On ne dit pas : "Dans c'cas là, comment qu'ça s'passe ?" !

Comme j'ai pu, malheureusement, l'entendre dire par un journaliste, le 29 février 2020, sur la chaîne de télévision française publique d'information en continu Franceinfo.

Mais, à tout le moins, : "Dans cE cas là, comment EST-CE quE ça sE passe ?" !

Et, idéalement, : "Comment CELa sE passe-T-IL dans cE cas là,?" !

Parce que je pense qu'il n'est pas tolérable que des gens instruits et diplômés - comme le sont les journalistes - s'expriment de cette façon sur une chaîne publique d'information, je décerne à ce monsieur mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

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"Ça fait parler".

Tel est le titre d'une émission de la chaîne de télévision française d'information en continu LCI, présentée par Julie Hammett et diffusée les samedi et dimanche soir, de 20 à 22 heures...

Mais comment peut-on oser concevoir pareil titre ?

Pourquoi pas "Quoi c'est qu'est-ce qu'on cause" tant qu'ils y sont !

Et ce n'est pas tout ! Car imaginez-vous que le site de la chaîne présente cette émission comme "Le rendez-vous de Julie Hammett : un talk de décryptage de l’actu de la semaine et des petites phrases politiques du week-end".

Je ne supporte plus cette façon de constamment dégrader le niveau de langue moyen utilisé dans les organes d'information français.

Et pour cela, je décerne à ces personnes mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Et à la fin c'est les factures qui brûlent les doigts" !

Comme j'ai pu l'entendre en mars 2020 dans une publicité radiophonique pour Énergies E. Leclerc

Mais : "Et à la fin CE SONT les factures qui brûlent les doigts" !

Parce que je trouve inadmissible de diffuser sur les ondes des messages publicitaires entâchés de fautes de grammaire aussi importantes, je décerne à cette société mon label de médiocrité "Fâchés avec le français !

"Hein".

Je ne supporte plus ce tic de langage, de plus en plus répandu parmi les journalistes de notre pays, qui consiste à remplacer les virgules et point-virgules de leurs textes par autant de "hein".

Si vous ne l'avez pas encore remarqué, je vous promets que vous allez très rapidement, comme moi, être exaspéré par cette façon de parler, qui se veut naturelle et "grand public", mais relève en réalité d'un registre populaire n'ayant pas sa place, selon moi, dans la bouche d'un journaliste, dont on peut attendre qu'il s'exprime dans un français sinon soutenu au moins courant.

Pourquoi dire : "Impacté" ou "Impacter" !

Comme je l'entends dire actuellement à longueur de temps par la plupart de nos journalistes ou dirigeants.

Et pas : "Affecté, "Touché", "Modifié" et "Affecter", "Toucher", "Modifier" ou "Avoir des conséquences" !

Le substantif masculin "Impact", désignant en effet le choc d’un projectile contre un corps, ou la trace, le trou qu’il laisse, ne peut s’employer - au sens figuré - que pour évoquer un effet d’une grande violence.

Mais on ne saurait pour autant en faire un simple équivalent des mots "Conséquence", "Résultat" ou "Influence".

C’est donc parfaitement à tort que l’on a, en s’inspirant de l’anglais, créé la forme verbale "Impacter" pour dire "avoir des conséquences, des effets, de l’influence sur quelque chose".

www.academie-francaise.fr

On ne dit pas : "Le but de mon travail À MOI C'est de" !

Logo de la société Mutuelle de Poitiers Assurances

Comme je l'ai entendu hier soir dans la publicité télévisée de la société "Mutuelle de Poitiers Assurance" : il s'agit d'un pléonasme n'ayant pas sa place sur nos écrans.

Mais : "Le but de mon travail EST DE" !

Comment peut-on espérer que les français parlent correctement en laissant diffuser chaque jour davantage de telles publicités.

Pour cette raison, je décerne à cette société mon label de médiocrité "Fachés avec le français" !

Pourquoi dire : "Ma plus grosse crainte c'est un fight" ?

Le journaliste sportif français Olivier Ménard

Comme l'a déclaré, le 19 janvier 2018, au journal l'Équipe, le journaliste sportif français Olivier Ménard, présentateur de l'émission vespérale "L'Équipe Du Soir", de la chaîne de télévision française L'Équipe.

Et pas : "Ma plus grosse crainte c'est une dispute verbale !" ou "Ma plus grosse crainte c'est une altercation !"

 

On ne dit pas : "C'est une situation qui s'empire" !

Comme l'a dit, le 24 mars 2020, Patrick Chamboredon, président de l'ONI (Ordre National des Infirmiers), sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

Mais : "LA situation EMPIRE" !

Ou alors : "Cela empeste de plus en plus" ! Mais je ne pense que cela soit ce que souhaitait dire ce pauvre monsieur.

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre les formes conjuguées « S’empire » et « Sent pire ».

Parce que ses fonctions font qu'il devrait au moins savoir s'exprimer correctement, je décerne à M. Chamboredo mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Pourquoi je ne parviens plus à écouter s'exprimer la journaliste française Ruth Elkrief, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

La journaliste française Ruth Elkrief

Ayant voulu suivre son émission le 24 mars 2020, je n'ai pu tenir davantage que 5 minutes, après l'avoir entendu aligner les énormités suivantes :

  • "C'est la première fois qu'y en a autant en 24 heures de plus" au lieu de "C'est la première fois qu'IL y en a autant EN plus en 24 heures" !
  • Il est rev'nu sur les tests qui allaient augmenter" ! au lieu de "Il A RAPPELÉ QUE LE NOMBRE DE tests ALLAIT augmenter".
  • "Là y a un coup d'accélérateur" ! au lieu de "Là IL y a un coup d'accélérateur".
  • "On est sur une réduction drastique de l'offre de TGV" ! au lieu de "NOUS FAISONS FACE À une réduction DRACONNIENNE de l'offre de TGV".

Cette façon permanente d'aussi mal s'exprimer est inacceptable à mes yeux pour une personne de son âge (elle a un an de plus que moi, qui suis né en 1961), très diplômée (IEP, DEA en études politiques, CFJ !) et professionnelle du verbe depuis 1985.

Pour toutes ces raisons, je lui décerne donc mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

Pourquoi écrire : "Newsroom", "Daily" et "Work" ?

Comme le fait la chaîne de télévision française d'information en continu LCI sur son site internet, pour trois de ses dix onglets.

Et pas, par exemple, : "Actualité",  "Vie quotidienne" et "Emploi" !

Pour ces mots anglais - au surplus mal choisis et ne correspondant à rien en anglais - je leur décerne sans hésiter mon label de médiocrité "Fâchés avec le français" !