Cette formule en forme d'euphémisme désigne très concrètement, si l'on veut bien être un tant soit peu honnête, un "Plan de licenciement".
Sigles
Les sigles sont des suites de lettres initiales de plusieurs mots, employées comme abréviations. Présents depuis l’antiquité (I.N.R.I., « S.P.Q.R.) ils sont aujourd’hui omniprésents. Et j’en ai recensé pas moins d’un million au début des années des années 2000 ! Je vous livrerai progressivement dans ce chapitre quelques « collections » dignes d’intérêt : sigles récents, sigles que l’on côtoie depuis des années mais dont on ignore le plus souvent la signification exacte, sigles dotés d’une histoire spécifique.
"La Responsable Des Achats du ménage de moins de 50 ans" (RDA) ou "Personne Responsable des Achats du ménage de moins de 50 ans" (PRA).
Telles sont les deux nouvelles formules "politiquement correctes" et parfaitement absconses, utilisées depuis quelques années par l'INSEE et le petit monde de la mercatique, en lieu et place de cette bonne vieille "Ménagère de moins de 50 ans".
"Le VIH" et "Le SIDA".
On a très souvent tendance à confondre ce sigle et cet acronyme, sans trop savoir exactement ce qui les distingue et ce qu'ils représentent au juste :
- le VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine) est un rétrovirus infectant l'humain, se transmettant par plusieurs fluides corporels (sang, sécrétions vaginales, sperme ou lait maternel).
Il a été découvert en 1983 par les virologues français Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi, ainsi que le virologue allemand Harald zur Hausen. Ce qui leur a valu le prix Nobel de physiologie ou médecine en 2008.
- et il est responsable du SIDA (Syndrome d'ImmunoDéficience Acquise), qui est un ensemble de symptômes consécutifs à la destruction de cellules du système immunitaire. Il est le dernier stade de l'infection au VIH, lorsque l'immunodépression est sévère.
Affaibli, le système immunitaire est en effet rendu vulnérable à de multiples infections opportunistes.
Le SIDA est aujourd'hui considéré comme une pandémie ayant causé la mort d'environ 36 millions de personnes dans le monde depuis 1981, date de la première identification de cas de SIDA.
Source : wikipedia.org
"L'IMC" ou "Indice de Masse Corporelle".
L'indice de masse corporelle est un indicateur plus fiable que le poids pour évaluer la corpulence. Car le poids seul ne suffit pas à diagnostiquer une obésité, un surpoids ou une maigreur excessive : ce n'est pas la même chose que de faire 90 kilos selon que l'on mesure 1,65 m ou 1,90 m !
Il se calcule en divisant le poids par la taille au carré.
Par exemple : 90 (kilos) / 1,9 (mètre) X 1,9 (mètre) = 24,93 Soit une corpulence normale
L'OMS a défini cet indice comme le standard permettant d'identifier les problèmes de poids.
Il est considéré comme une méthode fiable pour les femmes et hommes adultes de 18 à 65 ans, mais ne peut pas être utilisée telle quelle pour les femmes enceintes ou allaitantes, les seniors, les athlètes d'endurance ou les personnes très musclées.
L'interprétation de l'IMC se fait selon les critères définis par l'OMS :
- moins de 16,5 : Dénutrition
- de 16,5 à 18,5 : Maigreur
- de 18,5 à 25 : Corpulence normale
- de 25 à 30 : Surpoids
- de 30 à 35 : Obésité modérée
- de 35 à 40 : Obésité sévère
- plus de 40 : Obésité morbide
- plus de 50 : Obsésité massive
Je pense cependant qu'il s'agit là d'une gigantesque fumisterie :
- d'abord, où a-t-on vu qu'un homme de 58 kg pour 1,77 m (IMC de 18,5) avait une corpulence normale ? Pour moi, sauf exception, il s'agit plutôt d'un malheureux à la limite de la sous-nutrition.
- ensuite, comment peut-on ne pas prendre en compte la morphologie spécifique des individus ?
À titre personnel en effet, mesurant 1,77 m, mon poids idéal devrait se situer entre 58 et 78 kg.
Et ce, alors même que les os de mes poignets (ulna + radius) mesurent 7 cm de large et que j'ai une largeur d'épaule de plus de 60 cm !
De ce fait, la seule fois de ma vie où j'ai atteint le poids de 78 kg (qui me situait pourtant théoriquement à la limite du surpoids selon l'OMS), en 1986, j'étais presque cadavérique, m'habillant en 36, pouvant enfoncer le plat de mes mains d'au moins 5 cm entre chacune de mes côtes et devant régulièrement protester pour que les force de l'ordre parisiennes ne m'embarquent pas à l'Hôtel-Dieu, affolées qu'elles étaient de me croire atteint du SIDA !
www.doctissimo.fr
"Un LBD".
Ce sigle désigne un "Lanceur de Balle de Défense", une arme sublétale ou provoquant une incapacité immédiate et temporaire, utilisée par les forces de l'ordre françaises depuis 2002 et précédemment connue sous le nom de "Flash-Ball", du nom de la marque du produit commercialisé par le vénérable fabricant stéphanois Verney-Carron.
Le LBD utilise des projectiles conçus pour se déformer et s'écraser à l’impact, limitant ainsi le risque de pénétration dans le corps. Mais avec une puissance d’arrêt importante, apte à dissuader ou arrêter un individu. Les manifestations de "gilets jaunes" de 2018-2019 ont malheureusement rappelé que ce type d'armes pouvait occasionner de sévères effets traumatiques à courte distance.
Voir également mon article : "On ne dit pas : "Certains manifestants ont perdu la vision d'un oeil".
"Une PPT" ou "Une Personne de Petite Taille".
On désigne ainsi, désormais, ceux que l'on appelait tout simplement, il y a peu, des "Nains", un terme ne comportant pourtant, à mon sens, aucune connotation péjorative.
Le "nanisme" est du reste une maladie, tout comme le "Gigantisme".
Il existe en revanche des personnes très petites, dont la taille, une fois devenus adultes, ne dépasse pas celle d'un garçonnet ou d'une fillette. Et ces personnes là sont de réelles "PPT" ou "Personnes de Petite Taille" !
Je note également que - comme souvent - les pauvres plantes "naines" et animaux "nains" ne sont pas concernés par cette nouvelle appellation, puisque - à ma connaissance - on continue de parler de "Cactus nains" ou d'"Hippopotames nains"...
Personnellement, je ne suis même pas certain que les personnes concernées - les nains et naines atteints de nanisme - aient réellement été demandeuses de ce changement de vocable...
Cela me fait très fortement penser à ces départements que l'on s'est cru obligé de rebaptiser parce qu'ils comportaient des adjectifs tels que "Basses" ou "Inférieure", jugés - là encore -péjoratifs !
"Un handicapé", "Une personne handicapée" ou "Une PMR " pour "Personne à Mobilité Réduite".
Toutes ces formules, plus "politiquement correcte" les unes que les autres désignent ce que l'on appelait simplement autrefois "Un infirme" ou "Un invalide".
Et ce, sans aucun mauvais esprit ni mépris !
"La RDC", "La RD Congo" ou "La République Démocratique du Congo".
Il s'agit de l'ancien Congo belge, devenu indépendant le 30 juin 1960.
Et que l'on a appelé "Zaïre" de 1971 à 1997.
On le surnomme communément, depuis 1966, "Congo-Kinshasa", du nom de sa capitale (l'ancienne Léopoldville), par opposition à la République du Congo (l'ancien "Congo français"), elle-même surnommée "Congo-Brazzaville", du nom de sa capitale politique.
Ce pays d'Afrique centrale est un véritable géant géopolitique, avec ses 82 millions d'habitants, le quatrième pays le plus peuplé d'Afrique, ainsi que le pays francophone le plus peuplé.
Et le 11e plus vaste pays du monde, avec ses 2,34 millions de kilomètres carrés.
La RDC partage ses frontières avec :
- l’enclave de Cabinda (Angola) et la république du Congo à l’Ouest,
- la République centrafricaine et le Soudan du Sud au Nord,
- l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à l’Est,
- et la Zambie et l’Angola au Sud.
Source : wikipedia.org
"Une DSP" ou ""Une Délégation de Service Public".
Il s'agit d'une notion juridique de droit public français qui recouvre l'ensemble des contrats par lesquels une personne morale de droit public, soumise au code général des collectivités territoriales, confie la gestion d’un service public dont elle a la responsabilité à un opérateur économique, dont la rémunération est substantiellement liée au résultat d'exploitation du service.
La délégation de service public est un mode de gestion fréquemment utilisé pour les services publics, la collectivité pouvant également décider de gérer directement le service public (gestion en régie).
Les délégations de service public sont soumises à des règles d'attribution dont la violation est sanctionnée par le délit de favoritisme.
"Un AVC" ou "Accident Vasculaire Cérébral".
C'est ce que l'on appelle dans le langage courant une "Attaque cérébrale", ou - par ellipse - "une attaque", c'est à dire une défaillance de la circulation du sang affectant une région plus ou moins importante du cerveau.
Il survient à la suite de l’obstruction ou de la rupture d’un vaisseau sanguin. Et provoque la mort des cellules nerveuses, qui sont privées d’oxygène et des éléments nutritifs essentiels à leurs fonctions.
Chez la majorité des gens, il n’y a pas de signe précurseur d’une crise. Toutefois, plusieurs facteurs de risque peuvent être surveillés.
Les AVC ont des conséquences très variables, puisque plus de la moitié des gens en gardent des séquelles et qu'environ un individu sur 10 récupère complètement. La gravité des séquelles dépend de la région du cerveau atteinte et des fonctions qu’elle contrôle. Plus la région privée d’oxygène est grande, plus les séquelles risquent d’être importantes. À la suite d’un AVC, certaines personnes auront de la difficulté à parler ou à écrire (aphasie) et des problèmes de mémoire. Elles pourront aussi être atteintes d’une paralysie plus ou moins importante du corps.
Lorsque les cellules nerveuses sont privées d’oxygène, ne serait-ce que pendant quelques minutes, elles meurent et ne se régénéreront pas. Aussi, plus les délais entre l’AVC et la prise en charge médicale sont courts, plus le risque de séquelle grave s’amenuise.
Quels que soient les dommages causés par la privation d’oxygène, le cerveau a une certaine capacité d’adaptation. Des cellules nerveuses saines réussissent ainsi parfois à prendre la relève des cellules mortes si elles sont stimulées par différents exercices.
Source : www.passeportsante.net
"La FHV (Fièvre Hémorragique Virale)" ou "L'épidémie de maladie à virus Ebola."
Couramment appelée "Fièvre Ebola", par ellipse de l'ancienne appellation de "Fièvre hémorragique à virus Ebola", il s'agit d'une maladie très grave, contagieuse, souvent mortelle, qualifiée par l'OMS d'"une des maladies les plus virulentes au monde".
Le virus Ebola - du nom d'une rivière de la RDC (République Démocratique du Congo) également appelée "la Legbala", et anciennement aussi "l'eau blanche" - peut en effet provoquer la mort de 25 à 90% des malades selon les épidémies ; celle de 2014 ayant eu un taux de mortalité d'environ 54%.
Il n'existe ni traitement pouvant guérir ce virus, ni vaccin homologué pouvant la prévenir.
Les soins dispensés n'ont donc pour but que de lutter contre les symptômes provoqués par la maladie et d’aider les malades à survivre à l’infection.