J’ai rassemblé dans ce chapitre l’ensemble de mes articles consacrés aux noms propres : qu’il s’agisse des noms, prénoms, pseudonymes ou surnoms de personnalités, jusqu’au noms de marques, sociétés ou enseignes, en passant par les noms de lieux, de personnages, de héros, de figures mythologiques ou de dieux.
Nombre total d’articles prévus dans ce chapitre : 9 210
Il s'agit dunom de plume du scénariste de bande dessinée belge Philippe Vandevelde, né le 24 février 1957 et mort le 5 octobre 2019.
Il a repris, avec Janry, la série de bande dessinée belge "Spirou et Fantasio", de 1982 à 1998.
Et il est, notamment, le créateur, en 1983, avec Janry, de la série "Le Petit Spirou" ainsi que de la série "Soda", successivement dessinée, à partir de 1985, par Luc Warnant, Bruno Gazzotti (tome 3 à 12) et Dan Verlinden (tome 13).
Il s'agit du surnom de la marque automobile française"Renault", fondée en 1898 par les trois frères Louis, Marcel et Fernand Renault.
La société voit le jour sous le nom de "Renault-Frères". A l’époque, pas de losange pour logo, mais deux "R" entrelacés dans un médaillon "art nouveau".
Du moins sur les documents internes, car sur les premières autos on distingue seulement le nom "Renault-frères" et les initiales "LR" (pour Louis Renault), gravées dans le moyeu des roues.
En 1906, le médaillon est remplacé par un engrenage à l’effigie de la Renault victorieuse du premier Grand Prix de l’ACF (Automobile Club de France).
Louis Renault, désormais seul à la tête de l’entreprise, la renomme "Société des Automobiles Renault" en 1910.
Après la Première Guerre Mondiale, le logo reprend la silhouette du char FT17, produit par le constructeur pour les Alliés.
En 1922, l’entreprise devient "Société Anonyme des Usines Renault".
C’est en 1923 que Louis Renault décide de doter ses voitures d’un emblème de proue. Une façon de mieux identifier ses autos. On met alors une grille ronde avec le nom de "Renault" inscrit au centre. Une grille qui cache par ailleurs l'avertisseur sonore. Adapté à la forme particulière des capots Renault dits "Alligator"(en forme de museau de crocodile), le logo se répartit de part et d’autre de l’arête centrale.
Puis le logo rond prend des angles et dès 1924, il apparaît à l’avant de la berline haut de gamme 40 CV Type NM. Un symbole géométrique qui est définitivement adopté dès 1925. On le trouve notamment sur les véhicules les plus sportifs et luxueux.
La nationalisation de l’entreprise, le 16 janvier 1945, et le changement de statut qui en découle font apparaître la mention "Régie Nationale" de la nouvelle appellation ("Régie nationale des Usines Renault"). En 1946, le jaune apparaît dans le sigle et devient la couleur de l’entreprise.
Jusque dans les années 1970, ce logo évoluera peu, si ce n’est en 1959 (à partir de la Renault 4), avec la disparition de la mention "Régie nationale" dans le Losange.
En revanche en 1972, c’est la révolution : Renault décide d’épurer son emblème et fait appel au peintre et plasticien Victor Vasarely. Le père de l’art optique, aidé de son fils Yvaral, fait disparaître le nom Renault du logo et imagine un losange doté de stries parallèles. Ce nouveau Losange apparaît pour la première fois sur la Renault 5 !
1992 : au logo de Vasarely est préféré un "blason" plus simple, plus massif et en relief. De plus le nom de "Renault" réapparaît sous le Losange dans les publicités.
En 2004, il se déplace sur le côté droit.
Pour revenir sous le Losange en 2007.
Et avec une identité graphique se voulant plus raffinée et une nouvelle police de caractères, en 2015.
Sources : https://www.france-pittoresque.com et Autoplus du 24/08/2015
Ce surnom désigne, selon le contexte, deux personnalités totalement différentes :
il s'agit tout d'abord du surnom de l'aventurier belge Guillaume de La Marck, seigneur de Lumain et de Schleiden, né vers 1446 et mort exécuté le 18 juin 1485.
Fils de Jean, sire d'Arenberg et de Sedan, et d'Anne de Virnenbour, il est un des plus puissants seigneurs de la Principauté de Liège (Belgique).
Et ce protégé du roi de France Louis XI est également surnommé "Guillaume à la barbe".
mais également du joueur international de football français Roger Marche, né le 5 mars 1924 et mort le 1 novembre 1997.
Également surnommé "Le vieux lion", il évolue au poste d'arrière gauche du milieu, des années 1940 au début des années 1960.
En équipe de France, il compte 63 sélections et marque un but.
Il participe à la Coupe du monde de football de 1954 puis celle de 1958 où la France termine 3e.
Bien qu'étant trop jeune pour l'avoir vu jouer sous le maillot bleu, son nom a cependant bercé toute mon adolescence de garçon assoiffé de chiffres et de statistiques, puisqu'il était alors - et demeurera peut-être - leplus long détenteur du record de sélections en équipe nationale, de 1955 à 1983 (soit 29 ans), date à laquelle Marius Trésor le dépassa, avec 65 sélections. Alors que le détenteur actuel du record, Hugo Lloris en affiche 145 !
Pour mémoire, Maxime Bossis avait - à la suite de Roger Marche - accumulé 76 sélections, Manuel Amoros 82, Didier Deschamps 103, Marcel Desailly 116, Thierry Henry 123 et Lilian Thuram 142.
Il s'agit des surnoms de l'entrepreneur de spectacles états-unienPhineas T. Barnum.
Né le 5 juillet 1810 et mort le 7 avril 1891, son sens des affaires et ses spectacles de monstres humains (les "Freak shows") firent rapidement du cirque Barnum, qu'il fonda en 1871, une entreprise prospère et célèbre.
Devenu également auteur, éditeur, philanthrope, et même politicien, il se définissait lui-même comme "Le prince des charlatans" ou "Le prince des mystificateurs", profitant de la crédulité et du voyeurisme des gens.
Et l'on continue, plus de deux siècles après sa naissance, de parler de "barnum médiatique".
Ce substantif constitue tout d'abord le gentilé de la ville de "Barcelonnette", une commune française, sous-préfecture du département des Alpes-de-Haute-Provence (04), dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Cette commune de montagne, entièrement située à plus de 1 100 mètres d'altitude, dans la vallée de l'Ubaye comptait 2 939 habitants en 2012.
Mais "un Barcelonnette" représente bien davantage qu'un simple habitant de Barcelonnette !
Car celle-ci, en effet - de même que la ville de Jausiers, distante de seulement 9 km - a joué un rôle clé dans l'histoire de l'immigration française au Mexique.
Le phénomène migratoire liant la vallée de l'Ubaye et ce pays du Sud de l'Amérique du Nord remonte principalement au XIXe siècle, faisant suite à l'indépendance mexicaine intervenue en 1821. En effet, la présence espagnole empêchait auparavant que d’autres communautés européennes et étrangères ne viennent s’installer, si ce n'est quelques groupes à caractère religieux.
Appartenant à la famille des Laugier-Arnaud, une grande famille de négociants et banquiers de l'Ubaye, au XVIIIe siècle, les trois frères Arnaud (Jacques, Marc-Antoine et Dominique), originaires de Jausiers (04), sont, dès 1818, à l'origine du mouvement d'émigration des Ubayens au Mexique et en Louisiane (États-Unis d'Amérique) au XIXe et début du XXe siècle.
Il s'agit du nom d'une marque commerciale de chips de pomme de terre et, à l'origine, celui de la société américaine qui créa cette marque en 1932.
Les chips Lay's sont vendues dans plus de 120 pays. Elles sont actuellement commercialisées par la société Frito-Lay, filiale de PepsiCo depuis 1965. La marque est connue sous d'autres noms dans divers pays : "Walkers" en Grande-Bretagne et en Irlande, "Chipsy" en Égypte, "Poca" au Vietnam, "Tapuchips" en Israël, "Sabritas" au Mexique et "Margarita" en Colombie.
Les produits sont importés de l'usine PepsiCo de Furnes (Flandre-Occidentale) (Belgique), seule usine du groupe produisant des chips Lay's en Europe occidentale.
L'histoire de la marque commence en 1932, lorsqu'un vendeur du nom de Herman Lay ouvre à Dorset (Ohio) (États-Unis d'Amérique) un commerce d'aliments de grignotage. Il rachète en 1938 un fabricant de chips d'Atlanta (Géorgie), la société "Food Company Barrett" qu'il renomme "HW Lay Lingo & Company".
Herman Lay arpente dès lors les États du sud des États-Unis d'Amérique, afin de vendre ses produits sortis du coffre de sa voiture. En 1942, il installe la première chaîne de transformation des pommes de terre en continu, autorisant pour la première fois une production de chips à grande échelle.
En 1944, il est le premier fabricant de produits de grignotage à acheter des messages publicitaires à la télévision, avec un porte-parole de grande notoriété, l'acteur Bert Lahr. Son slogan "So crisp you can hear the freshness" ("Si croustillantes que vous pouvez entendre la fraîcheur"), devint le premier slogan publicitaire pour des chips, à côté du célèbre "De-Lay-sious" (calembour avec le mot anglais "Delicious" signifiant Délicieux").
Avec ses publicités populaires diffusées au long des années 1950, Lay's est devenu une marque nationale, distribuant ses produits dans l'ensemble des États-Unis d'Amérique.
En 1961, La société Frito Company, fondée par Elmer Doolin, fusionne avec Lay's pour former Frito-Lay Inc., géant du marché des en-cas, avec un chiffre d'affaires annuel global de plus de 127 millions de dollars, supérieur à celui de tous ses concurrents.
La vente des chips devient alors un commerce international, avec une stratégie de commercialisation s'appuyant sur des célébrités.
Et, en 1965, Frito-Lay fusionne avec Pepsi-Cola Company pour former PepsiCo Inc.
La marque Lay's génère au sein de l'entreprise PepsiCo plus de 11 milliards de dollars de ventes mondiales. Selon les estimations du magazine économique français "Capital", les ventes au niveau mondial sont ainsi passées de 6 milliards en 2009 à 9,6 milliards en 2013. En France, la marque Lay's est le numéro un du marché des chips avec 39 % de part de marché ; son concurrent Vico pesant trois fois moins.
Ce mot polysémique peut avoir trois significations radicalement différentes :
c'est d'abord un ancien terme de droit, le nom donné aux principes ou premières maximes latines de droit (du type "Dura lex, sed lex"), d'après, dit-on, le nom de "Burckard", ou "Burchard de Worms" (né vers 965 et mort le 20 août 1025) , évêque de Worms.
mais également une moquerie, un raillerieacerbe, mordante, piquante. Celle-ci peut être écrite ou orale.
Et "Brocarder" quelqu'un consiste ainsi à lui lancer des sarcasmes.
ou un terme de métallurgie désignant un atelier où est broyé le minerai,
et, enfin, un chevreuil mâle de plus de 6 mois (avant 6 mois, on parle de "Chevrillard"), dont les bois (ou "Broches") ne sont pas ramifiés.
Le mot s'écrit également "Broquard" ou "Broquart". Et s'applique également au "Cerf" ou au "Daim".
Il s'agit du surnom de l'homme politique français Édouard Daladier, né le 18 juin 1884 et mort le 10 octobre 1970.
Combatif et pugnace, il est une figure du parti radical. Élu local, il est député du Vaucluse (84) de 1946 à 1958, Maire d'Avignon (84) de 1953 à 1958.
Il est également Ministre de la défense nationale et de la guerre, Ministre des Travaux Publics et Ministre des Affaires Étrangères à 3 reprises ! Mais aussi Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts à 2 reprises et Ministre des Colonies.
Et surtout : Vice-président du Conseil des ministres à 2 reprises et Président du Conseil des ministres à 3 reprises.
"L'homme de munich"
Initiateur, le 7 juin 1933, du "pacte quadripartite", signé avec le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie afin de favoriser l'intégration de l'Allemagne au sein de la SDN (Société Des Nations), il est signataire, en tant que président du Conseil, des accords de Munich en 1938.
Après la signature des accords, à son retour en France, Daladier imagine qu'il sera hué pour avoir cédé à Hitler, les accords de Munich octroyant aux nazis une partie de la Tchécoslovaquie sans contreparties significatives, hormis des promesses de paix. À sa grande surprise, il est acclamé à sa sortie de l'avion au Bourget (93) par une foule qui le perçoit comme le sauveur de la paix. Il aurait alors marmonné devant le diplomate Alexis Leger : "Ah les cons ! S'ils savaient". Dans ses Mémoires, Daladier dira de façon plus modérée : "Je m'attendais à recevoir des tomates et j'ai reçu des fleurs".