"Balayer d'un revers de la main" ou "Balayer d'un revers de main".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du langage courant.

Elle s'utilise à propos d'un fait ou d'une affirmation.

Et elle signifie :

  •  au sens propre : repousser ou rejeter catégoriquement, en faisant un geste de dédain,

On dit par exemple : "Mon patron a balayé d'un revers de la main ma proposition".

  • et au sens figuré : ignorer, mettre de côté, omettre volontairement, jeter aux oubliettes, considérer comme quantité négligeable.

On dit par exemple : "On ne peut pas balayer 130 ans de présence d'un revers de main !

Sources : wiktionary.org, www.btb.termiumplus.gc.ca et www.linternaute.fr

"Un appel du pied" ou "Des appels du pied".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle désigne : une ou des avances ou invitations discrètes, allusives ; une ou des propositions de rapprochement adressées de manière indirecte à une personne ou à un groupe de personnes.

On dit par exemple : "Sitôt connu les résultats du second tour des élections législatives, le soir du 19 juin 2022, on a vu en direct sur les plateaux de télévision, les députés et journalistes d'nsemble (ex LREM) faire des appels du pied éhontés aux représentants du Rassemblement National".

Ces deux locutions ne doivent surtout pas être confondues avec l'expression "Un pied d'appel".

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

"Un menton en galoche".

Un menton en galoche

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle désigne : un menton saillant.

Cette affection est appelée médicalement : prognathie mandibulaire ou prognathisme mandibulaire(pour la machoire du bas) ou maxillaire (pour la machoire du haut).

 

"De seconde main" ou "Une seconde main".

Ces deux formules en forme d'idiotismes corporels et d'idiotismes numériques relèvent du langage courant.

  • "De seconde main"est une locution adjectivale qui signifie, selon le contexte :
    • qui est passé par un intermédiaire.

On dit par exemple : "C'est une nouvelle de seconde main".

    • ou : usagé, d’occasion.

On dit par exemple : "De plus en plus de monde achète des vêtements de seconde main".

Un espace de vente consacré aux vêtements de seconde main

  • et "Une seconde main" est une locution nominale qui signifie : un article d'occasion.

On dit par exemple : "C'est une bonne voiture, même si c'est une seconde main".

Source : wiktionary.org

"Faire des gorges chaudes" de quelque chose ou de quelqu'un.

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : se moquer de quelqu'un en faisant preuve d'une malignité excessive.

On dit par exemple : "De nombreux français font des gorges chaudes du couple présidentiel".

On disait autrefois (registre désuet) :  "Faire gorge chaude de quelque chose" pour signifier "Se l’approprier".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Retenir son souffle".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre : s’arrêter temporairement et volontairement de respirer.On dit par exemple : "J'ai retenu mon souffle le temps que les policiers s'élognent".
  • et au sens figuré : attendre sans rien dire, tout en étant impatient, anxieux ou angoissé.

On dit par exemple : "Ce soir les amateurs de football retiennent leur souffle, dans l'attente du résultat de cette demi-finale de Coupe du monde".

"Avoir les oreilles qui sifflent".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré, que l'on parle de vous - en mal - en votre absence ; que l'on vous critique.

On dit par exemple : "J'ai dû avoir les oreilles qui sifflaient, hier soir, après mon départ.

"Mettre les mains dans le cambouis".

"Mettre les mains dans le cambouis"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre famiier.

Elle fait référence au "Cambouis", cette graisse ou huile noircie par le frottement des organes d'une machine.

Et elle signifie, au sens figuré : se confronter à un problème de manière pratique ; effectuer un travail ingrat ou difficile ; régler soi-même un problème.

On dit par exemple : "Notre patron n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à aider ses équipes lorsque cela s'avère nécessaire".

Trois autres locutions verbales idiomatiques utilisées au sens figuré et relevant également du registre familier ont à peu de choses près la même signification :

  • "Faire le sale boulot",
  • "Se salir les mains" (idiotisme corporel),
  • "Mettre la main à la pâte" (idiotisme alimentaire).

Sources : www.expressio.fr et wiktionary.org

"Marcher sur les pieds" de quelqu'un et "Se laisser marcher sur les pieds" ou "Ne pas se laisser marcher sur les pieds".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent du registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Marcher sur les pieds" de quelqu'un : l'importuner, le maltraiter, le dominer, profiter de lui.

On dit par exemple : "Cela fait bien dix ans que ces imbéciles me marchent sur les pieds".

  • "Se laisser marcher sur les pieds" : laisser couler, ne pas répondre alors qu’on serait en droit de se plaindre pour obtenir de quelqu’un d’arrêter de faire une chose que l’on considère préjudiciable.

On dit par exemple : "Si tu commences à te laisser sur les pieds, tu n'as pas fini, mon vieux !".

  • et "Ne pas se laisser marcher sur les pieds" : ne pas se laisser importuner.

On dit par exemple : "Ce n'est pas à soixante balais que je vais comencer à me laisser marcher sur les pieds !".

Source : www.linternaute.fr et wiktionary.org

 

"Faire la fine bouche".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie : se montrer dédaigneux, délicat, difficile, exigeant ; grimacer ; faire des façons et des simagrées ; faire le difficile face à ce qui est apprécié ordinairement ; être difficile à contenter ; être difficile sur la nourriture.

À l'origine - dès la deuxième moitié du XVe siècle - on disait "Faire la petite bouche" à propos d'une personne ne mangeant que des mets très raffinés.

Avec le temps, l'expression a évolué : le mot "petite" a été remplacé par "fine" et le sens de l'expression s'est étendu à toutes choses normalement appréciées.

On dit par exemple : "Je n'ai pas fait la fine bouche : j'ai pris ce boulot en attendant de trouver mieux".

Ou : "Si tu avais vraiment faim tu ne ferais pas la fine bouche".

Sources : www.expressio.fr, wiktionary.org, expressions-francaises.fr et www.linternaute.fr

"S'humecter le gosier" ou "Se rincer le gosier".

Ces deux jolies locutions verbales en forme d'idiotisme corporel relèvent du registre familier.

Et elles signifient tout simplement : boire.

On dit par exemple : "Après tout ce boulot, on s'humecterait bien le gosier !".