Ne dites pas : "Une prestation" et encore moins "Une presta" pour évoquer le fait de se produire en public et de montrer ses talents !

Comme l'a fait l'animateur français Cyril Hanouna, le 5 décembre 2019, dans son émission vespérale "Touche pas à mon poste", sur la chaîne télévisée française C8, à l'instar de nombre de ses collègues animateurs ou journalistes.

Le mot "Prestation" ne désigne en effet en aucune façon le fait de se produire en public et de montrer ses talents :

  • que ce soit dans le domaine du spectacle, puisqu'il s'agit alors d'une "Exhibition",
  • ou dans le domaine des sports, puisqu'il s'agit alors d'une "Performance".

Mais, selon le contexte ou les circonstances, :

  • l'action de fournir ou d'accomplir,
  • ou le résultat de cette action, le service ainsi fourni.

Pourquoi dire : "So what ?" ?

Comme l'ont ridiculement fait, par exemple :

  • l'écrivain français Philippe Besson, le 26 octobre 2019, dans l'émission "On est pas couché" sur la chaîne de télévision publique française France 2,

L'écrivain français Philippe Besson

  • ou le journaliste français Guillaume Bigot, le 19 juin 2021, dans l'émission "La matinale Week-End", sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Le journaliste français Guillaume Bigot

 

Et pas simplement: "Et alors ?" !

On ne dit pas "L'incendie est sous contrôle" !

Ainsi que je l'ai entendu dans le journal de 9H, le 14 décembre 2019, sur la chaîne radiophonique nationale France Inter.

Mais : "L'incendie est MAÎTRISÉ" ou "Les pompiers ont la situation en main" !

La forme "Sous-contrôle" relève de l'anglais et non du français.

On ne dit pas : "N'importe quel auditeur i' peut " !

Comme l'a déclaré le syndicaliste CGT français Thomas Vacheron, le 2 décembre 2019, dans l'émission "Le téléphone sonne", sur la chaîne radiophonique publique française France Inter.

Mais : "N'importe quel auditeur peut" !

Cela vous évitera d'avaler le pronom de la troisième personne du singulier masculin "Il"... et surtout de commettre un lamentable pléonasme.

Pour ces deux raisons je décerne à ce monsieur mon label de médiocrité "Fâchés avec le français" !

On ne dit pas : "Vous savez c'est quoi l'étape qu'il a franchie ?" !

Le journaliste sportif français Dave Appadoo

Comme a pu le déclarer, le 2 décembre 2019, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l'émission vespérale d'Olivier Ménard, "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française "L'Équipe".

Mais : "Vous savez qu'elle étape il a franchie ?" !

Je suis véritablement abasourdi d'entendre désormais quotidiennement des phrases aussi mal construites dans la bouche de journalistes expérimentés, là où de telles formules n'auraient pu être utilisées il y a encore 20 ans que par des personnes d'origine étrangère ou issues d'un milieu très populaire, ayant du cesser leurs études à 16 ans et n'ayant jamais l'occasion de s'exprimer autrement qu'entre elles seules.

Parce que Dave Appadoo est coutumier du fait et accumule anglicismes et fautes de grammaire lors de ses interventions dans cette émission que je suis régulièrement, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Moi-même, j'ai été à Strasbourg" !

L'avocat et homme politique français Robert Badinter

Comme l'a déclaré l'avocat français Robert Badinter, le 25 avril 2019, dans l'émission radiophonique de Laure Adler "L'heure bleue", sur la chaîne publique française France Inter.

Mais, tout simplement : "Je suis allé à Strasbourg" !

Je suis proprement effaré par le nombre de personnalités publiques - y compris de premier plan - qui continuent de commettre ce solécisme : "J'ai été" (quelque part), en lieu et place de "Je suis allé" (quelque part) !

Et je totalement affligé de constater que même un professionnel du verbe de premier ordre, tel que l'ancien garde des Sceaux de François Mitterrand et président du Conseil constitutionnel, se laisse aller à de telles dérives linguistiques, ajoutant au surplus un joli pléonasme ("Moi-même je" en lieu et place de "Je") à son solécisme.

C'est donc uniquement par respect pour son parcours et son grand âge que je m'abstiendrai de lui décerner mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Poser problème" ni "Poser question" !

Mais : "Poser UN problème" et "AMENER À S'INTERROGER" !

Sur le même thème, je vous recommande également la lecture de mon article "On ne dit pas : "Faire problème" ni "Faire sens" !".

On ne dit pas : "C'qui lui empêche pas d'faire des dégâts" !

Comme le déclare l'historien français Tristan Lecoq dans le documentaire français de la série "Les mensonges de l'histoire", réalisé en 2016 par Bénédicte Delfaut, "Le naufrage du Lusitania", rediffusé en novembre 2019 sur la chaîne télévisée française RMC Story.

Mais : "CE qui NE L'empêche pas dE faire des dégâts" et mieux encore "CE qui NE L'empêche pas d'OCCASIONNER des dégâts" !

Parce que ce monsieur est professeur agrégé et qu'il ne s'exprime pas là de manière impromptue, je lui décerne pour cet immonde charabia mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".