On n'écrit pas : "Un du" ni "Des dûs", "Dûs", "Dûe" ou "Dûes" !

Mais : "Un dÛ" et "Des dUs", "DUe" et "DUes" !

  • Avec un accent circonflexe sur le "u" pour : le substantif masculin singulier (ainsi que pour l'adjectif masculin singulier "Dû" ou le participe passé du verbe devoir "Dû").
  • Et sans accent circonflexe sur le "u" pour : le substantif masculin pluriel ("Des dus"), l'adjectif masculin pluriel ("Dus") ou pour les adjectifs féminins singulier ("Due") et pluriel ("Dues").

La règle est assez simple à retenir : l'accent se perd au féminin ET au pluriel.

Exemples :

  • Substantif masculin singulier : "Avec ce règlement il vous reste un dÛ de 350€",
  • Adjectif masculin singulier : "Le montant dÛ par ce client est de 350€",
  • Participe passé du verbe devoir : "Mon épouse a dÛ rentrer à pied" ou "Ils ont dÛ partir très tôt".
  • Substantif masculin pluriel : "Les dUs de ces trois patients représentent plus de 600€",
  • Adjectif masculin pluriel : "Les montant dUs par ces trois patients représentent plus de 600€",
  • Adjectif féminin singulier: "La somme dUe est de 200€",
  • Adjectif féminin singulier : "Les sommes dUes s'élèvent au total à 700€".

"Université René-Descartes".

Ancienne université Paris-V René-Descartes, à Paris (75) (1er janvier 1971 - 31 décembre 2019)

Il s'agissait du nom usuel de l'ancienne université Paris-V, qui rendait hommage au mathématicien, physicien et philosophe français René Descartes.

logo de l'ancienne université Paris-V René-Descartes, à Paris (75) (1er janvier 1971 - 31 décembre 2019)

Créée le 1er janvier 1971, elle était l'une des treize universités parisiennes, héritières de l'université de Paris et de la Sorbonne (75).

Pluridisciplinaire, elle fait partie de la COMUE (COMmunauté d'Universités et Etablissements) université Sorbonne-Paris-Cité.

Se définissant comme "l’université des sciences de l'homme et de la santé", cette université a été dissoute le 31 décembre 1999 en raison de sa fusion au 1er janvier 2020 avec l'université Paris-Diderot et l'Institut de physique du globe, qui a donné naissance à l'université de Paris.

Source : wikipedia.org

De quelle localité française sont originaires "Un aquisextain" et "Une aquisextaine" ou "Un aquisestain" et "Une aquisestaine" ?

Réponse
D’Aix-en-Provence (13), dont le nom latin était « Aquae Sextius » (« Les eaux de Sextius », du nom de Gaius Sextius Galvinus, le fondateur de la ville, en 122 av J.-C.).

De façon assez étonnante, nul n’emploie pourtant ces deux vocables, la forme « Un aixois » ou « Une aixoise » étant systématiquement utilisée !

Et cela, alors même qu’elle est source de confusion avec les habitants de plus d’une demi-douzaine d’autres localités françaises, au premier rang desquelles la ville d’Aix-les-Bains (73).

"De fil en aiguille".

Cette locution adverbiale du langage courant en forme d'idiotisme textile date du XIIIe siècle.

Et elle signifie, au sens figuré : successivement, de manière progressive, en suivant une progression logique.

Elle s'utilise par exemple pour dire que l'on est passé d'une chose à une autre, d'un sujet de conversation ou d'une occupation à une autre.

Sources : wiktionary.org

 

"Nul n'est prophète en son pays".

J'aime beaucoup cette expression du langage courant en forme d'idiotisme religieux, qui daterait du XVIIe siècle.

D'origine biblique, elle signifie que le talent d'une personne est plus souvent reconnu à l'étranger que chez elle et que l'on a ordinairement moins de succès en son pays qu’ailleurs ; c’est parmi les siens, là où l'on vit, que l’on a le moins de chances d’être cru ou apprécié à sa vraie valeur, qu’on en impose le moins.

Il s'agit d'une paraphrase de la traduction des paroles prononcées par Jésus de Nazareth vers l’an 30, selon l’Évangile de Luc (4, 24) : "Mais, ajouta-t-il, je vous le dis en vérité, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie".

Lorsque Jésus revint dans sa ville d'origine, Nazareth, tout le monde en effet se moquait de lui, et le considérait comme un simple fils de charpentier alors qu'il disait être le fils de Dieu.

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Toulouse-Lautrec".

Le peintre français Henri de Toulouse-Lautrec

Henri Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa est un peintre, dessinateur, lithographe, affichiste et illustrateur français, né le 24 novembre 1864 et mort le 9 septembre 1901, à seulement 37 ans.

C'est un aristocrate, issu de l'une des plus vieilles familles nobles de France.

Figure emblématique du Paris de la fin du XIXe siècle, c'est un peintre majeur du post-impressionnisme et de l’Art nouveau.

Un physique très ingrat

Toulouse-Lautrec était infirme, apparemment atteint de pycnodysostose, une maladie génétique due à la consanguinité de ses parents, cousins au premier degré.

Le peintre français Henri de Toulouse-Lautrec, peint par le peintre Henri Rachou, en 1883
Le peintre français Henri de Toulouse-Lautrec, peint par le peintre Henri Rachou, en 1883

Il zézaye, a les lèvres et le nez épais. Son tronc est de taille normale mais ses membres sont courts. Sa maladie affecte en effet le développement des os et les fragilise : deux accidents survenus au cours de son adolescence ont amplifié le problème. Toulouse-Lautrec se casse les deux fémurs à un an d’intervalle et malgré des soins pour tenter de le guérir, l’homme ne dépassera jamais la taille de 1,52m.

Toutefois, si ce handicap l’empêchait de pratiquer certaines activités, cela lui a également permis de se consacrer davantage à l’art.

Ami de Van Gogh

Il travaille pendant un temps dans l’atelier de René Princeteau mais c’est dans l’atelier de Fernand Cormon qu’il va apprendre le plus. Il l’intègre en novembre 1882 et y restera jusqu’en 1886. C’est dans le cadre de cet apprentissage qu’il fera la connaissance de plusieurs artistes dont Vincent van Gogh qui réside à Paris entre 1886 et début 1888. Les deux hommes noueront une amitié forte et étudieront ensemble l’art du portrait.

La vie parisienne nocturne comme principal source d'inspiration

À cause de son choix de carrière, Toulouse-Lautrec estime qu’il n’a plus sa place au sein de l’aristocratie dont il est issu. L’agitation de Montmartre est assez captivante et il devient rapidement adepte de la vie de bohème. Oiseau de nuit, il fréquente les cabarets et les maisons closes et dépeint le charme atypique de ces lieux de plaisir.

Parmi ses sujets fétiches, on trouve notamment toutes les femmes qu’il a côtoyées et qu’il a immortalisées avec plus de 150 dessins et peintures.

En plus des oeuvres racontant la vie nocturne, il a également réalisé des illustrations pour l’hebdomadaire humoristique "Le rire" dans les années 1890.

Toulouse-Lautrec réalise des commandes d'affiches insolites dont une qui va faire connaître un lieu désormais mythique de la capitale : le Moulin Rouge. En 1889, le cabaret se prépare à ouvrir ses portes et sa promotion sera assurée grâce à une série d’affiches lithographiques réalisées par le peintre. Mais ces affiches ne sont pas les seules dans l’oeuvre du peintre. Il fera également la publicité de plusieurs autres cabarets comme celui d’Aristide Bruant, Les jardins de Paris ou le Divan japonais.

Le chansonnier et écrivain français Aristide Bruant peint par le peintre Toulouse-Lautrec
Le chansonnier et écrivain français Aristide Bruant peint par le peintre Toulouse-Lautrec

Un peintre très prolifique

Entre ses illustrations, ses toiles et ses affiches, Toulouse-Lautrec a touché à de nombreuses facettes de l’art pictural. Cette curiosité et cette productivité comptent d’ailleurs parmi les plus importantes jamais constatées. En l’espace de 20 ans, il réalisera en effet pas moins de 275 aquarelles, 363 affiches, 737 toiles et 5 084 dessins.

Sources : wikipedia.org et dailygeekshow.com

"Le nouveau continent" et "Le nouveau monde".

Les Amériques : du Nord et du Sud

Ces deux locutions nominales masculines appartiennent au registre désuet.

Et elles désignent : l'Amérique.

Ou, plus précisément : les Amériques.

Et cela, par opposition au "Vieux continent" (l'Europe) et à l'Ancien Monde connu jusqu'au XVIe siècle : l'Europe, l'Afrique et l'Asie.

Elles furent employées au XVIe siècle à propos des terres découvertes par les Européens au-delà de l'océan Atlantique, lorsqu'il devint évident que ce que l'on appelait jusque-là "les Indes occidentales" était en fait un continent jusque-là inconnu.

Lequel sera finalement nommé "Amérique" par le cartographe allemand Martin Waldseemüller, dans son planisphère de 1507, en l'honneur de l'explorateur italien Amerigo Vespucci.

Source : www.linternaute.fr

"Une colique néphrétique".

Il s'agit d'une douleur aiguë due à une obstruction des voies urinaires.

Très soudaine, elle se manifeste dans la région lombaire, et elle résulte d'une brusque augmentation de la pression de l'urine, qui ne peut plus s'écouler.

"Le pendule de Foucault".

Il s'agit d'un dispositif expérimental conçu pour mettre en évidence la rotation de la Terre par rapport à un référentiel galiléen. Il a été mis au point de façon empirique, en 1851, par le physicien et astronome français Jean Bernard Léon Foucault.

Installé au Panthéon de Paris (75), il mesure 67 mètres et porte une masse de 28 kilogrammes. Une fois lancé, ce pendule oscille pendant 6 h. La période (aller-retour) est de 16,5 secondes et le pendule dévie de 11° par heure. Il a été réinstallé sous la coupole du Panthéon en 1995, constituant une attraction très appréciée des visiteurs.

Un autre "pendule de Foucault", plus modeste, construit à l'occasion de l'exposition de 1855, est exposé au musée national des techniques du CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers), à Paris (75).

Et c'est celui-là qui a inspiré à l'écrivain italien Umberto Eco le titre de son roman d'aventures publié en 1988 et vendu à des millions d'exemplaires à travers le monde, "Le pendule de Foucault", auquel ce dispositif expérimental doit sa notoriété internationale auprès du grand public.

"Le pendule de Foucault", roman italien de Umberto Eco, paru en 1988

Mais il existe de nombreux autres "pendules de Foucault" à travers le monde.

Source : wikipedia.org

"Je pense, donc je suis".

C'est au mathématicien, physicien et philosophe français René Descartes que nous devons cette célèbre formule, issue de son "Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences", publié le 8 juin 1637.

Bien que rédigée en français (fait exceptionnel pour l'époque), elle est souvent appelée "Le cogito", du fait de sa traduction latine ("Cogito, ergo sum").

Signification :

Ma pensée prouve mon existence puisque, pendant que je doute de tout - jusqu'à même douter de ma propre existence - il faut bien que la pensée même du doute qui m'anime soit quelque chose.

Et cette chose est le fondement même de mon existence.

Si je doute, je pense, et cette chose pensante - aussi douteuse soit-elle - n'est pas rien ; j'existe donc par la pensée.