de plus en plus utilisé de manière neutre et analytique pour désigner les oppositions de riverains à l’implantation d’infrastructures nouvelles, perçues comme potentiellement nuisibles.

Ces oppositions peuvent viser : l’implantation de grands bâtiments, d’usines chimiques, de parcs industriels, de bases militaires, d’éoliennes, d’antenne-relais, d'antenne radioélectriques, de lignes à haute tension, de décharges ou de centres d'enfouissement, d’incinérateurs, de centrales nucléaires, de prisons, de centres d'hébergement et de réinsertion sociale, de stades, de lotissements et - c'est le cas le plus fréquent - de programmes d'amélioration de transport (nouvelles routes ou autoroutes, chemins de fer, ports, aéroports).

"NIMBY" peut également être utilisé, dans un sens figuré, afin de décrire les personnes prônant une certaine proposition (par exemple, des mesures d'austérité budgétaire, des augmentations d'impôts, des réductions d'effectifs), mais s'opposent à son application dès lors qu'elle exigerait un sacrifice de leur part.

Source : wikipedia.org

On n'écrit pas : "N'le balance pas" !

Affiche du refuge de la SPA (Société Protectrice des Animaux) de Gennevilliers (92) de juin 2019 "N'le balance pas".

Comme a pu le faire le refuge SPA (Société Protectrice des Animaux) de Gennevilliers (92) sur Facebook, le 26 juin 2019.

Mais : "NE LE balance pas" !

Et même, idéalement : "NE L'ABANDONNE pas" !

Parce qu'il me semble que de telles dérives ne sont - selon moi - pas admissibles à l'écrit, je leur décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".