N'écrivez pas :" FYI" !

Mais, tout simplement, : "Pour information" !

Ou, si besoin est, son apocope, "Pour info", puisque "FYI" signifie en anglais "For Your Information" ("Pour votre information").

"La HPA " ou "L'hôtellerie de plein air".

Ce sigle et cette locution nominale utilisés depuis le milieu des années 1960 par les professionnels de la profession (*), mais qui a mis des décennies à parvenir à s'imposer auprès du grand public (c'est encore à peine le cas, je crois) désigne ce que l'on appelait auparavant "Le camping".

Connaissant mon aversion pour les anglicismes, on aurait pu croire qu'un tel changement me réjouirait. Il n'en est cependant rien puisque je préfère, de beaucoup, la formule utilisée par nos amis québecois, qui parlent d'"Hébergement de plein air" !

Je la trouve en effet beaucoup plus honnête, réaliste et concrète que celle d'"Hôtellerie de plein air", qui entend essayer de rapprocher ce secteur économique de l'hébergement touristique de l'hôtellerie traditionnelle dite "classée".

Certes, je le concède, le camping, est en effet assez largement monté en gamme - et surtout en prix ! - depuis un demi-siècle, ce qui, avant toute chose, en interdit désormais l'accès à l'immense majorité des classes populaires et des travailleurs pauvres, qui pouvaient autrefois en profiter.

Mais considère que c'est vraiment se moquer du monde que de parler d'"hôtellerie" pour qualifier ce type d'hébergement :

  • Les camping-cars actuels ont beau être chaque année plus grands et davantage équipés voire luxueux, on ne fait jamais que dormir dans un camion ou dans un bus !
  • Et ces villages de vacances que l'on qualifie désormais de PRL (Parc Résidentiel de Loisirs) réunissant des "habitats légers de loisirs", de type tipis, tentes de grande dimension, maisons mobiles, cabanes perchées, chalets ou bungalows ne ressemblent, pour moi, en rien à l'hôtellerie traditionnelle !

Bungalows Cabanes perchées

(*) : Le 1er janvier 1964, l''UCAF (Union Nationale des Camps Aménagés de France), créée dans les années 1950, devient la FNHPA (Fédération Nationale de l'Hôtellerie de Plein Air).

"SDIS", "SDMIS" et "SIS".

Un Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) est un établissement public à caractère administratif gérant les sapeurs-pompiers au niveau d'un département.

Chaque SDIS est désigné en lui ajoutant le numéro de son département : le SDIS-38 est ainsi en charge de l'Isère.

Il est placé sous la double autorité du président du Conseil d'Administration (CASDIS pour CA du SDIS) pour l'emploi, et sous l'autorité des maires ou du préfet agissant dans le cadre de leurs pouvoirs respectifs de police.

  • L'ancien SDIS-69 (Rhône) est appelé depuis 2015 le SDMIS (Service Départemental-Métropolitain d’Incendie et de Secours), car il couvre la circonscription départementale du Rhône, comprenant le département du Rhône et la métropole de Lyon.
  • Paris (75) et la petite couronne (Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93) et le Val-de-Marne (94) étant défendus par les militaires de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris), il n'y a pas de SDIS dans ces départements.
  • Le SDIS-13 (Bouches-du-Rhône) cohabite avec les militaires du BMPM (Bataillon de Marins-Pompiers de Marseille qui a les mêmes prérogatives qu'un SDIS sur la commune de Marseille, l'aéroport de Marignane et le port de Marseille-Fos.
  • Enfin, avec la réforme instaurant la collectivité territoriale unique de Corse, les SDIS 2A et 2B sont renommés respectivement SIS (Service d'Incendie et de Secours) 2A et 2B, tout en gardant leur champ d'action.

Un "SIS".

Ce rétroacronyme peut désigner, selon les cas,

  • ou un Secteur d'Information sur les Sols, c'est à dire un terrain où l'État a connaissance d'une pollution des sols justifiant, notamment en cas de changement d’usage, la réalisation d’études de sols et la mise en place de mesures de gestion de la pollution pour préserver la santé et l’environnement.

Cela, afin d'améliorer l'information du public et de garantir l’absence de risque sanitaire et environnemental par l’encadrement des constructions.

"Le CC", "Le C.civ." ou "Le C. Civ.".

Code civil 2020

Ce sigle et ces deux abréviations désignent le "Code civil des français", appelé usuellement, par ellipse, "Code civil", ou encore "Code Napoléon" ou "Code napoléonien".

Il regroupe les lois relatives au droit civil français, c’est-à-dire l'ensemble des règles déterminant le statut :

  • des personnes (livre Ier),
  • celui des biens (livre II),
  • et celui des relations entre les personnes privées (livres III et IV).

Le Code civil des français constitue le statut des personnes de nationalité française, de leurs familles et de leurs relations (excepté pour les Français habitant en Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna qui, en vertu de l'article 75 de la Constitution de 1958, n'ont pas opté pour le statut de droit commun et continuent donc de posséder le statut civil coutumier).

Ce texte a été beaucoup modifié depuis la IIIe République mais reste, aujourd'hui encore, le fondement du droit civil français et, plus largement, de tout le droit français. Le doyen Jean Carbonnier disait ainsi du Code civil qu'il est "la constitution civile des Français".

Il a inspiré le système juridique de nombreux pays, soit sous forme d'adoption directe, soit sous la forme d'une influence assez forte.

Source : wikipedia.org

"ORL".

Ce sigle signifie, selon le contexte, :

  • Oto-Rhino-Laryngologie, une spécialité médicale étudiant les affections de la "sphère" oreilles-nez-gorge-larynx ou "Voies aériennes supérieures",
  • Oto-Rhino-Laryngologiste, le nom du médecin spécialisé dans cette discipline,
  • Oto-Rhino-Laryngologique, l'adjectif relatif à cette discipline.

"L'AFI".

Il s'agit de l’American Film Institute, une organisation indépendante à but non lucratif, créée en 1967 par le producteur états-unien George Stevens Jr et le 36e président des États-Unis d'Amérique Lyndon B. Johnson.

L'AFI oeuvre aussi bien en faveur du cinéma que de la télévision, en se concentrant notamment sur l'enseignement.

Il préserve les vieux films, dont les pellicules sont particulièrement sujettes à la dégradation. Et remet chaque année, depuis 2001, les American Film Institute Awards.

En France, les cinéphiles comme moi le connaissent essentiellement à travers ses célèbres listes :

  • les 100 meilleurs films américains de l'histoire du cinéma (1998, mise à jour  en 2007),
  • les 100 acteurs de légende, une liste de 50 acteurs ou actrices de légende du cinéma américain ayant fait leurs débuts au cinéma ayant 1950 ou morts avant la création de cette liste (1999),
  • les 100 meilleurs films humoristiques du cinéma américain (2000),
  • les 100 plus grands héros et méchants du cinéma américain (2003),
  • les 100 plus grandes chansons du cinéma américain (2004),
  • les 100 meilleures répliques du cinéma américain (2005),
  • et les 10 meilleurs films américains dans dix genres cinématographiques différents (animation, comédie romantique, western, sport, énigme, fantastique, science-fiction, gangster, procès, épopée) (2008).

 

Pourquoi dire : "Un écran LCD" !

Et pas un écran ACL (Affichage à Cristaux Liquides), puisque LCD signifie "Liquid Crystal Display" !

Une technologie désormais bien connue de tous, puisqu'elle permet la création d'écrans plats à faible consommation d'électricité et est utilisée pour la plupart des affichages électroniques.

"Label E3D", "EDD" et "EEDD".

Il s'agit d'un label de l'Éducation Nationale créé en 2013 et signifiant "École (ou Établissement) en Démarche globale de Développement Durable".

Il s'inscrit dans la démarche de généralisation de l'EDD (Éducation au Développement Durable) et de l'EEDD (Éducation à l'Environnement pour un Développement Durable), définies dans les circulaires de 2004, 2007 et 2011.

Celles-ci doivent permettre aux élèves d'appréhender le monde contemporain dans sa complexité, en prenant en compte les interactions existant entre l'environnement, la société, l'économie et la culture.

"Un P+R".

Un P+R Parc Relais

Ce sigle désigne un Parc Relais, que nos amis québecois appellent - plus intelligemment, me semble-t-il - "Un stationnement incitatif".

Il s'agit d'un espace de stationnement pour automobiles, situé en périphérie d'une ville et destiné à inciter les automobilistes à accéder au centre-ville en transport en commun : métro, tramway, train de banlieue ou autobus, en leur permettant de laisser leur véhicule dans un parking jusqu'à leur retour.

Ce parc de stationnement peut être payant ou gratuit, de surface ou en ouvrage, avec ou sans barrières, gardé ou non.