"Laisser des plumes" ou "Perdre des plumes".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme animalier relèvent du registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : ne pas sortir indemne de quelque chose, subir des pertes ou des dégâts ; prendre des coups ; être perdant.

À l'image d'un oiseau ayant dû se débattre.

On dit par exemple : "J'ai réussi à conserver le contrôle de ma société mais j'ai laissé des plumes dans cette aventure".

Ou : "Ton projet est risqué : prend garde à ne pas y perdre des plumes".

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net et www.linternaute.fr

"Un nom à rallonge".

Cette locution nominale masculine relève du registre familier.

Et elle désigne, de façon péjorative : un patronyme particulièrement long composé de plusieurs éléments, tel qu'un nom de famille composé ou un patronyme nobiliaire à particule.

Comme par exemple le généralissime mexicain "Antonio Lopez de Santa Anna y Perez de Lebron" ou le chanteur "Philippe Durand de La Villejegu du Fresnay", plus connu sous le nom de "Philippe Lavil".

Source : www.dictionnaire-academie.fr

Pourquoi dire : "Vous êtes beaucoup plus fitté que vos adversaires" ?

L'ancienne cavalière française Virgiinie Coupérie-Eifffel

Comme a pu le déclarer, le 21 août 2021, l'ancienne cavalère française Virginie Coupérie-Eiffel, dans le JO Club, sur la chaîne de télévision publique française France 2, à l'adresse du champion olympique français de pistolet à 25 m tir rapide, Jean Quincampoix.

Et pas : "Vous êtes beaucoup plus AFFÛTÉ que vos adversaires" !

Ou : "Vous êtes beaucoup EN FORME que vos adversaires" !

On ne dit pas : "On va marquer une petite page de pub et on s'retrouve tout d'suite après" !

Comme a pu le déclarer, le 29 juillet 2021, la journaliste sportive française Cécile Grès, sur la chaîne de télévision publique française France 3.

Mais : "On va marquer une petite PAUSE pubLICITAIRE et on sE retrouve tout dE suite après" !

ou : "On va LAISSER PASSER une petite page de pubLICITÉ et on sE retrouve tout dE suite après" !

"Un larcin".

J'aime beaucoup ce joli petit mot du registre soutenu désignant, selon le contexte :

  • un petit vol commis furtivement, sans violence ; un chapardage (registre familier),

On dit par exemple : "Qui n'a pas commis quelque menu larcin lors de sa jeunesse ?".

  • ou : l'objet ou la chose volé.

On dit par exemple : "Sitôt son forfait accompli, le voleur est allé manger le fruit de son larcin".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"C’est quand le chat est repu qu’il dit que le derrière de la souris pue".

Ce proverbe peul en forme d'idiotisme animalier relève du registre populaire.

Et il traduit de manière délicate et imagée le fait qu'il est facile de se montrer difficile ou exigeant dès lors que nos besoins sont satisfaits.

Ainsi, le chat étant rassasié après avoir dévoré la souris, il se permet de critiquer l'hygiène de son infortunée victime.

"Guère" et "Guerre".

Ces deux mots homonymes ne doivent surtout pas être confondus, puisque :

  • "Guère" est un adverbe du registre soutenu désignant : une quantité minime ou une fréquence faible ; pas beaucoup, peu, pas très, fort peu, pas souvent, pas longtemps,

On dit par exemple : "On n'y voit guère ici : allume-donc !" (pas beaucoup), "Je ne vais guère au cinéma" (pas souvent) ou "Le silence ne dura guère" (pas longtemps).

  • tandis que "Guerre" est un substantif féminin du langage courant désignant :
    • une situation conflictuelle entre deux ou plusieurs pays ou États, se règlant par une lutte armée, en vue de défendre un territoire, ou d'en conquérir,

On dit par exemple : "La France et la Grande-Bretagne ont déclaré la guerre à l'Allemagne nazie le 3 septembre 1939, suite à l'agression de la Pologne".

    • des rapports conflictuels entre différents groupes sociaux ou individus, en vue de défendre un droit ou d'en conquérir, ou de faire triompher une idée,

On dit par exemple : "Le patronat est en guerre contre les syndicats" ou "Le gouvernement a décidé de faire la guerre aux trafiquants de drogue".

    • ou : une action menée contre toute chose à laquelle on attribue une valeur nocive,

On dit par exemple : "Ma mère a déclaré la guerre aux chaussettes sales qui traînent".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"La soupe est bonne".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire signifie, dans le registre familier et au sens figuré : la situation est très favorable et ne donne guère envie d'aller voir ailleurs.

Par exemple lorsqu'une société propose d'excellentes conditions salariales et sociales, ou/et un cadre de travail agréable.

On dit ainsi : "La soupe est bonne au PSG : ce joueur ne risque pas de quitter le club avant la fin de son contrat".

 

"Avoir le loisir de" ou "Avoir tout le loisir de".

J'aime beaucoup cette jolie locution verbale signifiant : disposer du temps nécessaire permettant de faire quelque chose : en avoir la possibilité matérielle ou intellectuelle.

On dit par exemple : "Si j'en avais le loisir, j'irais rendre visite à mes amis en Bretagne et en Belgique".

Ou : "Quand tu seras à la retraite tu auras tout le loisir de t'occuper de ton potager".

Cette expression remontant à l'Ancien Régime semble avoir été utilisée pour la première fois en 1609, par l'auteur satirique français Antoine Du Brueil, dans Le Sandrin du vert galant , où sont déduits les plaisirs de la vie rustique, afin de décrire de manière ironique les nobles gentilshommes ayant le temps de se prélasser et de s'enivrer en pleine journée.

Source : www.larousse.fr, www;cnrtl.fr et www.linternaute.fr

On ne dit pas : "Merci pour le support" !

Six coureurs de BMX aux Jeux olympiques de Tokyo 2020

Comme a pu le déclarer, le 30 juillet 2021, à l'issue de sa course, l'un des trois pilotes finalistes français de BMX aux Jeux olympiques de Tokyo 2020 (Romain Mahieu, Sylvain André et Joris Daudet), sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais bien évidemment : "Merci pour le SOUTIEN" !

"C'est étudié pour !".

Disque 45t de l'humoriste français Fernand Raynaud, sorti en 1955

Les plus âgés d'entre nous continuent parfois d'utiliser - de façon naturellement totalement ironique - cette formule en forme d'interjection.

Par exemple lorsqu'il s'agit de répondre à une question technique concernant une machine, un appareil ou une technologie dont on ignore tout ou presque du fonctionnement :

- "Mais comment ça fonctionne exactement cet appareil qui t'indique systématiquement l'itinéraire à suivre ?",

- "C'est étudié pour !".

Ou :

- "Je me demande bien comment ils font pour faire revenir leurs fusées et les réutiliser",

- "C'est étudié pour !"

Comme pour beaucoup d'autres, c'est au génial - et bien injustement oublié - humoriste français Fernand Raynaud que nous devons cette expression, puisqu'il s'agit, à l'origine, du titre de l'une de ses saynètes datant de 1955.