"Avoir une cervelle d'oiseau" ou "Être une tête de linotte".

Linotte

Ces deux expressions du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifient, au sens figuré : être écervelé, étourdi, distrait, superficiel ; agir à la légère.

Cette utilisation péjorative du nom de la "Linotte" vient de ce que ce petit oiseau passereau au plumage brun et rouge a la réputation de construire fréquemment son nid avec insouciance, pas très loin du sol, sans trop sembler se préoccuper de le dissimuler aux yeux des prédateurs, ce qui entraîne souvent la destruction de la nichée.

On dit par exemple : "Mon cousin a une cervelle d'oiseau : il part toujours sans ses clés et parfois sans veste".

Ou : "Mon directeur est une tête de linotte : il oublie toujours la moitié de ses affaires et au moins un rendez-vous sur deux".

Source: wiktionary.org

"Petit à petit, l'oiseau fait son nid".

Cette expression proverbiale en forme d'idiotisme animalier signifie "En avançant par petites étapes, avec de la patience et de la persévérance, on atteint son but".

Elle s'apparente en partie aux expressions proverbiales "Paris ne s'est pas fait en un jour", "Paris ne s'est pas faite en un jour", "Rome ne s'est pas fait en un jour" ou "Rome ne s'est pas faite en un jour".

Mais celles-ci s’emploient plutôt à propos de quelque chose de terminé, alors que "Petit à petit, l’oiseau fait son nid" est davantage utilisée pour un processus en en cours.

"Pondre".

Ce verbe du langage courant désigne :

  • au sens propre : faire un oeuf ou déposer un oeuf, pour une femelle "ovipare" telle que la poule ou la tortue.

On dit par exemple : "Mes poules pondent tous les jours".

  • et au sens figuré :
    • dans le registre familier : concevoir un texte, un document, une production de l'esprit.

On dit par exemple : "Je dois pondre une circulaire pour mon chef de service d'ici demain" ou "L'auteur de ces lignes pond tous les jours au moins une dizaine de nouveaux articles pour son blogue J'aime les mots".

    • et dans le registre populaire :
      • mettre au monde un enfant.

On dit par exemple : "Ma voisine du sixième étage à encore pondu un gamin le mois dernier".

      • ou déféquer.

On dit par exemple : "Ma fille est constipée : voila trois jours qu'elle ne pond plus".

"Se prendre le bec" ou "Une prise de bec".

Ces deux expressions en forme d'idiotisme animalier relèvent du registre familier.

Elles nous assimilent en effet à des oiseaux, la "bouche" étant appelée "bec".

  • "Une prise de bec" est une dispute, une altercation. C'est à dire un échange bref et brutal de propos vifs, de répliques désobligeantes.
  • Et "Se prendre se bec" signifie donc se disputer, échanger de façon brève et brutale des propos vifs, des répliques désobligeantes.

Source : www.larousse.fr

"Clouer le bec à quelqu'un".

Cette expression du registre familier signifie "Faire taire une personne, la mettre dans l'impossibilité de répondre, la réduire au silence".

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le verbe "Clouer" n'a aucun lien avec le "Clou". Il est issu de l'ancien mot "Cloer" qui signifiait "Clore". Il s'agit donc plutôt de "Fermer" le bec de quelqu'un, c'est à dire sa bouche et sa capacité de continuer à s'exprimer.

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Becqueter tout cru", "Bouffer tout cru" ou "Manger tout cru" quelqu'un.

C'est dominer cette personne avec facilité, en venir aisément à bout, prendre le dessus sans problème.

"Becqueter tout cru" ou"Bouffer tout cru" relèvent du registre argotique et "Manger tout cru" du langage courant.

On peut également utiliser la formule : "Ne faire qu'une bouchée de quelque chose ou de quelqu'un".

Source : wiktionary.org

"Avoir la chair de poule".

Cette expression imagée a d'abord été employée par les médecins du XVIIe siècle, en référence à la peau d'une volaille déplumée, afin de décrire l'étrange aspect parfois pris par notre peau lorsque les minuscules muscles arrecteurs (ou horripilateurs) situés sous notre peau se contractent, redressent nos poils et font apparaître d'innombrables petites bosses.

Et nous l'utilisons toujours de nos jours, dans le registre familier, pour évoquer, selon les circonstances :

  • la sensation de froid ressentie.

On dit par exemple : "Brrr ! Il fait plus frais que je croyais ; j'aurais dû enfiler un gilet. J'ai la chair de poule !".

  • ou bien l'anxiété, la peur.

On dit par exemple : "Je trouve le couloir sombre de cette cave particulièrement sinistre : il me donne la chair de poule !".

Source : www.futura-sciences.com

"Se brûler les ailes".

Cette expression signifie "subir des pertes en faisant quelque chose, dépasser certaines limites pour finalement le regretter".Et donc, indirectement, que vouloir à tout prix connaître quelque chose de secret peut s'avérer dangereux.

Elle ne fait nullement référence à quelque insecte qui se brûlerait lorsqu'il s’approche trop près d'une ampoule, ni même à un oiseau, mais est directement héritée de la mythologie grecque et du personnage d'Icare, le fils de l'architecte Dédale. Mais nous allons pourtant voir... que celui-ci ne s'est pas vraiment brûlé les ailes... mais les a plutôt perdu !

Les deux hommes avaient en effet été cloîtrés par Minos dans le labyrinthe que Dédale avait conçu pour enfermer le Minotaure.

Les sorties étant soigneusement gardées, Dédale trouve une solution pour s'échapper par la voie des airs, consistant à confectionner, pour son fils et lui, des ailes  semblables à celles des oiseaux, confectionnées avec des plumes et collées sur leurs omoplates avec de la cire.

Il met en garde son fils, Icare, lui interdisant de s'approcher trop près de la mer, à cause de l'humidité, et du soleil, à cause de la chaleur.

Mais le jeune Icare, grisé par le vol, oublie rapidement l'avertissement de son père et prend trop d'altitude. La chaleur du soleil fait alors fondre la cire et les plumes se détachent, précipitant Icare en chute libre, sous les yeux horrifiés de Dédale, qui ne peut rien faire pour le sauver.

De nos jours encore, la petite île grecque où serait tombé Icare est appelée, en son hommage, "Icare" ("Ikaria" en grec) et la mer qui l'entoure "la "mer Icarienne".

Et cette histoire sert aujourd'hui de référence à tous ceux qui veulent en tirer une morale, en expliquant à leurs enfants que c'est pour leur seul bien qu'ils leur donnent des conseils et que l'enfant qui ne les suit pas scrupuleusement court le risque de se retrouver très sévèrement puni.