On ne dit pas : "On peut penser qu'y a un peu moins d'monde à l'oreille" !

Le journaliste économique français Dominique Seux

Comme nous l'a asséné le journaliste économique Dominique Seux, le 8 mai 2019 sur la radio publique française France Inter, en évoquant le fait qu'il s'agissait d'un jour férié.

Mais : "On peut penser qu'IL y a un peu moins d'AUDITEURS à l'ÉCOUTE" !

Inutile de dire que ce n'est pas en proférant de telles absurdités que ce valet de l'ultra-libéralisme risque de remonter dans mon estime.

On ne dit pas : "À l'arrivée faut pas s'étonner de voir l'hôpital dans lequel il se trouve" !

Le journaliste français Bruno Jeudy

Comme l'a déclaré le journaliste français Bruno Jeudy, le 22 juillet 2020, dans l'émission "C dans l'air", sur la chaîne de télévision publique française France 5.

Mais : "À l'arrivée IL NE faut pas s'étonner de voir l'ÉTAT dans lequel L'HÔPITAL se trouve" !

À force de ne plus prononcer tous les mots et de construire ses phrases n'importe comment, je crains que l'on ne court le risque de être pouvoir compris.

Pardon : "De NE PLUS POUVOIR ÊTRE compris", bien sûr !

Parce que ce n'est pas la première fois que ses propos m'écorchent les oreilles et parce qu'il est un professionnel du verbe expérimenté, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "J'trouve les débats sont passionnants" !

Le journaliste sportif français Grégory Schneider

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Grégory Schneider, le 20 juillet 2020, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir" de la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "JE trouve QUE les débats sont passionnants" !

Parce que ce n'est pas la première fois que ses propos m'écorchent les oreilles et parce qu'il est un professionnel du verbe expérimenté, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "On continue d's'en parler dans quelques minutes" !

La journaliste française Bénédicte Le Chatelier

Comme l'a fait, le 20 juillet 2020, la journaliste française Bénédicte Le Chatelier, dans son émission "Le Club Le Chatelier", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais, à tout le moins : "On continue D'EN parler dans quelques minutes" !

Et, idéalement :"NOUS CONTINUERONS D'EN parler dans quelques minutes" !

On ne dit pas : "Les lavallois se mettent en risque de 135 euros" !

Florian Bercault, maire DVG (DiVers Gauche) de Laval (53)

Comme l'a déclaré le maire DVG de Laval (53), Florian Bercault, le 20 juillet 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Mais : "Les lavalois ENCOURENT UNE AMENDE de 135 euros" !

Comment un diplômé de l'IEP Paris ("Sciences Po") et HEC Paris peut-il s'exprimer aussi pitoyablement, sinon parce qu'il a été biberonné à la novlangue et que ce jeune élu "des territoires", récemment "arrivé en responsabilité" n'est plus "en capacité" de dire les choses telles qu'elles sont et de parler clairement, normalement.

Comme en aurait certainement été capable un jeune élu de province, récemment arrivé au pouvoir, il y a à peine 20 ans.

Pourquoi dire : "Avec "La guerre des boutons", dès 1962, Yves Robert avait plié le game" ?

L'actrice française Juliette Arnaud

Comme nous l'a asséné la chroniqueuse "littéraire" Juliette Arnaud, le 30 avril 2019, dans l'émission "Par Jupiter !", de Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek, sur la radio publique française France Inter.

Mais : "Avec La guerre des boutons, dès 1962, Yves Robert avait gagné la partie" !

On ne dit pas : "Vingt z'euros" ni "Cent z'euros" !

Comme je l'entends malheureusement souvent.

Mais : "vin-teu-ro" et "san-teu-ro" !

Et cela pour la bonne et simple raison que ces deux locutions nominales s'écrivent "Vingt euros" et "Cent euros".

Sans "s" après le "t".

On ne dit pas : "L'action a augmenté de deux points cinq pour cent" ou "Le titre a perdu un point six pour cent" !

Comme je l'entend malheureusement régulièrement dire dans les organes d'information.

Mais : "L'action a augmenté de deux VIRGULE cinq pour cent" et "Le titre a perdu un VIRGULE six pour cent" !

Et ces chiffres s'écrivent "2,5%" et "1,6%".

Et non "2.5%" et "1.6%", comme je le lis aussi souvent, hélas !

Il s'agit là d'anglais et non de français, sapelipopette !

"La glottophobie" ou "La discrimination linguistique".

Cet affreux néologisme, créé en 2008 par le sociolinguiste français Philippe Blanchet, désigne une forme de discrimination basée sur le langage, certaines langues, ou certains accents régionaux.

Ainsi, lorsque l'on sous-titre un locuteur africain s’exprimant pourtant dans un français très clair (comme dans "Le Petit journal Spécial Burkina Faso" du 21 septembre 2015, sur la chaîne de télévision française Canal +) ou lorsque l'on prononce de travers et de façon intentionnelle le prénom d’une personne d’origine étrangère.

Sources : wiktionary.org et blog.assimil.com

On ne dit pas : "Des cas plus ou moins graves selon l'avancée dans leur stade du COVID" !

Comme l'a déclaré un caporal-chef de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris), le 14 juillet 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Mais : "Des cas plus ou moins graves selon LEUR STADE D'AVANCEMENT DE LA maladie à coronavirus" !

Pour cet affreux charabia, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".