"L'incident est clos".

Cette formule s'utilise couramment pour dire qu'une situation conflictuelle a été résolue et qu'il n’y a pas lieu d’y revenir.

On l'entend notamment en milieu scolaire par exemple, dans la bouche d'un CPE (Conseiller Principal d'Éducation) après une interruption de cours ou une altercation entre élèves lors d'une récréation.

On dit par exemple : "Allons, les enfants : c'est bon, l'incident est clos !".

Source : wiktionary.org

"Faire sa Joséphine" .

Cette jolie locution verbale du registre argotique signifie : faire sa mijaurée, faire sa chochotte ; affecter un air de chasteté, repousser avec indignation les propositions galantes d'un homme.

On dit par exemple : "Elle fait sa Joséphine, mais on connaît son passé !".

Sources : laliste.net, www.russki-mat.net et www.languefrancaise.net

On ne dit pas : "Que y ait une période de transition, c'est possible" !

Le journaliste sportif français Giovanni Castaldi

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Giovanni Castaldi, le 25 août 2020, dans l'émission vespérale d'Olivier Ménard "L'Équipe du soir", de la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "Qu'IL y ait une période de transition, c'est possible" !

"La tension est palpable".

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : la tension est mesurable au toucher.
  • et au sens figuré (idiotisme médical) : la tension est montée et elle est notable, tangible.

Cette formule est fréquemment utilisée par les journalistes commentant en direct un événement ; en particulier lors d'une fin de rencontre sportive ou de manifestation.

Pour les chaînes d'information en continu qui se délectent des violences urbaines dont elles font leurs choux gras des heures durant, repassant à l'envi les mêmes images savamment cadrées, la phrase "La tension est palpable" est naturellement synonyme de bonnes images en perspective.

"Une rodomontade".

J'aime beaucoup ce joli substantif féminin du registre soutenu qui désigne : une fanfaronnade, une attitude prétentieuse et ridicule, une vantardise pleine d'insolence ; une action, un propos, un comportement ou un propos de rodomont.

"Un rodomont" est un substantif masculin du registre soutenu qui désigne : un fanfaron de bravoure, un bravache, un fier-à-bras, un matamore.

Et "rodomont" est l'adjectif qualifiant ce type d'individu.

À l'instar de "sacripant", ces mots nous viennent directement de la littérature italienne, puisqu'il font référence à Rodomont, roi d’Alger courageux, fier et insolent, un personnage de Boïardo Matteo Maria, dans "Roland amoureux" (1483), un long poème inachevé, et de L’Arioste, dans "Roland furieux" (1516), sa suite.

Sources : www.larousse.fr et wikipedia.org

En perspective

Cette locution adverbiale du langage courant signifie :

  • au sens propre : relativement éloigné, mais à la portée de la vue.

On dit par exemple : "Depuis le toit-terrasse, on voit Paris en perspective".

Ou : "Dans ce tableau, on aperçoit la campagne romaine en perspective".

  • et au sens figuré : dans l'avenir ; en projet, en vue, dans les prévisions de quelqu'un.

On dit par exemple : "Cet excellent premier semestre nous laisse entrevoir une bonne année en perspective".

Ou : "Mon frère a en perspective de créer sa propre société".

Source : wiktionary.org

"Une belle fille" et "Une belle-fille".

Bien que parfaitement homophones et presque homophonographes (si l'on fait exception du trait d'union), ces deux locutions nominales féminines du langage courant ont des significations tout à fait différentes :

  • "Une belle fille" (sans trait d'union) est une jeune femme dont la beauté cause une vive impression, capable de susciter l'admiration en raison de ses qualités supérieures dépassant la norme ou la moyenne.

On écrit donc par exemple : "J'ai aperçu ta voisine : c'est une belle fille, ma foi" et non "J'ai aperçu ta voisine : c'est une belle-fille, ma foi".

  • tandis que "Une belle-fille" (avec un trait d'union) est la fille d'un conjoint (ou d'une conjointe) issue d'une précédente union.

Appeler "Belle-fille" l'épouse de son propre fils relève en revanche du langage populaire et d'une utilisation parfaitement impropre, le terme idoine étant "une bru".

On dit par exemple :"Mon fils et ma bru vont me confier mes petits-enfants en juillet" et non : "Mon fils et ma belle-fille vont me confier mes petits-enfants en juillet".

On ne dit pas : "Toutes ces images ont été capturées sur internet" !

Comme l'a déclaré, le 29 août 2020, un journaliste du 19H5 de la chaîne de télévision française M6.

Mais : "Toutes ces images SONT EXTRAITES D'internet" ou "Toutes ces images ont été TROUVées sur internet" !