La curieuse anagramme du mot "Soigneur"...

Réponse
Il s’agit du mot « Guérison » !

Une anagramme est une figure de style consistant à intervertir les lettres d’un mot ou d’un groupe de mots afin de constituer un ou plusieurs autres mots.

Comme par exemple : « Algérien » et « Galérien » ou « Audace » et « Cadeau ».

Mais également : « Jean-Marie Le Pen » et « Je ramène le pain ». Ou « Vincent Auriol » et « Voilà un crétin ».

"Un auteur dramatique" et "Un dramaturge".

La salle de l'Opéra national du Rhin, vue depuis la scène

Ces deux substantif masculins sont souvent utilisés comme synonymes alors même qu'ils revêtent pourtant aujourd'hui des significations différentes.

  • La locution nominale masculine "Un auteur dramatique" désigne en effet une personne qui écrit oeuvres dramatiques, c'est à dire des pièces de théâtre.
  • le substantif masculin "Un dramaturge" (que je n'ai pour ma part jamais utilisé car je l'ai toujours trouvé très laid) avait autrefois exactement la même fonction, les deux mots étant alors rigoureusement synonymes.

Aujourd'hui, cependant, ce mot a pris un autre sens, puisqu'il désigne une fonction qui n'est plus d'écrire des pièces et s'applique à quelqu'un qui souvent n'est pas un auteur.

Conseiller littéraire et théâtral, le dramaturge - ou "conseiller dramaturgique" - est attaché à un théâtre national, un centre dramatique national ou une compagnie de renommée internationale.

Au sein de l'équipe artistique, il est le plus proche collaborateur du directeur ou du metteur en scène.

Représentant une sorte d'instance de réflexion", son travail de dramaturgie se situe en amont et en aval d'un spectacle.

Le dramaturge et le metteur en scène se partagent la réalisation théâtrale d'une oeuvre dramatique : le dramaturge prend en charge le travail théorique tandis que le second assure l'élaboration scénique en liaison directe avec les comédiens.

Les fonctions du dramaturge varie selon son degré de notoriété et selon la place qu'il lui est accordée : lecture des manuscrits, des pièces au programme, recherche documentaire sur et autour de l'oeuvre, analyse et explication des principes de construction de l'oeuvre, définition de son idéologie, adaptation en langage théâtral ou traduction de l'oeuvre si nécessaire,  élaboration et rédaction du programme, participation aux répétitions en tant que critique interne.

Cet intellectuel est bien évidemmment un littéraire. On peut accéder à ce métier par de longues et laborieuses études universitaires. Par ses connaissances très étendues et affinées sur l'histoire et l'esthétique du théâtre et des auteursdramatiques, il est amené très souvent à transmettre son savoir en devenant enseignant de théâtre à l'université ; tout en s'adonnant parfois à l'écriture dramatique.

Chercheur impétinent, ce théoricien du théâtre collabore à de nombreuses revues spécialisées, ouvrages théoriques ou essais.

www.cnt.fr

On ne dit pas : "C'est les plus hautes revues" !

Le docteur Frédéric Adnet, directeur médical du SAMU de Seine-Saint-Denis et responsable du service des Urgences du CHU Avicenne de Bobigny (93)

Comme l'a déclaré le professeur Frédéric Adnet, directeur médical du SAMU de Seine-Saint-Denis (93) et responsable du service des Urgences du CHU Avicenne de Bobigny (93), le 15 septembre 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "CE SONT les revues les plus PRESTIGIEUSES" !

Pour cette énorme faute de grammaire ("C'est des"), qu'il avait déjà commise quelques instants plus tôt, et parce qu'il accumule des énormités qu'une personne de son rang - qui passe son temps au surplus à s'exprimer sur les plateaux de télévision - ne devrait pas commettre, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

36 façons de dire : "Réfléchir".

Une tête d'homme qui réfléchit, avec des rouages en marche (en dessin)

Nous avons dans le registre familier : "Faire marcher sa petite tête", "Faire travailler sa petite tête", "Faire travailler le ciboulot", "Faire travailler son ciboulot", "Se creuser le ciboulot", "Se triturer la cervelle", "Se triturer les méninges" et "Se triturer les neurones".

"Activer ses cellules grises", "Activer ses neurones", "Faire fonctionner sa cervelle", "Faire fonctionner sa tête", "Faire fonctionner ses neurones", "Faire fonctionner son cerveau", "Faire travailler sa cervelle", "Faire travailler sa tête", "Faire travailler son cerveau", "Se creuser la cervelle", "Se creuser la tête", "Se servir de sa cervelle", "Se servir de sa tête", "Se servir de son cerveau", "Se torturer les méninges", "Se torturer les neurones", relèvent du langage courant.

Ainsi que "Faire fonctionner ses cellules grises", "Faire fonctionner ses petites cellules grises", "Faire travailler ses cellules grises" ou "Faire travailler ses petites cellules grises", comme le célèbre détective privé belge de fiction Hercule Poirot, créé en 1920 par la romancière anglaise Agatha Christie.

Enfin le registre soutenu nous propose "Faire travailler ses méninges", "Faire travailler ses neurones", "Faire fonctionner ses méninges", "Faire fonctionner ses neurones", "Se servir de ses méninges" et "Se servir de ses neurones".

Ou encore, comme l'a écrit le génial Rabelais, "Se matagraboliser le cerveau", qui est évidemment - mes lecteurs habituels ne seront pas surpris  - ma formule préférée !

Et enfin, pour finir, "Cogiter", mais, cette fois, plutôt sur le ton de la plaisanterie.

"Difficultueux" n'est pas un synonyme de "Difficile" !

Et cela, même s'il est régulièrement utilisé en ce sens dans les articles du Figaro consacré à la langue française.

Pourtant, cet horrible adjectif du registre soutenu ne signifie nullement "Difficile", mais : enclin à causer, faire naître ou soulever des difficultés.

Et ne se dit donc en principe que des personnes.

Ainsi peut-on l'employer pour qualifier quelqu'un ou sa personnalité.

Et dire par exemple : "Mon frère a un caractère difficultueux".

Ou "J'ai un directeur tâtillon et difficultueux".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Avaler des couleuvres", "Avaler la couleuvre" ou "Avaler une couleuvre".

Une couleuvre à collier

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré, selon le contexte :

  • devoir faire ou accepter quelque chose que l'on ne veut pas,

On dit par exemple : "J'ai toujours adoré les serpents. Mais je n'aurais jamais pu être ministre et avaler des couleuvres, comme la plupart d'entre eux doivent le faire assez régulièrement".

  • subir ou supporter un affront, une humiliation, sans se plaindre ni protester,

On dit par exemple : "Exercer des responsabilités exige d'avaler des couleuvres".

  • ou : croire n'importe quoi.

On dit par exemple : "Te peux faire avaler des couleuvres à ce garçon sans qu'il s'en rende compte".

Source : wiktionary.org

"Gonfle" ou "Gonfles".

Cet adjectif  signifie tout simplement "Gonflé" (ou "Gonflés").

On dit par exemple : "Des fois, j'ai les mains tout gonfles" ou "J'ai les agassins tout gonfles à force de marcher !".

Pieds gonflés

La différence (l'accent aigu) peut certes paraître minime, mais je vous assure qu'au début cela peut surprendre !

Mon ex-épouse aixoise se souvient encore avec amusement de mon visage interloqué, lorsque la bijoutière chez laquelle nous étions passé essayer mon alliance, quelques jours avant notre mariage, en juillet 1999, nous avait expliqué : "Il ne faut pas que le monsieur s'inquiète : ça coince un peu mais c'est parce que vous avez les doigts gonfles" !

"De but en blanc".

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme chromatique et d'idiotisme militaire signifie :

  • au sens figuré : directement, brusquement, sans préambule ni précautions.

On dit par exemple : "Mon professeur m'a demandé de but en blanc si j'accepterais d'aller dîner avec lui !".

  • et au sens propre : en ligne droite, pour qualifier une façon de tirer au canon à portée moyenne.

Un canon de campagne

Le mot "but" (ou "butte") désignait en effet le monticule sur lequel on plaçait le canon pour tirer.

Tandis que le mot "blanc" désignait la cible, une autre butte.

Tirer "de but en blanc" correspondait donc :

    • à l'origine : à un tir en ligne droite, le plus direct possible ; avec la "trajectoire" la plus "tendue" possible,
    • puis, par extension : directement, c’est-à-dire rapidement, sans sommation ou hésitation.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à l'expression - elle aussi d'origine militaire - "En but (à quelque chose)" ou "Être en butte (à quelque chose)".

Source : wiktionary.org

On ne dit pas : "Je me suis fait beaucoup d'interdits" !

Comme je l'ai entendu récemment sur une chaîne de télévision française d'information en continu.

Mais : "Je me suis CRÉÉ beaucoup d'interdits", "Je me suis FIXÉ beaucoup d'interdits" ou "Je me suis IMPOSÉ beaucoup d'interdits" ! !