"Le militaria".

Des "militaria" ou "antiquités militaires"

Ce terme qui nous vient du latin e"militaria" ("militaire") est souvent utilisé par les collectionneurs et marchands spécialisés, pour désigner les antiquités militaires.

C'est à dire : tout artéfact (au sens d'objet fabriqué par l'Homme) témoignant de l'activité militaire de tous les pays et de toutes les époques.

Il peut s'agir d'originaux ou parfois de répliques d'objets militaires, neufs ou anciens, recueillis pour leur importance historique.

Une boutique de "militaria" ou "antiquités militaires"

Il existe une grande variété de militaria de collection, puisque ces antiquités comprennent par exemple :

  • les armes à feu,

Armes à feu anciennes

  • les armes blanches (épées, couteaux, lances, etc.),

Des armes blanches

  • les uniformes, coiffures, casques, képis, autres coiffures militaires (vêtements militaires, épaulettes, bottes, sangles, ceinturons, tuniques) ou armures,
  • les boutons et insignes militaires des différents corps d’armée,

Couverture du livre "Le bouton militaire français 1971-2021",2021, par Jean-Baptiste PétrequinDes insignes militaires

  • les médailles et décorations militaires, (Légion d’honneur, Croix de la Libération, Croix de guerre, etc.),

Des médailles militaires

  • les accessoires et pièces détachées militaires (jumelles, gourdes, étuis, sacs, caisses, bidons, boites, outils, vaisselle, trousses de premiers soins),
  • les objets artistiques militaires (gravures, peintures, sculptures) relevant de ce que l'on appelle l'art militaire ou art de tranchée,
L'art des tranchées : des obus gravés
L'art des tranchées : des obus gravés
L'art des tranchées : un service à thé réalisé à partir d'obus
L'art des tranchées : un service à thé réalisé à partir d'obus
  • les documents (plans, papiers divers, photographies, cartes postales, tracts, affiches, cartes d'État-Major, lettres, etc.), revues et livres militaires,
  • ainsi que des éléments de l'équipement de combat (filet de camouflage) et des engins de terrain (mitrailleuses).

Par extension, on y inclut parfois les modèles réduits, soldats de plomb, copies, fac-similés, figurines et oeuvres d'art postérieurement réalisés mais relatifs aux activités militaires.

Une collection de "militaria" ou "antiquités militaires"

Une revue francophone, créée en 1984, consacrée à ce thème, porte le nom de "Militaria".

Couverture du n°334 de la revue française MilitariaCouverture du n°413 de la revue française Militaria

Il existe de nombreux salons, forums, revues et bourses de militaria, mais la majorité porte sur les deux grands conflits mondiaux de 1914-1918 et 1939-1945.

Une bourse de collectionneurs de "militaria" ou "antiquités militaires"Une bourse de collectionneurs de "militaria" ou "antiquités militaires"

Sources : www.ebay.fr et wikipedia.org

"Los merengues" ou "Les merengues".

"Les merengues" ou "Los meringues" : les joueurs de l'équipe de football du Real Madrid

Ce curieux substantif espagnol ("los mé-renn-gès") et sa déclinaison française ("les mérenn-gues" ou parfois "les mé-renn-gué") en forme d'idiotismes alimentaires sont souvent utilisés par les journalistes sportifs.

Ils désignent en effet les joueurs du club de football espagnol du Real Madrid, qui jouent en maillot blanc et short blanc.

Logotype du club espagnol de football Real Madrid

Ce terme fut utilisé pour la première fois par la presse en 1913, lorsque le club n'avaitencore que 11 années d'existence. À cette période, le Real Madrid commença à arborer son célèbre maillot blanc (mais pas encore le short), une couleur qui fit penser au célèbre dessert appelé "merengue" ("meringue" en français), fait de blanc d’oeuf battu et de sucre.

Des meringues

Il n'a toutefois commencé à devenir vraiment populaire que lorsque les rencontres de championnat commencèrent à être diffusés à la radio. À cette époque, il n’existait que la Radio Nationale espagnole, et les rencontres étaient commentées par un seul homme, Matias Prats. De ce fait, dès que le journaliste utilisait un surnom pour une équipe, il devenait automatiquement populaire et réutilisé dans toute l’Espagne.

Source : real-france.fr

"Les glaouis".

Des testicules

Ce substantif masculin qui nous vient de l'arabe maghrebin "klaoui" ("testicule") relève du registre argotique.

Et il désigne naturellement : les testicules.

On dit par exemple ; "Se geler les glaouis" pour dire avoir très froid.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Avoir très froid" ou "Faire très froid".

Source : www.dictionnairedelazone.fr

"Un toubib".

Un toubib dans un hôpital

Ce substantif masculin qui relève du registre familier désigne : un médecin.

Et il nous vient de l’arabe"ṭabib ("médecin"), via le maghrébin "ṭbib" et nous a été transmis à partir du XIXe siècle à travers l'argot militaire des nos troupes coloniales basées en Afrique du Nord.

Le médecin est une personne exerçant la médecine et titulaire du diplôme de docteur en médecine.

Une femme médecin, en consultation

Source : wikipedia.org

"Un chouia", "Un chouïa" ou "Un chouya".

J'aime beaucoup cette locution adverbiale qui nous vient de l'arabe maghrébin "Suya".

Relevant du registre familier, elle signifie : un peu.

On dit par exemple : "Tu pourras essayer d'arriver un chouya plus tôt pour dîner la prochaine fois : il est tout de même 23 heures".

Sources : www.cnrtl.fr et www.lefigaro.fr

"Manu militari".

Cette locution adverbiale latine peut se traduite en français par "la main militaire".

Et elle signifie :

  • au sens propre : en employant la force armée, la force publique.

On dit par exemple : "Les occupants illégaux ont été expulsés manu militari".

23 août 1996 : expulsion manu militari des sans-papiers de l'église Saint-Bernard, à Paris (75) par les forces de l'ordre
23 août 1996 : expulsion manu militari des sans-papiers africains de l'église Saint-Bernard, à Paris (75) par les forces de l'ordre (© AFP Thomas Coex)
  • et par extension : par la force, par la violence.

On dit par exemple : "Elle a du mettre à la porte sa soeur manu militari".

Source : www.larousse.fr

"Une mater" et "Mater".

Ces mots homophonographes ne doivent surtout pas être confondus :

  • "Une mater" (ma-tère) est un substantif féminin du registre familier, signifiant selon le contexte :
    • par apocope : un établissement hospitalier public ou privé, service d'hôpital ou de clinique, réservé aux femmes sur le point d'accoucher ou présentant des complications dues à leur grossesse.

Un service de maternité

    • ou, pour les jeunes, par utilisation du mot latin "mater" ("la mère) : une mère.

On dit par exemple : "Ta mater est d'accord pour samedi soir ?".

Une maman et ses bébés, étendus sur l'herbe

Source : www.cnrtl.fr

"Une devise" et "Je devise" ou "Des devises" et "Tu devises".

"Devise" ou  "Devises" est un mot polysémique du langage courant signifiant, selon le contexte :

    • "Une devise" ou "Des devises" :
      • dans le domaine économique et financier :
        • tout actif financier liquide libellé en monnaie étrangère,
        • et par métonymie : l'unité monétaire d'un pays étranger, par opposition à la "monnaie", qui est l'unitaire monétaire de son propre pays,

On dit par exemple : "L'arrivée de l'euro a bien simplifié la vie des voyageurs en Europe, qui ne sont plus obligés de se procurer des devises différentes pour chacun des pays visités".

Des devises

      • en héraldique : une figure emblématique accompagnée d'une courte formule qui, généralement, s'y rapporte,

      • par métonymie : la formule seule,

On dit par exemple : "La devise de la République française est Liberté, Égalité, Fraternité".

      • par analogie : une courte formule exprimant un sentiment, une pensée, une attitude, un mot d'ordre, résumant une règle de conduite ou un idéal ; un adage, une maxime, une sentence,

On dit par exemple : "J'adore être pris pour un con par les imbéciles : telle est ma devise".

    • et "Je devise" et "Tu devises" :
      • je converse, je discute, je m'entretiens familèrement avec quelqu'un, ou tu converses, tu discutes, tu t'entretiens familièrement avec quelqu'un.

On dit par exemple : "Je devise souvent avec des collègues à l'heure de l'apéro".

      • et pour nos amis Suisses : j'établis un devis ou tu établis un devis.

Bien qu'elle soit couramment utilisée en France au sein de certains services commerciaux, cette acception du verbe "Deviser" constitue un helvétisme.

Source : www.journaldunet.fr, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Le syndrome de tako-tsubo" (ou "takotsubo"), "Le tako-tsubo" (ou "takotsubo"), "La ballonisation apicale", "La cardiopathie de stress" ou "Le syndrome du coeur brisé" : des émotions trop fortes et la perte d'un être cher sont véritablement capables de vous briser le coeur !

Le "tako-tsubo" ou "Syndrome du coeur brisé"

Ce syndrome peu ou mal connu est une maladie du muscle cardiaque, générée par un stress intense, dont le nombre cas ne cesse d'augmenter depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Ce trouble toucherait principalement les femmes.

Tout choc émotionnel ou physique entraînant un stress intense peut conduire à un tako-tsubo, davantage encore lorsque cette situation spécifique est associée à une fatigue intense. Des chercheurs de l'université de Zurich parlent notamment de décès, de rupture amoureuse, d'annonce d'une maladie, mais aussi d'intervention chirurgicale, d'agression, ou encore d'accident.

Autant dire que la pandémie de COVID-19 semble propice au syndrome du coeur brisé. Le nombre de cas aurait même été multiplié par 4,58 dans plusieurs pays pendant la crise sanitaire, comme le rapporte une étude états-unienne dévoilée en juillet 2020.

Des chercheurs de l'université John Hopkins, à Baltimore (Maryland) ont décrit plus précisément cette maladie. En 1999, l'équipe des professeurs Champion et Wittstein notait le caractère inhabituel de certains patients arrivant au centre se plaignant d'attaques cardiaques. Parmi eux, une forte proportion de femmes ménopausées qui venaient d'être victimes d'une émotion intense juste avant leur accident. "L'accumulation de stress conduit à une fragilité émotionnelle, qui peut aboutir à une paralysie du muscle cardiaque. Le coeur se met en état de sidération face à l'événement de trop, qui aurait pu être anodin en d'autres circonstances. C'est le Tako-tsubo, syndrome du cœur brisé ou cardiomyopathie de stress.

Pour mieux comprendre le phénomène, ces chercheurs ont collecté les électrocardiogrammes et différents dosages biochimiques de 19 patients souffrant de cardiomyopathie de stress, caractérisée par un spasme dans la poitrine et un affaiblissement général. Parmi les événements qui avaient amené ces malheureux à consulter, les chercheurs ont répertorié : un accident, un vol à main armée, une violente dispute et même une surprise d'anniversaire ! L'âge moyen de ces personnes était de 63 ans et 95 % étaient des femmes. Ils les ont ensuite comparés avec 7 patients atteints "de crises cardiaques classiques". Le syndrome se manifeste par des symptômes proches de l'infarctus, principalement chez la femme plutôt anxieuse, plus particulièrement au moment de la ménopause et chez les personnes en situation de précarité. C'est une urgence cardio-vasculaire encore trop méconnue, à prendre très au sérieux, tout particulièrement en cette période de COVID.

Une "fausse" crise cardiaque

Potentiellement mortel, ce syndrome a un très bon pronostic de guérison, à condition de bénéficier des traitements adéquats.

L'angiographie ne révélait aucune obstruction des artères alimentant le cœur, l'examen par les tests sanguins ne réussirent pas à déceler dans le sang les enzymes caractéristiques d'un dommage du muscle cardiaque. L'absence de dommage cardiaque a été confirmée par IRM (Imagerie par Résonance Magnétique). La capacité cardiaque revenait à la normale dans les deux semaines. En comparaison, la récupération partielle après une crise cardiaque peut prendre des semaines ou des mois et fréquemment, le dommage cardiaque est permanent.

Mais les analyses sanguines révélaient d'autres surprises. Les taux sanguins de plusieurs hormones appelées catécholamines (en particulier l'adrénaline) étaient deux à trois fois supérieurs aux autres patients après attaques cardiaques et 7 à 34 fois plus importants que les personnes en bonne santé. Sous l'effet d'une libération massive de ces hormones, une partie du cœur ne se contracte quasiment pas. Il se ballonne et prend une forme d'amphore, ce qui lui vaut le nom de "tako-tsubo" au Japon signifiant "piège à poulpe". Il s'agit d'une paralysie transitoire.

Des troubles du rythme ventriculaire, parfois graves, peuvent alors suivre. Les risques sont la mort subite, une insuffisance cardiaque aiguë, des caillots de sang dans le coeur inerte.

Les femmes davantage touchées que les hommes par le tako-tsubo

Surtout après la ménopause (probablement à cause de la chute du taux d'hormones aux effets cardioprotecteurs). Après cette première hypothèse, émise en 1999, une autre équipe états-unienne confirme cette prédominance féminine en 2005, tout comme l'issue très favorable en cas de traitement approprié.

Comment expliquer cette sensibilité féminine ? On le sait, les femmes réagissent différemment des hommes au stress. Leurs artères sont notamment plus sensibles aux effets du stress, les rendant plus sujettes aux spasmes. Ainsi, cette sensibilité féminine pourrait s'expliquer par les hormones et les liaisons nerveuses de leur cerveau et de leur coeur. Mais l'influence des hormones sexuelles sur les hormones du stress reste cependant largement mystérieuse.

L'importance d'un bon diagnostic

Alors qu'au Japon, ces troubles sont connus depuis de nombreuses années, ces cardiopathies de stress n'avaient suscité que peu d'intérêt en Occident. Les prochains travaux devront permettre de savoir si certains patients ont une vulnérabilité d'origine génétique et surtout savoir pourquoi ce syndrome des coeurs brisés touche principalement les femmes.

Ces travaux permettront demain de distinguer plus aisément ces cardiopathies de stress des véritables crises cardiaques. Bénéficiant du bon diagnostic, ces personnes pourraient éviter d'être soignées toute leur vie pour une maladie cardiovasculaire qu'elles n'ont pas. En attendant, essayez autant que possible de prendre un peu de distance par rapport aux événements stressants.

Le cerveau en cause ?

Selon une étude réalisée par des chercheurs de l'hôpital universitaire de Zurich, en Suisse, et publiée dans l'European Heart Journal, le 5 mars 2019, il y aurait un lien entre ce problème cardiaque et notre cerveau. Les scientifiques ont analysé l'activité cérébrale de 15 personnes souffrant d'un syndrome de tako-tsubo puis l'ont comparé à celle de 39 personnes en bonne santé.

Résultat, les patients atteints du syndrome ont une connectivité cérébrale différente et ne traite pas les émotions de la même manière. Ils seraient plus sensibles aux émotions fortes. Cette découverte permet d'envisager de nouvelles pistes de traitement.

Si la prévention - qui passe notamment par l'activité physique, une alimentation saine, un bon sommeil, ou encore des techniques de relaxation - peut permettre de réduire le risque d'être exposé à ce syndrome, la prise en charge doit elle être immédiate. Pour ce faire, il est primordial d'en connaître les symptômes.

Le syndrome peut être caractérisé par un essoufflement, une douleur brutale dans la poitrine en étau, des palpitations, une perte de connaissance, ou encore un malaise vagal.

Une femme de plus de 50 ans, ménopausée, en situation de rupture, ne doit surtout pas sous-estimer les premiers symptômes liés à un stress émotionnel aigu. Le syndrome de tako-tsubo nécessite une hospitalisation en urgence, pour éviter des complications graves et permettre une prise en charge en unités de soins intensifs cardiologiques. L'appel du 15 est primordial comme dans l'infarctus du myocarde, chaque minute compte !

Source : www.doctissimo.fr

"Dixit".

On utilise souvent en français ce petit mot latin signifiant "Il a dit".

Employé avant le nom d'une personne, cela désigne celle-ci comme étant l'auteure des propos rapportés.

On dit par exemple : "Dixit le Premier ministre, cela ne devrait plus se reproduire".

Ou : "Un tel phénomène est inédit en France. Dixit les différents scientifiques consultés".