"Être tout yeux".

Cette locution verbale du langage courant en forme d'idiotisme corporel signifie : être disposé à bien regarder ; observer avec toute son attention ; être très attentif.

On dit par exemple : "Montrez-moi donc cela : je suis tout yeux" (tou-tieu).

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Avoir l'oreille de quelqu'un".

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : avoir toute sa confiance, en être écouté favorablement, avoir une relation privilégiée avec elle, être capable d'exercer une influence sur elle.

On dit par exemple : "Essayez-donc de vous rapprocher de Dumas : on dit qu'il a l'oreille du Président".

Sources : www.espacefrancais.com et www.languefrancaise.net

"En main propre" ou "En mains propres".

Cette locution adverbiale du langage courant signifie : directement, de personne à personne, sans intermédiaire ni moyen indirect tel que la Poste.

On dit par exemple : "Vous devrez remettre ce dossier à son destinataire en mains propres".

Ou : "On m'a remis cette clé en mains propres".

La forme au pluriel "en mains propres" serait apparue pour la première fois sous la plume de Victor Hugo (Correspondance, 1862, page 388).

Mais elle a de nos jours supplanté la forme au singulier "en main propre", qui est de moins en moins utilisée.

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Un naevus mélanocytaire" ou "Un NM".

Grains de beauté dans le dos d'une jeune femme blonde

Ce vocable et ce sigle médicaux désignent ce que l'on appelle communément "Un grain de beauté" ou "Un point de beauté".

C'est à dire une forme bénigne de tumeur cutanée, consistant en une petite tache ("Naevus" en latin) de forme généralement circulaire ou ovale, située sur le dessus de la peau.

On parle aussi de NM (Naevus Mélanocytaire).

"Traîner les pieds".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme corporel signifie :

  • au sens propre : marcher sans lever suffisamment les pieds, et par conséquent avoir du mal à avancer.
  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • faire preuve de mauvaise volonté, se faire prier.

On dit par exemple : "Comme souvent, une partie des parlementaires de la majorité ont voté le texte du gouvernement en traînant les pieds".

    • agir ou obéir sans empressement, prendre excessivement son temps pour faire quelque chose.

On dit par exemple : "J'ai fait ce que l'on me demandait mais en traînant les pieds".

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

Pourquoi les portugais ne maîtrisant pas bien le français appellent-ils parfois le sexe de la femme "l'écluse" ou plus exactement - mal prononcé - "l'éclouch" ?

Réponse
« Pachque ché par là qué péniches pachent et repachent ».
Explication du calembour
Il résulte de la paronymie entre les mots « péniches » et « pénis ».

J'ose espérer que ce petit échantillon de l'humour un tantinet machiste et xénophobe des années 1980 ne m'attirera pas les foudres de mes amis féministes et lusitaniennes !

 

"Un estomac sur pattes" ou "Un ventre sur pattes".

Ces deux amusantes locutions nominales du langage courant en forme d'idiotismes corporels désignent - au sens figuré - : un animal ou une personne ayant tout le temps faim, qui mange beaucoup, qui a un très gros appétit, voire incapable de contrôler son alimentation.

Sources : www.dictionaire.reverso.net et wiktionary.org

"L'odontologie", "La médecine bucco-dentaire", "La médecine dentaire", "La chirurgie dentaire", "L'art dentaire" et "La dentisterie".

Ces six dénominations synonymes (désolé, il n'y en a pas davantage !) désignent toutes la même chose :

  • une spécialité médico-chirurgicale,
  • exercée par des praticiens, nommés "odontologistes", "odontologues", "médecins bucco-dentaires", "chirurgiens-dentistes", "médecins-dentistes" ou - par ellipse - "dentistes",
  • couvrant l'étude de l'organe dentaire (émail, dentine, pulpe dentaire), des maxillaires (os maxillaire, os mandibulaire) et des tissus attenants,
  • ainsi que la prévention, le diagnostic et le traitement des pathologies de l'ensemble des structures anatomiques oro-faciales.

Novlangue oblige, "La médecine bucco-dentaire" - appellation la plus récente -  remplace officiellement, depuis le 15 décembre 2010, celle de "L'art dentaire".

Source : wikipedia.org

"La rosacée" ou "La couperose".

"Rosacée" ou "Couperose"

Ces deux substantifs féminins du langage courant désignent une maladie cutanée incurable au départ bénigne qui se manifeste par des rougeurs chroniques au niveau du nez, des joues, ainsi parfois qu'au niveau du menton et du front.

Ces symptômes s'accompagnent d'une sensation de picotement, notamment au niveau des yeux.

De petits vaisseaux sanguins, caractéristiques des varicosités sont souvent visibles dans les zones touchées associées à des télangiectasies.

La maladie est évolutive et peut provoquer des crises d'acné, notamment en cas de stress ou de fatigue, et, à un stade avancé, faire enfler le nez du sujet qui reste rouge et bosselé (rhinophyma).

Lorsque la rosacée est à un stade plus avancé, ou soumise à différents facteurs, elle peut aussi sévèrement affecter la vie sociale du sujet qui en est atteint et un examen dermatologique est recommandé.

Cette maladie se distingue de l'érythrose faciale qui est un érythème diffus disparaissant à la vitropression.

Elle touche plus souvent les femmes entre 40 et 50 ans, et plus volontiers les individus à peau, yeux et cheveux clairs.

Le terme "Couperose" est aussi une ancienne dénomination de différents sulfates : ferreux, de zinc ou de cuivre.

Sources : wikipedia.org et sante.journaldesfemmes.fr

"Cutané" ou "Cutanée".

Cet adjectif qualifie ce qui relève de la peau.

On parle par exemple :

  • de "lésions cutanées" (une écorchure, une griffure, etc.),
  • ou d'"agrafeuse cutanée", un outil utilisé dans le domaine chirurgical, où il permet de souder et de suturer bord à bord les deux berges d'une plaie.

Agrafeuse et agrafes cutanées

"Un coeur à prendre" et "Prendre à coeur", "Avoir à coeur" et "Tenir à coeur".

Ces deux locutions du langage courant en forme d'idiotismes corporels signifient respectivement :

  • "Un coeur à prendre" : une personne libre de toute liaison amoureuse.

On dit par exemple : "À 31 ans passés, la princesse est toujours un coeur à prendre".

  • et "Prendre à coeur", "Avoir à coeur" et "Tenir à coeur" : s'affecter de quelque chose, y attacher une grande importance, y être très sensible.

On dit par exemple :

    • "Je prend à coeur de citer mes sources",
    • "J'ai à coeur de répondre le plus rapidement possible aux lecteurs J'aime les mots qui commentent mes articles",
    • et : "Ne pas utiliser d'anglicismes me tient particulièrement à coeur".

Sources : www.cnrtl.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Être dans le cirage" ou "Avoir la tête dans le cirage".

Ces deux expressions du registre familier signifient, selon le contexte, :

  • "Être dans un état de somnolence, mal réveillé, somnoler",
  • ou "Être à demi-inconscient, hébété".

Le plus souvent, à cause d'un abus d'alcool, d'un manque de sommeil ou d'un réveil très matinal.

Tout comme pour les expressions "Être dans le coaltar" ou "Avoir la tête dans le coaltar", dont la signification est exactement la même, l'origine des expressions "Être dans le cirage" ou "Avoir la tête dans le cirage" remonte à l'époque où l'on utilisait le coaltar ou le cirage dans des ateliers mal ventilés, et où leurs émanations tournaient donc la tête des ouvriers, les rendant à moitié conscients.

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.expressions-francaises.fr