"Un bon vent", "Quel bon vent vous amène ?" et "Bon vent !".

  • "Un bon vent" est une locution nominale désignant : un vent portant directement un navire à voile vers le point où les marins souhaitent se rendre.

Un voilier bénéficiant d'un bon vent

  • "Quel bon vent vous amène" est une expression relevant du registre familier et signifiant au sens figuré : quelle bon augure vous amène; qu'est-ce qui me vaut le plaisir de votre visite ?
  • et "Bon vent !" est une locution interjective signifiant, au sens figuré, selon le contexte :
    • au revoir ; bon voyage ; bonne route ; bonne chance !
    • ou, de façon péjorative, afin d'exprimer le soulagement ressenti au départ d’un importun : va-t'en ! ; casse-toi !

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Mener à bon port" et "Arriver à bon port" ou "Parvenir à bon port".

Le port de Naples (Campanie) (Italie)

Ces deux locutions verbales appartiennent au langage courant et elles nous viennent bien évidemment du monde de la marine.

Elles signifient respectivement, au sens figuré et selon le contexte :

  • "Mener à bon port" :
    • mener à destination, à l'endroit souhaité.

On dit par exemple : "Je ne vous demande pas de battre des records de vitesse, mais simplement de mener ce camion à bon port".

    • ou : mener à son terme, sans encombre.

On dit par exemple : "Je sais que ce collaborateur mènera ce dossier à bon port".

  • et "Parvenir à bon port" :
    • arriver à destination, à l'endroit souhaité.

On dit par exemple : "J'espère que vous parviendrez à bon port sans trop de difficultés, malgré cette météorologie exécrable".

    • ou : atteindre son but ; atteindre l'objectif que l'on s'était fixé.

On dit par exemple : "Je me félicite de ce que cette enquête soit parvenue à bon port, malgré un contexte difficile".

Sources : www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Larguer les amarres", "Lever l'ancre", "Mettre les voiles" et "Prendre le large".

Ces différentes locutions verbales nous viennent bien évidemment du monde de la marine.

Et elles signifient toutes quatre, au sens figuré : partir, s'en aller, voyager.

On dit par exemple :

  • "Moi, fin juillet je largue les amarres, direction : ma maison familiale en Ardèche !",
  • "Vendredi je lève l'ancre à 16 heures car j'ai pas mal de route à faire pour arriver chez mes beauc-parents, en Normandie",
  • "Mon locataire a mis les voiles sans prévenir en me devant deux mois de loyer ",
  • et : "Les voleurs ont malheureusement pris le large avant l'arrivée de la police".

Au sens propre, ces différentes locutions signifient respectivement :

  • "Larguer les amarres" : détacher le bateau de son point d’attache,
  • "Lever l'ancre" : remonter l’ancre du fond,
  • "Mettre les voiles" : appareiller, quitter le mouillage, le port,
  • et "Prendre le large" : s’éloigner du rivage, gagner la haute mer.

Source : wiktionary.org

"Le vent tourne" ou "Sentir le vent tourner".

Ces deux locutions verbales du langage courant s'utilisent couramment, au sens figuré, pour signifier respectivement :

  • "Le vent tourne" : la situation est en train de changer complètement, les rapports de force évoluent, la situation tourne à l'avantage d'un adversaire ou de soi-même.

On dit par exemple : "Le vent tourne : nous ne pouvons pas continuer à vendre nos produits aussi chers que par le passé".

  • et "Sentir le vent tourner" : comprendre l'évolution du rapport de force, la nature et l'importance du changement de situation en train de se produire.

On dit par exemple : "Dès que j'ai senti le vent tourner avec mon supérieur hiérarchique, j'ai postulé chez différents concurrents".

Sources : www.languefrancaise.net, www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Baisser pavillon".

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, dans le domaine de la marine et dans le domaine militaire : baisser le pavillon d'un navire, afin d'annoncer à son adversaire que l'on se rend.

Cette expression est née dans la marine à voile au XVIIe siècle, le substantif masculin "Pavillon" désignant le drapeau se trouvant sur un bateau (généralement à l’arrière), dont les couleurs indiquent la nationalité du bâtiment.

Lorsqu’un bateau était engagé dans un combat et que ce dernier mettait pavillon bas, c’est-à-dire descendait le drapeau de son mât, c’était pour signaler qu’il se rendait et cessait de combattre.

La locution exacte couramment utilisée dans la Marine est cependant "Amener pavillon" et non "Baisser pavillon".

  • et par extension, au sens figuré, dans le registre familier : s'avouer vaincu, abandonner, céder, renoncer, abdiquer ; se reconnaître inférieur à la personne à qui l'on se trouve comparé, avec qui l'on est en concurrence, en conflit.

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.defense.gouv.fr

"Être à quai" ou "Rester à quai".

Cette locution verbale du langage relève du jargon maritime et du jargon ferroviaire.

Et elle signifie :

  • au sens propre :
    • pour un bateau : être ou rester amarré, le long d'un quai, afin d'embarquer ou débarquer passagers ou marchandises, ne pas quitter le port et donc ne pas partir,

Un paquebot à quai

    • et pour un train : être ou rester en gare, le long d'un quai, afin d'embarquer ou débarquer passagers ou marchandises, ne pas quitter la gare et donc ne pas partir,

Un train à quai

  • et par extension, au sens figuré : être ou rester bloqué, figé dans un état ou une situation alors que les autres avancent.

On dit par exemple : "Malgré les soldes, la société est à quai".

Ou : "Cette équipe est restée à quai depuis la reprise du championnat".

Sources : www.linternaute.fr et www.francaisfacile.com

"Mener en bateau" et "Monter un bateau".

Ces deux locutions verbales du registre familier, utilisées au sens figuré, ont des significations relativement proches :

  • "Mener en bateau (quelqu'un)" : abuser, berner, duper, mystifier, tromper ; faire croire n'importe quoi.

On dit par exemple : "Ma voisine est très âgée et assez crédule : la pauvre s'est fait menée en bateau par son frère durant des années et lui a prêté de l'argent pour une entreprise qui n'a jamais existé !".

  • et "Monter un bateau (à quelqu'un)" : mentir, mystifier, tromper, dire quelque chose de faux, faire croire une chose inventée de toutes pièces

On dit par exemple : "Lorsque nous étions étudiants, mes copains et moi montions des bateaux aux nouveaux arrivants en organisant de faux travaux dirigés et de faux cours".

Sources : www.expressio.fr, www.linternaute.fr, dictionnaire.reverso.net et dictionnaire.sensagent.leparisien.fr

"Un brûlot".

  • Au sens propre, ce substantif masculin désignait autrefois : un petit navire chargé de matières combustibles, destiné à incendier les bâtiments ennemis.
  • et au sens figuré, il désigne aujourd'hui : ce qui est susceptible de causer des dégâts, un scandale ; en particulier un article de journal polémique, "incendiaire".

On dit par exemple : "Cet article est un brûlot : vous ne pouvez pas publier une chose pareille !".

Source : wiktionary.org

"Contre vents et marées".

Cette expression en forme de métaphore marine remonte au XVIIe siècle, où elle était utilisée au singulier : "Contre venT et maréE".

Elle fait naturellement référence à l'obstination des marins parvenant à faire avancer un navire en dépit d'un vent contraire et même de la marée venant à leurs devants en sens inverse.

Et symbolise, transposé dans la vie courante, la persévérance d'une personne bravant les difficultés pour parvenir à ses fins.

"Contre vents et marées" signifie donc, au sens figuré : en dépit de tous les obstacles qui se présentent, en poursuivant obstinément ses projets, en persévérant malgré toutes les difficultés qui s’y opposent.

On dit par exemple : "Cette femme est une véritable héroïne : elle s'est battu contre vents et marées pour construire son entreprise, puis son groupe".

Sources : www.linternaute.fr, www.expressions-francaises.fr et wiktionary.org

"Faire machine arrière".

Cette expression du langage courant n'est pas seulement utilisée dans le domaine maritime, puisqu'elle signifie :

  • au sens propre : faire tourner l'hélice en sens inverse, pour faire reculer un navire,

On dit par exemple : "Pris dans les glaces, le commandant est contraint de faire machine arrière pour dégager son navire en catastrophe".

  • mais également, au sens figuré, : renoncer à un projet, une action.

On dit par exemple : "Face à l'ampleur des manifestations, le gouvernement a fait machine arrière".

Source : wiktionary.org

"Tirer à boulets rouges".

Cette expression d'origine militaire signifie :

  • au sens propre, autrefois, expédier des boulets rougis par le feu dans des forges  les fours à boulet - sur les vaisseaux ennemis, lors des batailles, afin de les incendier.

En plus des dégâts matériels, ces boulets provoquaient donc également des incendies. L’ennemi, déstabilisé, ne savait donc plus où donner de la tête entre le feu et l’arrivée incessante des boulets.

  • et, au sens figuré, attaquer quelqu'un verbalement de manière répétée et virulente, critiquer quelqu'un avec véhémence, l'assaillir de critiques et de reproches tellement nombreux et virulents qu’elle peut à peine se défendre.

Source : www.linternaute.fr et www.defense.gouv.fr