"Sur la Canebière", "Sur le Vieux-Port" ou "Sur le Prado".

La ville de Marseille (13)

Ces différentes locutions adverbiales du langage courant signifient toutes trois : à Marseille (13).

  • "La Canebière" est une célébre avenue du centre de Marseille (13) mesurant 1 km, qui va de l'église des Réformés au Vieux-Port.
La Canebière, à Marseille (13), autrefois
La Canebière, à Marseille (13), autrefois
La Canebière, à Marseille (13), aujourd'hui, vue depuis le Vieux-Port
La Canebière, à Marseille (13), aujourd'hui, vue depuis le Vieux-Port
  • "Le Vieux-Port" est, comme son nom l'indique, le plus ancien port de Marseille (13), ainsi que le centre historique et culturel de la ville depuis sa fondation sur ce site durant l'Antiquité.

Point d'aboutissement de la Cannebière, le Vieux-Port était le centre économique de Marseille jusqu'au milieu du XIXe siècle, ouvert sur le commerce de la mer Méditerranée puis des colonies françaises.

Les activités portuaires de commerce furent ensuite déplacées vers d'autres sites plus au nord : les bassins de l'actuel GPMM (Grand Port Maritime de Marseille), précédemment connu comme PAM (Port Autonome de Marseille).

Le "bassin du Vieux-Port" est aujourd'hui un port de plaisance, partagé entre les quartiers Hôtel-de-Ville (2e) au Nord, Opéra (1er) au Sud-Est, Saint-Victor (7e) au Sud et Le Pharo (7e) au Sud-Ouest.

Ce symbole de la ville de Marseille est également :

    • un lieu de rassemblement populaire, en particulier les soirs de rencontres sportives, et surtout lorsque l'Ohème joue,
    • un pôle d'échanges de transport, avec une station de métro, de nombreux bus et plusieurs services maritimes dont le ferry boat,
    • et une place de marché, puisqu'on peut y retrouver, plusieurs fois par semaine, une vente directe de poisson frais.

Il est de nos jours ancré dans la culture populaire comme servant de cadre principal à la Trilogie marseillaise de Marcel Pagnol, avec les figures de César et Marius au "bar de la Marine", et celle de Fanny, la belle poissonnière amoureuse de Marius.

Le Vieux-Port de Marseille (13)

 

  • et "L'avenue du Prado" est l'un des rares grands axes marseillais.

Située dans les 6e et 8e arrondissements, c'est une large avenue en équerre, d'environ 60 m par 3 400 m, qui prolonge la rue de Rome à partir de la place Castellane jusqu'au rond-point du Prado puis change de direction pour conduire à la statue de David à la plage du Prado.

L'avenue du Prado, à Marseille (13)
L'avenue du Prado, à Marseille (13)

Source : wikipedia.org

 

Pourquoi dire : "Un citytrip", "Un city-trip" ou "Un city trip" ?

Publicité pour un "city trip" à La Rochelle (17)

Et pas : "Un parcours découverte citadin" ou "Un séjour découverte citadin" !

C'est évidemment nettement plus long, je vous le concède. Mais vous continuez ainsi à parler français et non anglais.

Concrètement il s'agit d'un séjour de courte durée à teneur touristique, organisé pour découvrir un maximum de hauts lieux d'une ville.

Un panneau d'affichage d'aéroport à destination de différentes grandes villes européennes

Source : www.linternaute.fr

 

Le premier nom de la ville de New York n'était pas "Nieuw Amsterdam" ("Nouvelle Amsterdam") mais "Angoulesme" ("Angoulême") !

L'île de Manhattan, à New York

Et cela du 17 avril 1524 jusqu'en 1634, c'est à dire durant plus d'un siècle...

Étrangement, très peu de gens, sinon quelques historiens érudits et spécialistes, connaissent cette histoire ; et cela aussi bien dans notre pays qu'aux États-Unis d'Amérique. Et à Angoulême (16) tout autant qu'à New York !

Trouver la route des Indes et de la Chine

Au milieu du XVe siècle, les monarques portugais et espagnols profitent d'une accalmie des guerres en Europe pour lancer des expéditions maritimes chargées d'explorer et de cartographier la Terre et surtout de trouver de nouvelles voies de commerce avec les Indes et la Chine.

Les Portugais privilégient l'océan Indien, tandis que l'italien Christophe Colomb, financé par les Espagnols, est le premier à explorer le continent américain, à partir de 1492.

La France, pourtant dotée de grandes façades maritimes et d'excellents marins, reste à l'écart jusqu'au début du XVIe siècle. Mais la découverte de Terre-Neuve par un armateur de Dieppe, Jean Ango, et les trésors rapportés d'Amérique à Charles Quint, son grand rival, persuadent François Ier de s'intéresser au Nouveau Monde.

Le roi de France François 1er, comte d'Angoulême
Le roi de France François 1er, comte d'Angoulême

"Manhattan" fondé sous le nom de "Terre d'Angoulesme"

Le navigateur florentin Giovanni da Verrazano, fondateur de la ville de New York, baptisée "Angoulesme" ("Angoulême") en hommage au roi de France François 1er, comte d'Angoulême, qui lui avait fourni son navire, la Dauphine
Le navigateur florentin Giovanni da Verrazano, fondateur de la ville de New York, baptisée "Angoulesme" ("Angoulême") en hommage au roi de France François 1er, comte d'Angoulême, qui lui avait fourni son navire, la Dauphine

En 1523, il met donc à la disposition d'un navigateur italien, Giovanni da Verrazano, son vaisseau royal La Dauphine, afin qu'il explore la côte Atlantique, depuis la Floride jusqu'à Terre-Neuve ; le financement de l'expédition étant cependant majoritairement assuré par de grandes familles italiennes. Verrazzano met moins de deux mois à atteindre la Caroline. Il poursuit vers le Nord et mouille, le 17 avril 1524, dans une grande baie en eaux profondes, entourée d'une bande de terre qui la protège.

Carte de la baie de New York et de Manhattan, baptisés "Baie Sainte-Marguerite" et "Angoulesme" ("Angoulême"), en avril 1524, par le navigateur florentin Giovanni da Verrazzano, en hommage au roi François 1er, compte d'Angoulême, et à sa soeur Marguerite de Valois
Carte de la baie de New York et de Manhattan, baptisés "Baie Sainte-Marguerite" et "Angoulesme" ("Angoulême"), en avril 1524, par le navigateur florentin Giovanni da Verrazzano, en hommage au roi de France François 1er, compte d'Angoulême, et à sa soeur Marguerite de Navarre

Il les baptise "Baie Sainte-Marguerite" et "Terre d'Angoulesme", en hommage à son commanditaire le roi François Ier, comte d'Angoulême et frère de Marguerite de Navarre, née Marguerite d'Angoulême. Aujourd'hui, elles ont pour nom "Baie de New York" et... "Manhattan" !

Marguerite de Navarre, soeur du roi de France François 1er
Marguerite de Navarre, soeur du roi de France François 1er

Jusqu'à la colonisation par les Hollandais en 1624, ces terres situées au sein d'un territoire plus vaste, nommé par Verrazano "La nuova Francia" ("La nouvelle France"), porteront donc ces noms faisant référence aux Valois et à leur berceau, Angoulême (16).

Des preuves écrites conservées jusqu'à aujourd'hui

Verrazano, a rédigé un compte rendu de son expédition adressé au roi François 1er. Mais celui-ci était à l'époque engagé dans les guerres d'Italie, et un moment retenu prisonnier par l'empereur Charles Quint. Il est donc hautement probable qu'il n'ait jamais eu connaissance de cette missive. Prudent, le navigateur avait toutefois pris soin de relater également son expérience à ses financiers italiens. Et l'on possède toujours aujourd'hui ce second manuscrit, acquis, en 1911 par le banquier et collectionneur JP Morgan.

Au Musée de la Ville de New York, un globe fabriqué à Rome en 1542, récapitulant toutes les expéditions de Verrazano, atteste également de cette découverte et de ces noms français.

Enfin, l'étonnante façade de l'immeuble Alwyn Court, à l'angle de la 7e avenue et de la 58e rue, à Manhattan, ornées d'innombrables salamandres (l'emblème du roi François 1er) et fleurs de lys (l'emblème de la monarchie française) continue de rendre hommage au roi qui donna son prenier nom à l'île de Manhattan.

Immeuble Alwyn Court, à l'angle de la 7e avenue et de la 58e rue, à Manhattan, ornées d'innombrables salamandres (l'emblème du roi François 1er) et fleurs de lys (l'emblème de la royauté française).

Alors pourquoi le nom d'Angoulême n'est-il pas resté dans la mémoire collective ?

Verrazano, à la recherche d'un passage rapide vers l'Asie, n'a jamais eu pour ambition de coloniser ce territoire : il n'a donc ni planté de drapeau à fleur de lys, ni décrété qu'il revenait au royaume de France, ni même essayé de l'acheter aux amérindiens Lénapes qui l'habitaient.

Ce que feront, en 1634, les colons hollandais qui s'y établiront, changeant le nom d'"Angoulesme" en "Nieuw-Amsterdam".

Par ailleurs, la faible communauté française de New York n'a jamais cherché à faire connaître ces faits historiques, à la différence de l'énorme communauté italo-américaine qui a fait de Verrazano le fondateur de la ville et obtenu que l'on donne son nom au célèbre pont Verrazano-Narrows enjambant la baie de New York, inauguré en 1964 et que l'on voit chaque année lors du marathon de New York.

Le pont Verrazzano-Narrows, inauguré en 1964
Le pont Verrazzano-Narrows, inauguré en 1964

Enfin, aucun élu d'Angoulême (16) n'a malheureusement cherché à poursuivre le dialogue entamé en 1952 par le maire de New York James O'Brien, qui avait aimablement invité son homologue français à venir inaugurer une statue du navigateur florentin Verrazano, sur le socle de laquelle figurait expressément le nom d'Angoulême, comme étant le premier porté par la ville de New York...

Sources : France 3 et www.lesechos.fr Véronique Le Bris le 13 septembre 2019

De quelle localité française sont originaires "Un aquisextain" et "Une aquisextaine" ou "Un aquisestain" et "Une aquisestaine" ?

Réponse
D’Aix-en-Provence (13), dont le nom latin était « Aquae Sextius » (« Les eaux de Sextius », du nom de Gaius Sextius Galvinus, le fondateur de la ville, en 122 av J.-C.).

De façon assez étonnante, nul n’emploie pourtant ces deux vocables, la forme « Un aixois » ou « Une aixoise » étant systématiquement utilisée !

Et cela, alors même qu’elle est source de confusion avec les habitants de plus d’une demi-douzaine d’autres localités françaises, au premier rang desquelles la ville d’Aix-les-Bains (73).

"Le nouveau continent" et "Le nouveau monde".

Les Amériques : du Nord et du Sud

Ces deux locutions nominales masculines appartiennent au registre désuet.

Et elles désignent : l'Amérique.

Ou, plus précisément : les Amériques.

Et cela, par opposition au "Vieux continent" (l'Europe) et à l'Ancien Monde connu jusqu'au XVIe siècle : l'Europe, l'Afrique et l'Asie.

Elles furent employées au XVIe siècle à propos des terres découvertes par les Européens au-delà de l'océan Atlantique, lorsqu'il devint évident que ce que l'on appelait jusque-là "les Indes occidentales" était en fait un continent jusque-là inconnu.

Lequel sera finalement nommé "Amérique" par le cartographe allemand Martin Waldseemüller, dans son planisphère de 1507, en l'honneur de l'explorateur italien Amerigo Vespucci.

Source : www.linternaute.fr