Ne dites pas : "Dix, quinze minutes, c'est un peu short" !

Comme l'a fait le médecin généraliste français Vincent Valinducq, le 13 septembre 2019, dans l'émission radiophonique française "Grand bien vous fasse !" d'Ali Rebeihi, sur la radio publique française France Inter.

Mais : "Dix, quinze minutes, c'est un peu COURT" !

Pour cet anglicisme ainsi que pour son utilisation répétée de l'anglicisme "Juste" au sens de "Simplement" ou "Vraiment" dans la minute qui a suivi, je lui décerne mon label "Fâchés avec le français" !

On ne dit pas : "Les français sont très contents de pouvoir dire : "Exit l'année 2018" et "Welcome l'année 2019 !"".

Comme l'a fait le journaliste Florian Tardif sur la chaîne télévisée française d'information en continu CNews, le  1er janvier 2019.

Mais : "Les français sont très contents de pouvoir dire : "Au revoir à l'année 2018" et "Bienvenue à l'année 2019"" !

On ne dit pas : "Une baseline" ni "Ça pourrait être la baseline de ce film" !

Comme l'a déclaré l'animateur de radio et de télévision français Nagui, le 9 septembre 2019, dans l'émission radiophonique française "La bande originale", sur la radio publique française France Inter.

Mais : "CELa pourrait être la SIGNATURE de ce film" !

La "Baseline" d'une marque est en effet, la ligne de texte située au bas d'une annonce publicitaire, d'une publication ou d'une affiche. Il s'agit de la phrase qui souligne l'annonce publicitaire de la marque. Elle est le plus souvent écrite en caractères gras, de manière à inspirer une conclusion et est en principe accompagnée du nom de la marque ou du logo de l'annonceur.

C'est l'assise, la "signature", du texte qui la précède, voire celle de l'annonce.

L'arrêté du 10 octobre 1985 relatif à l'enrichissement du vocabulaire de l'audiovisuel et de la publicité recommande l'utilisation du terme "Signature".

Pour l'ensemble de son oeuvre, et notamment des anglicismes dont il ne cesse d'user et abuser à longueur d'émission, Nagui est un indéfectible lauréat de mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Source : www.e-marketing.fr

On ne dit pas : "On revient sur cette fameuse, Pascale, première année de médecine" ni "Ce réalisateur passionné par le monde, Pascale, de la médecine" !

Comme l'a fait un jour Naïma Bencheman, la chroniqueuse culture de la matinale de la chaîne télévisée française d'information en continu LCI, s'adressant à la journaliste Pascale de la Tour du Pin.

Mais : "On revient, Pascale, sur cette fameuse première année de médecine" et "Ce réalisateur passionné par le monde de la médecine" !

On ne dit pas : "Une star très connue" !

Comme l'a déclaré le journaliste français Périco Légasse, le 11 septembre 2019, dans l'émission télévisée française "Le grand débat", sur la chaîne télévisée française LCI.

Mais, simplement, : "Une star" et, mieux encore, "Une immense vedette" !

On ne dit pas : "Pallier à (quelque chose)" !

Comme je ne cesse de l'entendre, alors même qu'il s'agit là de l'un des barbarismes les plus couramment décriés !

Mais : "Pallier (LEDIT QUELQUE CHOSE)" !

On dit ainsi : "Pour pallier LE vieillissement de leur population, les japonais ont cherché à développer les robots plus que n'importe quelle autre pays".

Et pas :

  • "Je pallie à cette absence de repère", comme l'a fait l'actrice française Audrey Dana, qui venait à peine de se lancer en littérature (son premier livre "famille" est sorti le 16 janvier 2019), le 26 janvier 2019, dans l'émission radiophonique française d'Emmanuel Khérad "La librairie francophone", sur la radio publique française France Inter.
  • "Pallier à des blessures", comme l'a fait le journaliste français Étienne Moatti, le 11 septembre 2019, dans l'émission télévisée française "L'Équipe du soir", sur la chaîne télévisée française L'Équipe.
  • "Pour justement pallier à cet isolement", comme l'a fait la secrétaire d'État Sophie Cluzel, le 19 mars 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

On ne dit pas : "Les transports en public" !

Comme l'a fait le photographe français Raymond Depardon, le 4 juin 2019, dans l'émission radiophonique française "L'heure bleue", de Laure Adler, sur la radio publique française France Inter.

Mais : "Les transports publics" ou "Les transports en commun" !

Parce que ce n'est pas la première fois que je l'entends ainsi massacrer le français, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".