"Axillaire".

Cet adjectif qui appartient au jargon médical désigne, selon le contexte :

  • en anatomie : ce qui est relatif... à l'aisselle.

On parle par exemple de "Ganglions axillaires".

Ou de "Béquilles axillaires".

Une paire de béquilles axillairesUne jeune femme marchant avec des béquilles axillaires

Celles-ci possèdent un point d'appui sous les aisselles.

Elles sont moins utilisées que les cannes anglaises - qui possèdent un point d'appui brachial - car leur utilisation génère quelquefois des troubles neurologiques, en traumatisant, à la longue, le creux axillaire, à cause de l'appui continuel de la tête de la béquille sur les différentes structures nerveuses et vasculaires qui y passent.

  • ou, en botanique : ce qui est situé à l'aisselle d'une feuille.

On parle par exemple de "Bourgeon axillaire".

Source : www.larousse.fr

 

On ne dit pas : "Il faisait des inventions tous les jours" !

Comme j'ai pu le lire aujourd'hui.

Mais, bien plus simplement :"Il INVENTAIT tous les jours" !

Pourquoi dire : "La team du futur" ?

Comme le déclare l'humoriste française Blanche Gardin, dans son spectacle de 2017 "Je parle toute seule", enregistré à l'Européen, à Paris (75), les 08 et 09 juin 2017, et diffusé ce 22 juin 2021, sur la chaîne de télévision française C8.

Et pas, en français : "L'ÉQUIPE de L'AVENIR" !

On ne dit pas : "C'est typiquement là que la VAR doit intervenir" !

Le journaliste sportif français Dave Appadoo

Comme a pu le déclarer, le 27 juin 2021, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "C'est PAR EXEMPLE là que la VAR doit intervenir" !

Cet usage de l'adverbe français "Typiquement" comme s'il était la traduction littérale de l'adverbe anglais "Typically" est en effet totalement erroné et m'exaspère au plus haut point.

Et je lui décerne donc, pour cette raison, mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Moi c'qui m'fait souci" !

Le journaliste sportif français Bruno Salomon

Comme a pu le déclarer, le 22 juin 2021, le journaliste sportif français Bruno Salomon, dans l’émission "L’Équipe d'Estelle", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "CE qui mE CAUSE DU souci" !

Voire, simplement : "CE qui mE souciE" !

Pourquoi dire : "Grand grand big up" ?

La journaliste et 'animatrice de radio et de télévision française Juliette Fiévet

Comme a pu le déclarer la journaliste française Juliette Fiévet, le 19 juin 2021, dans son émission "Légendes urbaines", sur la chaîne de télévision publique franceinfo.

Et pas, en français : "Grand bravo" ou "Tous nos compliments" !

Puisque la locution anglaise "Big up", qui appartient au registre argotique, témoigne d'une marque de respect ou d'admiration en faveur des personnes à qui elle est adressée.

Sans doute parce que ne parlant que de rap cette dame croit bon de truffer ses propos de ce type de formules anglophones grotesques.

Sources : www.linternaute.fr, www.anglaisfacile.com et wiktionary.org

On ne dit pas : "Y a une interdiction qui a été fait" !

Le responsable des relations publiques Patrick Bonin

Comme a pu le déclarer, le 20 juin 2021, le spécialiste des relations publiques français Gilles Bonin, dans l'émission "La matinale Week-end", sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Mais, à tout le moins : "IL Y a une interdiction qui a été faitE" !

Et, idéalement : "IL Y a une interdiction qui a été PRONONCÉE" ou "IL Y a une interdiction qui a été ÉDICTÉE" !

"Dévisager".

Ce verbe polysémique du langage courant signifie, selon le contexte :

  • regarder quelqu'un longuement avec attention, avec insistance.

De façon parfaitement logique en effet, on ne peut dévisager une chose pas plus qu'un animal ou un végétal, pour la bonne et simple raison qu'ils ne possèdent pas de visage,

On dit par exemple : "Parfois dans le métro, malheureusement, certains voyageurs ont tendance à dévisager les personnes dotées d'un physique hors norme".

  • défigurer, déchirer le visage,
On dit par exemple : "Avec ses ongles, ma copine a failli me défigurer tant elle était énervée. Tout cela parce qu'elle a découvert que j'avais auparavant couché avec sa soeur et sa mère. Mais c'était il y a six mois."
  • et par extension : meurtrir le visage, le détériorer.

Il arrive ainsi que l'on dévisage ou décapite les têtes de personnages représentés forme de statues.

Comme par exemple, en Irak et en Syrie, de juillet 2014 à mars 2019, sous le régime du califat de l'EI (Etat Islamique).

Ou, dans la nuit du 21 décembre 2019, en France, à Saint-Gaudens (31), lorsque le "monument des trois maréchaux», sur l’esplanade de la Légion-d’Honneur, a été victime d’un acte de vandalisme., les représentations des maréchaux Ferdinand Foch, Joseph Joffre et Joseph Galliéni ayant été décapitées.

Le "monument des trois maréchaux», sur l’esplanade de la Légion-d’Honneur, à Saint-Gauden(31), victime d’un acte de vandalisme, dans la nuit du 19 décembre 2019 : les représentations des maréchaux Ferdinand Foch, Joseph Joffre et Joseph Galliéni ont été décapitées

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et www.linternaute.fr

"Abracadabra !".

Une baguette magique et le mot "Abracadabra"

Cette interjection est la formule traditionnellement prononcée lorsque se produit quelque chose de magique.

Il s'agit à la fois d'une formule magique et rituelle performative, d'une incantation et d'un mot mystique. Celui-ci est utilisé afin d'invoquer par la magie des esprits bénéfiques, afin d'être protégé ou guéri des maladies.

Cette expression est également utilisée par les magiciens modernes lorsqu'ils prétendent invoquer des puissances paranormales ou surnaturelles pour contribuer à leurs illusions.

La formule est passée dans le langage courant, popularisée par les films et dessins animés mettant en scène des sorcières et des magiciens.

Source : wikipedia.org

"Vilipender".

J'aime beaucoup ce joli verbe du registre soutenu, qui signifie :

  • honnir, décrier, dénigrer ; dénoncer comme vil, méprisable ; traiter avec beaucoup de mépris ; déprécier, attaquer, bafouer, discréditer, insulter, traîner dans la boue.

On dit par exemple : "Je n'aurais de cesse, dans J'aime les mots, de vilipender tous ceux qui usent et abusent des anglicismes".

Ou : "Briguer de hautes fonctions requiert d'accepter d'être éventuellement vilipendé par la presse et l'opinion publique".

Et l'antonyme de "Vilipender" est : "Encenser", "Louer" ou "Vanter".

  • et pour nos amis Suisses, étrangement : gaspiller ; dilapider.

On dit par exemple : "On ne peut pas tolérer que les agriculteurs vilipendent l'eau comme le font certains".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr, wiktionary.org et www.larousse.fr