"Bébête" et" "Une bébête".

Bien que parfaitement homoĥonographes, cet adjectif et ce substantif possèdent des significations radicalement différentes :

  • "Bébête" est ainsi un adjectif  du registre familier signifiant : enfantin, niais.

On dit par exemple : "Je trouve ce brave garçon un peu bébête".

Ou : "Parfois certains jeux de mots de ce blogue me semble un peu bébêtes".

  • tandis que "Une bébête" est un substantif féminin du registre enfantin désignant : un animal, une bête ; plutôt petit et inoffensif.

On dit par exemple : "Il ne faut pas avoir peur de cette araignée, ma chérie : ce n'est qu'une petite bébête de rien du tout".

Source : www.larousse.fr

"Ayé !".

Cette interjection qui relève du registre familier et du langage enfantin signifie tout simplement : Ça y est !

Les jeunes enfants utilisent par exemple cette contraction ("çA Y Est !") afin de signifier :

  • qu'ils sont prêts,
  • qu'ils ont fini d'effectuer quelque chose (s'habiller, ranger leur chambre, faire leurs devoirs, etc.),
  • ou qu'ils se sont cachés et que l'on peut partir à leur recherche, lorsqu'ils jouent à cache-cache.

Des adultes l'utilisent cependant parfois à l'oral par dérision ; ce qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.

"Donner c'est donner, reprendre c'est voler".

Ce dicton du registre populaire et du registre enfantin est très vite connu des jeunes enfants français qui l'utilisent fréquemment, me semble-t-il, dès la fin de l'école maternelle.

Il exprime l’idée que l’on n’a plus aucun droit sur les dons, les donations ou les cadeaux qu’on a faits.

Lorsque l'on a donné quelque chose on n'en est plus propriétaire et il n'est plus question de récupérer cette chose. Le faire (la reprendre) serait un vol (la voler).

Source : wiktionary.org

 

 

 

"J'te f'rai dire" ou "J'vous f'rai dire" !!

Même enfant, j'ai toujours exécré ces deux formules du langage enfantin signifiant respectivement "JE te SIGNALE" et "JE vous SIGNALE" !

Est-il  vraiment nécessaire de vous préciser ce que je pense des adultes qui, parfois, les utilisent encore (registre populaire) ?

"Tu m'as cru, patate crue ! Tu me l'as fait croire, patate noire !" ou "Tu m'as crue, patate crue ! Tu me l'as fait croire, patate noire !".

Je suis toujours étonné d'entendre parfois certains trentenaires ou quadragénaires continuer d'utiliser cette expression du langage enfantin en forme d'interjection !

D'une part en effet, je l'aurais personnellement pensé réservée aux cours d'écoles.

Et d'autre part, me souvenant l'avoir entendu, déjà, dans les années 1970, je la croyais tombée aux oubliettes depuis belle lurette !

"Du nanan" et "Être du nanan" ou "C'est du nanan".

  • "Du nanan" : ce mot du registre désuet désignait autrefois :
    • au sens propre, dans le langage enfantin, : une friandise.
    • et, par métaphore ou au sens figuré, dans le registre familier : de bonnes choses.
  • "Être du nanan" ou "C'est du nanan" : cette la locution verbale signifiait autrefois dans le registre familier : "C'est très bon", "C'est très recherché".

Source : www.cnrtl.fr

"Faire joujou", "Faire mumuse" et "Faire trempette".

Je trouve assez mignonnes ces trois locutions verbales du registre familier qui signifient tout simplement :

  • "Faire joujou" : "Jouer" (la gémination "Joujou" désigne un "Jouet" en langage enfantin),
  • "Faire mumuse" : "S'amuser", "Ne faire les choses sérieusement",
  • et "Faire trempette" : "Se baigner, prendre un bain très rapide ou dans une eau très peu profonde".

Relevant a priori du langage enfantin, elles s'utilisent souvent par dérision, antiphrase ou euphémisme.

On dit par exemple :

  • à un adulte, qui utilise le drone que sa compagne vient de lui offrir : "Alors, on fait joujou avec son nouveau cadeau ?",
  • à une personne, qui éprouve étrangement des difficultés à assembler les pièces de la commode KÖNZYG qu'elle vient d'acheter chez un géant du meuble suédois (sur un ton légèrement ironique) : "Tu fais mumuse ?",
  • et à des amis qui ont eu du mal à rentrer dans l'eau sur la plage et ne sont allés se baigner que quelques minutes sans même nager : "Alors, on a fait trempette ?".