Ne dites pas : "C'est amusant", "C'est drôle", "C'est marrant" voire "C'est rigolo"... si cela ne l'est pas vraiment !

Mais plutôt : "C'est BIZARRE", "C'est CURIEUX" ou "C'est ÉTRANGE" !

Cela vous évitera de devoir vous excuser après avoir dit ce qui ressemble parfois à une grosse bêtise... pour rester poli.

Comme moi en effet, vous avez sans doute déjà entendu - voire prononcé vous-même - des phrases aussi saugrenues que :

  • "C'est amusant que tu me parles de cancer parce que je viens de lire un article à ce sujet",
  • "C'est drôle que tu souffres autant",
  • "C'est marrant que ton grand-père soit mort parce que justement je venais de penser à lui.",
  • voire "C'est rigolo qu'il y ait autant de morts dans un si petit pays." !!!

"Être en souffrance".

Cette expression du langage courant peut signifier, selon le contexte, :

  • être en suspens, en parlant de ce qui doit être fait ("un dossier en souffrance"),
  • non délivré,ou non réclamé, en parlant d’un colis ("un paquet en souffrance"),
  • ou : souffrir psychologiquement.

Mais pas "souffrir physiquement", ainsi que de plus en plus de journalistes sportifs semblent malheureusement le croire !

Ainsi, un sportif grimaçant de douleur n'est-il pas "en souffrance" : il souffre, tout simplement.

On ne dit pas : "T'es obligé d'en prendre compte" !

L'ancien conseiller sportif français Gilles Favard

Comme l'a dit - et répété, au surplus ! - le 6 février 2020, l'ancien conseiller sportif du FC Nantes, Gilles Favard, dans l'émission vespérale d'Olivier Ménard "L'Équipe du soir, sur la chaîne de télévision française L'équipe.

Mais : "TU es obligé d'en TENIR compte" ou "TU es obligé dE LE prendre EN compte" !

Parce que ce monsieur est coutumier de ce type d'énormités, je lui attribue, sans hésitation aucune, mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Bon courage à toi", "Bon courage à vous", "Bonne journée à toi", "Bonne journée à vous", "Bonne soirée à toi", "Bonne soirée à vous", "Merci à toi" ou "Merci à vous" !

Mais, bien plus simplement : "Bon courage", "Bonne journée", "Bonne soirée" ou "Merci" !

Je ne supporte plus cette nouvelle façon qu'ont de plus en plus de personnes d'accoler systématiquement un "À toi" ou un "À vous" parfaitement inutiles (on se doute bien que ce n'est pas destiné à la voisine, pas plus qu'au facteur) à la fin de la plupart de leurs formules de politesse ou de compassion.

On ne dit pas : "Ça va nous coûter des frais" !

Comme j'ai pu l'entendre le jeudi 26 décembre 2019 dans l'émission "Wheeler Dealers France" sur la chaîne télévisée française RMC Découverte.

Mais : "CELa va nous coûter de L'ARGENT" ou "CELa va ENGENDRER des frais" !

On ne dit pas : "Nous avons fait beaucoup de méfaits" !

Le chanteur et musicien français Louis Bertignac

Comme l'a déclaré le chanteur et musicien français Louis Bertignac, le 04 février 2019, dans l'émission "Vintage Mecanic" de la chaîne télévisée française RMC Découverte.

Mais : "Nous avons COMMIS beaucoup de méfaits" !

"Mitigé" ne signifie pas "Mélangé" !

Cet adjectif signifie en effet :

  • au sens propre : édulcoré, rendu moins acide,
  • au sens figuré, :
    • rendu moins pénible, moins douloureux ("une peine mitigée"),
    • rendu moins absolu ou moins rigoureux ("une doctrine mitigée"),
    • rendu moins violent, moins entier ("une opinion mitigée"),
  • et par extension : rendu moins pur, moins austère ("une occupation mitigée").

La locution - pourtant très communément employée "Un succès mitigé" n'a donc absolument pas le sens que lui prête ses - pourtant très nombreux, malheureusement - utilisateurs. Et devrait par conséquent être remplacée par une formule du type "Un demi-succès".

L'origine de cette erreur très commune est naturellement à chercher du côté du substantif masculin "Mitigeur", qui désigne un robinet à réglage instantané de température d'eau pour appareils sanitaires.

Un mitigeur

Or la vocation première d'un mitigeur n'est pas de mélanger l'eau chaude et l'eau froide, mais d'atténuer les effets sur le corps humain d'un contact direct avec une eau trop chaude ou trop froide ; de rendre ledit contact moins pénible, moins douloureux, moins violent !

Source : www.cnrtl.fr

On ne dit pas : "Ce joueur a été cataclysmique ce soir" !

Le journaliste sportif français Vincent Duluc

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Vincent Duluc, le 13 février 2018, dans l'émission vespérale "L'Équipe du Soir", de la chaîne de télévision française l'Équipe.

Mais : "Ce joueur a été CATASTROPHIQUE ce soir" !

Un cataclysme est en effet un bouleversement physique produit par un tremblement de terre, une inondation, etc.  Ou, par extension, un très grand bouleversement.

Un joueur ne saurait donc en aucune façon être "Cataclysmique" !

Découvrez pourquoi il est erroné de dire "Avoir le doigt sur la gâchette" ou "Appuyer sur la gâchette"...

Affiche du film "Le doigt sur la détente"

On doit en effet dire : "Avoir le doigt sur la QUEUE DE DÉTENTE" ou "Appuyer sur la QUEUE DE DÉTENTE" !

Ou, à tout le moins, par ellipse : "Avoir le doigt sur la DÉTENTE" ou "Appuyer sur la DÉTENTE" !

Tel est en effet le nom de l'élément mécanique d'une arme à feu - de poing ("Revolver" ou "Pistolet"), ou d'épaule ("Carabine" ou "Fusil") -, grâce auquel on déclenche le tir.

Ne pas confondre "Gachette" et "Queue de détente" !

La "Queue de détente" est communément et improprement appelée par les profanes "Gâchette", du nom d'une autre pièce du mécanisme de déclenchement.

On ne dit pas : "Être sur Paris" ni "Travailler sur Paris" ou quelque autre lieu que ce soit. !

Vue aérienne de Paris

Mais : "Être À paris" et "Travailler À Paris" !

Il s'agit là d'une tournure fautive, malheureusement de plus en plus utilisée.

La préposition "Sur" signifiant en effet "Au-dessus", seuls les nuages, les satellites, les insectes volants, les chauve-souris ou les oiseaux peuvent être "sur Paris".

Ou les avions de ligne et avions militaires circulant à plus de 2 000 mètres, puisque le survol de notre capitale est interdit depuis 1948 à tous les aéronefs, en dehors de ces deux exceptions.

 

 

On ne dit pas : "On a tracté et obtenu un meilleur prix" !

Mais : "On a NÉGOCIÉ et obtenu un meilleur prix"

Et mieux encore : "NOUS AVONS NÉGOCIÉ et obtenu un meilleur prix" !

Le verbe "Tracter" ne signifie en effet nullement "effectuer des tractations" mais... "distribuer des tracts" !

On ne dit pas : "Qui permettent au fort une autonomie complète" !

Comme je l'ai entendu dans le commentaire du documentaire français de 2018 de Cécile Bonneau "Les villes sous l'occupation : Strasbourg".

Mais : "Qui DONNENT/FOURNISSENT/ GARANTISSENT/OFFRENT au fort une autonomie complète" !