On ne dit pas : "Correct ?" après une affirmation !

Comme l'a fait le journaliste français Laurent Goumarre dans son émission radiophonique "Le NRV (Nouveau Rendez-Vous)", le 6 juin 2019, sur la radio publique française France Inter.

Mais : "Exact ?".

"Correct ?" est un calque de la forme anglaise.

On ne dit pas : "Ce joueur a un bon jump" et encore moins "Il lui a manqué un p'tit peu d'jump" !

Comme l'a fait le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l'émission "La grande soirée", le 07 avril 2019, sur la chaîne télévisée française L'Équipe.

Mais : "Ce joueur a une bonne détente" ou "Il a manqué de détente !".

Parce ce que Dave Appadoo est coutumier du fait et accumule anglicismes et fautes de grammaire lors de ses interventions dans cette émission que je suis régulièrement, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

On ne dit pas : "Il peut, possiblement" !

Le journaliste sportif français Grégory Schneider

Comme l'a fait le journaliste sportif français Grégory Schneider, le 7 juin 2019, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir" de la chaîne de télévision française l'Équipe.

Mais : "Il peut, peut-être" !

Ce "Possiblement" n'est en effet qu'un lamentable calque de l'anglais "Possibly", qui signifie "Peut-être".

Parce que ce n'est pas la première fois que ses propos m'écorchent les oreilles et parce qu'il est un professionnel du verbe expérimenté, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On le sent vraiment très concerné !

C'est la sensation qui a été la mienne en entendant le journaliste économique ultralibéral Emmanuel Lechypre déclarer, le 25 août 2019, dans l'émission économique "Good morning business" : "À la rentrée 2017, Emmanuel Macron a augmenté les APL pour ceux qui les touchaient".

Car, faut-il le rappeler, les APL avaient été réduites et non augmentées !

Quel merveilleux lapsus que cette déclaration, qui trahit à merveille la pensée de ce journaliste, dont vous aurez deviné que je ne partage pas totalement les idées.

Contrepèterie. On ne dit pas : "Arriver à pied par la Chine", mais...

Contrepèterie
« Arriver à chier par la pine » !
Complément d'information
« Pine » est un mot du registre argotique désignant la « verge » (ou le pénis »).

Je confesse demeurer éperdu d'admiration pour la sagacité et le culot de la journaliste de la radio publique française France Inter ayant astucieusement réussi à caser cette superbe contrepèterie au cours d'un journal d'information matinal, à l'occasion d'un commentaire tout à fait sérieux sur le passage - à pied - d'un dirigeant chinois à Hong-Kong, via la frontière terrestre séparant les deux territoires.

On ne dit pas : "Faire des griefs" !

Comme l'a malheureusement déclaré Catherine Nayl, directrice de l'information de France Inter, le 25 janvier 2019, au micro d'Emmanuelle Daviet dans l'émission radiophonique "Le rendez-vous de la médiatrice", se félicitant de ce que les auditeurs prenaient la peine de contacter ses journalistes afin de leur faire part de leurs reproches concernant la couverture médiatique du mouvement des "Gilets jaunes", souvent jugée abusive.

Mais : "Faire grief" ou "Faire part de griefs" !

En raison de son niveau de responsabilité, du domaine dans lequel elle travaille (l'information), de ce qu'elle est une professionnelle du verbe, exerçant au plus haut niveau et donc, à ce titre, entourée d'une équipe de spécialistes de la communication dont certains l'aident à préparer ses interventions, ainsi que du cadre dans lequel elle a sorti cette formule (entretien préalablement préparé), je lui décerne sans hésiter mon label "Fâchés avec le français" !

On ne dit pas : "Y a des moments que moi ch'uis un peu d'accord" !

Comme l'a "déclaré l'artiste et programmateur musical français "Kiddy Smile", dans l'émission radiophonique française "Par Jupiter", de Charline Van Hoenacker et Alex Vizorek, sur France Inter, le 6 juin 2019.

Mais (du moins, je pense, car la pertinence du charabia de ce personnage m'échappe peut-être, hélas !) :

"IL y a des moments que, personnellement, j'approuve" !

Pour l'incommensurable bêtise de cette déclaration, je lui décerne sans hésitation mon label de médiocrité "Fâchés avec le français" !