On ne dit pas : "Des petits gens" ou "Les petits gens" !

Comme je l'ai entendu dire, le 9 juin 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "Des petitEs gens" ou "Les petitEs gens" !

Cette locution nominale du langage courant désignant les personnes de condition modeste, les humbles, les gens de peu, relève en effet du féminin.

On ne dit pas : "Je voulais saluer les manifestations populaires parce que c'est ça qui ont permis (...)" !

La députée française LFI (La france Insoumise) Mathildle Panot

Comme l'a déclaré la députée LFI Mathilde Panot, le 12 juin 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu franceinfo.

Mais : "Je voulais saluer les manifestations populaires parce que CE SONT ELLES qui ont permis (...)" !

Mais ce n'est pas tout ! Car cette dame a ensuite enchaîné avec quatre autres phrases tout aussi ineptes :

  • "Il faut que le contrôle de l'IGPN doive être indépendant", au lieu de "Il faut que le contrôle de l'IGPN SOIT indépendant".
  • "S'il n'y a pas de justice qui sont fait sur ces cas (...)", au lieu de "SI justice N'EST PAS faitE DANS ces DIFFÉRENTS cas (...)". Enfin, je crois... ; car je peine à comprendre ce pitoyable verbiage...
  • "On ne peut pas se permettre de faire des actes qui (...)", au lieu de "On ne peut pas se permettre de COMMETTRE des actes qui (...)".
  • et enfin, pour finir en beauté, : "Perdre leurs oeils... pardon : leurs yeux", au lieu de "Perdre leurs YEUX". Mais énoncé directement, d'une seule traite ; sans bafouiller ni hésiter ! Comme le ferait n'importe quel francophone de plus de cinq ou six ans ne souffrant d'aucun retard mental.

Pour ce ramassis d'énormités débitées en moins de quatre minutes, je décerne sans hésiter à cette députée mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Et je m'interroge très sérieusement à propos de sa réelle capacité à exercer un mandat dont je la juge personnellement indigne.

On ne dit pas : "Pas applicable dans une date rapide" !

Comme l'a déclaré, le 04 juin 2020, la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

Mais : "Pas applicable AVANT LONGTEMPS" !

Parce que cette dame - pourtant haut-fonctionnaire, puis haut-dirigeant - s'exprime régulièrement comme un véritable analphabète et qu'elle nous a moult fois prouvé depuis son arrivée à ce poste, en mai 2017, qu'elle était rigoureusement incapable de s'exprimer correctement, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Le principal protagoniste" ni "Les principaux protagonistes" !

Comme je l'entends malheureusement souvent dire dans les organes d'information.

Mais, bien plus simplement : "Le protagoniste" et "Les protagonistes" !

Et cela pour la bonne et simple raison que le mot "Protagoniste" signifie déjà : personne jouant le premier rôle dans une affaire.

Les locutions nominales "Principal protagoniste" et "Principaux protagonistes" constituent donc des pléonasmes.

On ne dit pas : "Des entreprises qui font des plans socials" !

Et j'en passe !

Surtout lorsque l'on est secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances et diplômé de l'ENA - comme Agnès Pannier-Runacher - et que l'on a à sa disposition des collaborateurs pour vous aider à préparer vos interventions télévisées, comme cet entretien télévisé du 30 juillet 2019 sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI !

Mais plutôt : "Des entreprises qui font des plans sociaUX" !

Parce que l'on ne tolère pas une faute de grammaire aussi énorme chez un cancre de l'école primaire, et parce que cette dame a accumulé ce jour là les énormités (et encore : j'ai arrêté de l'écouter après à peine quelques minutes, ne pouvant en supporter davantage !) je lui décerne sans hésiter mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Jugez-en par vous-même à la lecture de mes autres articles relatifs à son intervention de ce jour là :

  • On ne dit pas : "Bah ça c'est pas acceptable" ni "Bah c'est dommage"!,
  • On ne dit pas : "Ils manifestent un doute sur la globalisation",
  • On ne dit pas : "On est en capacité de",
  • On ne dit pas : "Rester compétitif dans la compétition mondiale".

On ne dit pas : "Il fait preuve d'un certain nombre d'humilités" !

La journaliste française Apolline de Malherbe

Comme l'a lamentablement déclaré la journaliste française Apolline de Malherbe, le 13 avril 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

Mais : "Il fait preuve d'unE certainE humilité" !

Ainsi que l'a fort bien précisé l'un de mes lecteurs, Christophe Natu, dans son commentaire du 8 novembre 2020, figurant ci-après : elle voulait tellement placer l’expression "un certain nombre", dont certains (elle aurait dit "un certain nombre de personnes" !) pensent avoir besoin pour paraître sérieux et compétents, qu’elle en a commis ce contre-sens.

Elle savait naturellement que l’on dit "Il fait preuve d’une certaine humilité"... mais c'est son besoin de paraître qui a pris le dessus !

Il n'empêche : pour la sottise de cette déclaration, je lui décerne mon label de médiocrité "Fachés avec le français".

On ne dit pas : "Ce président, définitivement, ne sait pas faire court" !

Comme l'a lamentablement déclaré le journaliste français Bruce Toussaint, le 13 avril 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

Mais : "Ce président ne sait ABSOLUMENT pas faire court" !

C'est l'adverbe anglais "definitely" qui signifie "absolument" !

Je n'en peux plus de toutes ces personnes - au premier rang desquelles les journalistes, malheureusement - abreuvées d'anglais qui confondent la langue de Shakespeare et le français...

Parce que Bruce Toussaint ne peut pas ignorer qu'il commet là une faute, que je juge personnellement inadmissible, je lui décerne mon label de médiocrité "Fachés avec le français" !

On ne dit pas : "Un pléonasme redondant" !

Comme je l'ai malheureusement entendu dire un jour par un animateur de télévision analphabète désireux de se faire passer pour intellectuel en employant des mots dont il ignorait la signification...

Mais simplement : "Un pléonasme" !

Dire "Un pléonasme redondant" est en effet en soi un superbe exemple de pléonasme.

Et même de pléonasme tout particulièrement stupide, puisque, par essence même, un pléonasme EST redondant !

 

On ne dit pas : "Il a reconquéri son public" !

Comme l'a lamentablement déclaré, le 17 avril 2020, l'homme politique français Karim Zeribi, sur le plateau de la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

Mais : "Il a reconQUIS son public" !

Pour avoir prononcé une telle absurdité et parce qu'il n'a ni l'excuse d'être jeune (il est né en 1966) ni celle de l'inexpérience d'avoir à s'exprimer en public (il a été député européen de 2012 à 2014), je lui décerne mon label de médiocrité "Fachés avec le français".