On ne dit pas : "J'ai fait l'choix d'faire cet engag'ment là" !

Comme a malheureusement pu le déclarer - entre autres : je ne pouvais pas tout noter ! - l'homme d'affaires et homme politique français Stanislas Guerini, délégué général de LaREM, le 24 janvier 2019 sur la chaîne de télévision française d’information en continu LCI, au sujet de sa présence en politique.

Mais : "J'ai fait lE choix dE faire cet engagEment là" !

Et, plus simplement encore : "J'ai SOUHAITÉ M'ENGAGER" !

Pour cet infâme charabia et parce qu'un homme politique de ce rang - député et délégué général du parti majoritaire au pouvoir - n'a pas le droit de s'exprimer aussi mal, je lui décerne sans hésiter mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

On ne dit pas : "T'es obligé d'en prendre compte" !

L'ancien conseiller sportif français Gilles Favard

Comme l'a dit - et répété, au surplus ! - le 6 février 2020, l'ancien conseiller sportif du FC Nantes, Gilles Favard, dans l'émission vespérale d'Olivier Ménard "L'Équipe du soir, sur la chaîne de télévision française L'équipe.

Mais : "TU es obligé d'en TENIR compte" ou "TU es obligé dE LE prendre EN compte" !

Parce que ce monsieur est coutumier de ce type d'énormités, je lui attribue, sans hésitation aucune, mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Ça nous montre que y a" !

L'essayiste et homme politique français Raphaël Glucksmann

Comme l'a fait l'essayiste français Raphaël Glucksmann, le 11 mars 2018, lors de son débat radiophonique dominical avec la journaliste française Natacha Polony ("Le duel Natacha Polony, Raphaël Glucksmann") sur la station publique française France Inter.

"Cela nous montre qu'il y a" aurait évidemment d'avantage convenu !

Prononcer intégralement et correctement de savantes locutions telles que : "dans le monde", "ce que l'on sait", "on le sait" ou "la seule chose que l'on sait", plutôt que : "dans l'monde", "c'qu'on sait", "on l'sait" ou "la seule chose qu'on sait", n'aurait par ailleurs vraisemblablement pas nuit à la clarté de l'échange.

Grâce soit en revanche rendue à son interlocutrice, madame Polony, de sa parfaite élocution, je le confesse bien reposante pour les oreilles, au regard de la lamentable bouillie verbale servie par son interlocuteur.

Pour l'ensemble de sa calamiteuse prestation, je décerne sans hésiter à Raphaël Glucksmann mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Moi-même, j'ai été à Strasbourg" !

L'avocat et homme politique français Robert Badinter

Comme l'a déclaré l'avocat français Robert Badinter, le 25 avril 2019, dans l'émission radiophonique de Laure Adler "L'heure bleue", sur la chaîne publique française France Inter.

Mais, tout simplement : "Je suis allé à Strasbourg" !

Je suis proprement effaré par le nombre de personnalités publiques - y compris de premier plan - qui continuent de commettre ce solécisme : "J'ai été" (quelque part), en lieu et place de "Je suis allé" (quelque part) !

Et je totalement affligé de constater que même un professionnel du verbe de premier ordre, tel que l'ancien garde des Sceaux de François Mitterrand et président du Conseil constitutionnel, se laisse aller à de telles dérives linguistiques, ajoutant au surplus un joli pléonasme ("Moi-même je" en lieu et place de "Je") à son solécisme.

C'est donc uniquement par respect pour son parcours et son grand âge que je m'abstiendrai de lui décerner mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Vous avez été puiser" !

Comme l'a fait l'animateur français Didier Varrod, dans son émission radiophonique hebdomadaire "Foule sentimentale" sur France Inter, le 05 avril 2019, en déclarant : "Vous avez été puiser dans la play-list de France Inter".

Mais : "Vous ÊTES ALLEZ puiser" !

Je suis positivement consterné de constater à quel point cette faute grossière continue d'être commise à longueur de journée et ce y compris dans les organes d'information et par des professionnels du verbe que sont les journalistes et les hommes ou femmes politiques !

 

On ne dit pas : "I dit tellement des choses incroyables j'trouve" !

Comme l'a déclaré le rappeur français Vald, le 13 novembre 2019, dans l'émission d'Augustin Trapenard "Boomerang" sur la chaîne radiophonique française France Inter.

Mais : "JE TROUVE QU'IL dit des choses TELLEMENT incroyables" !

Ne dites pas : "Les meilleures adresses se passent du bouche à oreille" !

Comme l'a lamentablement déclaré l'historienne française Florence Tamagne, le 5 novembre 2019, dans l'émission radiophonique de Jean Lebrun "La marche de l'histoire", sur la chaîne radiophonique publique française France Inter.

Mais : "Les meilleures adresses se TRANSMETTENT DE bouche à oreille" !

Faute de quoi ce que vous dites signifie que les meilleures ne comptent pas sur le/n'ont pas besoin du bouche à oreille... ; ce qui n'est pas vraiment la même chose !

On ne dit pas : "Je suis d'avis à" !

Le journaliste sportif français Pierre Maturana

Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Pierre Maturana, le 4 août 2019, dans l'émission de télévision française "L’Équipe Mercato", de la chaîne L’Équipe.

Mais : "Je suis d'avis DE" !

Parce qu'il est coutumier du fait et s'exprime souvent très mal, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".