"Tomber sur un os".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme alimentaire appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : rencontrer une difficulté, un obstacle imprévu.

Étonnamment, cette expression apparue en 1914, trouve son origine dans le monde militaire et plus précisément dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, où la formule "Tomber sur un os" s'utilisait au sens propre.

"Tomber sur un os", au sens propre

A l’époque, en effet, les rations étaient loin d’être copieuses, et seuls certains soldats chanceux avaient le droit à un morceau de viande, de nombreux autres ne recevant que des os, sur lesquels ne figuraient que quelques maigres bouts de chair.

Sources : www.defense.gouv.fr et www.expressio.fr

"Sans queue ni tête".

Cette locution adjectiviale en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : dénué de sens, de logique, incohérent, décousu, incompréhensible, absurde.

Sources : Le Robert, wiktionary.org et www.expressio.fr

"L'apopatophobie".

L'apopatophobie ou peur d'aller à la selle, de déféquer ("faire caca") (© Doctissimo)

Cet étrange substantif féminin nou vient du grec "apopateo", qui signifie "déféquer" ; "apopatos" désignant l’excrément.

L'apopatophobie est donc tout simplement la peur d'aller à la selle ou d'en avoir envie et parfois le dégoût de la matière fécale.

La personne qui souffre de cette phobie est prise d'angoisse au moment où elle sent un besoin de déféquer.

Cette panique se manifeste par des sensations de vertiges et des maux de têtes insupportables. Si elle se retient la personne apopatophobe peut se créer des troubles intestinaux importants qui vont, de fait, contribuer à augmenter sa phobie.

Sources : www.doctissimo.fr et wiktionary.org

"Se bouffer le nez".

Une jeune femme et un jeune homme en train de "Se bouffer le nez" (registre populaire)

Cette locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme corporel appartient au registre populaire.

Et elle signifie : se disputer vivement, se quereller.

On dit par exemple : "Ma mère n'en peut plus de voir mon frère et ma soeur se bouffer le nez !".

43 façons de dire "L'anus".

Un anus en très gros plan

"Le TDC", "Le Trou du cul", "Le troudu" et "Le trouduc" appartiennent au registre vulgaire.

De même que "La boîte à chocolat", "Le fion", "La pastille", "La rondelle", "Le trou à caca", "Le trou à merde", "Le trou de balle"  ou "La turbine à chocolat".

Ou "Le boyau cullier", qui relève également du registre désuet.

"Le borgne", "Le cyclope", "L'échalotte", "L'oeil de bronze", "L'oeillet", "L'oeillet plissé", "L'oeillet rose", "L'oeilleton", "L'oignon", "Le petit", "Le petit trou", "Le pétoulard", "Le pot", "Le pot d'échappement", "La rosette", "Le trou", "Le trou mignon", "Le trou plissé", "Le trou qui pète", "Le troufignard", "Le troufignon", "Le troufion" (ou "Le trouffion"), et "Le vase" relèvent du registre argotique.

Et "L'entrée des artistes", "La porte de derrière" ou "La porte de service" du registre familier.

"Le fondement" et "L'orifice anal" appartiennent au registre soutenu.

Et "L'orifice du rectum" ou "L'orifice rectal" au jargon médical.

Sources : www.languefrancaise.net, dictionnaire.sensagent.leparisien.fr et Le guide de poche des gros mots. 1001 insultes, injures et jurons pour toutes les occasions, de Jean-Michel Jakobowicz (2020)

"Axillaire".

Cet adjectif qui appartient au jargon médical désigne, selon le contexte :

  • en anatomie : ce qui est relatif... à l'aisselle.

On parle par exemple de "Ganglions axillaires".

Ou de "Béquilles axillaires".

Une paire de béquilles axillairesUne jeune femme marchant avec des béquilles axillaires

Celles-ci possèdent un point d'appui sous les aisselles.

Elles sont moins utilisées que les cannes anglaises - qui possèdent un point d'appui brachial - car leur utilisation génère quelquefois des troubles neurologiques, en traumatisant, à la longue, le creux axillaire, à cause de l'appui continuel de la tête de la béquille sur les différentes structures nerveuses et vasculaires qui y passent.

  • ou, en botanique : ce qui est situé à l'aisselle d'une feuille.

On parle par exemple de "Bourgeon axillaire".

Source : www.larousse.fr

 

"Faire pleurer Mirza".

"Faire pleurer Mirza", c'est à dire : uriner

Cette étrange locution verbale relève du registre familier.

Et signifie tout simplement : uriner.

On dit par exemple : "Attendez-moi les gars : je vais faire pleurer Mirza et j'arrive !".

Cette expression fait naturellement référence à la sympathique chanson "Mirza", chantée en 1965 par l'excellent Nino Ferrer, et dans laquelle celui-ci évoque son chien ; un animal que l'on sort... pour uriner.

Un petit chien sur une pelouse, urinant le long d'un arbre

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Uriner" en français.

"Avoir des cannes de serin".

"Avoir des cannes de serin" (© Bestimage)

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier appartient au registre argotique.

Et elle signifie tout simplement : avoir de longues jambes très maigres.

On dit par exemple : "Tu verrais la nouvelle copine de mon frangin : toute en longueur, avec des cannes de serin".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles consacrés :

  • ainsi qu'aux locutions nominales "Être en jambes", "Être très en jambes" et "Être tout en jambes".

"Brachial", "Brachiale", "Brachiales", "Brachiaux".

Des bras de femme, croisés

Cet adjectif peu connu du grand public qualifie ce qui appartient ou ce qui a rapport... au bras.

On parle par exemple du "muscle brachial", du "plexus brachial" ou de l'"artère brachiale".

Et l'on dit d'une canne anglaise qu'elle comporte un "appui brachial".

Une canne anglaise avec un appui "brachial"

Attention : il s'agit d'un "ch" qui se prononce "ke".

Et l'on dit donc : bra-ki-al ou bra-ki-o.

"L'aisselle".

Ce substantif féminin polysémique appartient au langage courant.

Et il désigne, selon le contexte :

  • en anatomie : la cavité (ou le creux) située au-dessous de la jonction du bras avec l'épaule, que l'on appelle dans le registre populaire "Le dessous-de-bras".

Celle-ci est naturellement poilue.

Une aisselle d'homme poilueUne aisselle de femme poilue

 

Mais parfois épilée.

Une aisselle d'homme épiléeUne aisselle de femme épilée

  • et en botanique : l'angle aigu que forme une feuille avec la partie terminale de la tige.

Des aisselles de feuilles (shéma) (© Alain-Pierre Sittler)Les différentes parties d'une feuille

Sources : Le Robert

"Pleurer à chaudes larmes" ou "Pleurer toutes les larmes de son corps".

Une petite fille, pleurant à chaudes larmes (© Jill Greenberg 2012)

Ces deux locutions verbales parfaitement synonymes en forme d'idiotismes corporels.

Appartenant au langage courant, elles signifient toutes deux : pleurer beaucoup, abondamment ; être particulièrement triste, sembler inconsolable.

On dit par exemple : "Je me souviens encore de ma petite fille, pleurant à chaudes larmes parce que son ballon s'était envolé".

Ou : "Moi-même, enfant, j'avais pleuré toutes les larmes de mon corps, la fois où, notre télévision familiale étant en panne, j'avais appris que je n'allais pas pouvoir regarder Les Saintes chéries, mon feuilleton préféré".

On dit également : "Pleurer comme une Madeleine" ou "Pleurer comme un veau".

Source : www.linternaute.fr

"Avoir des cannes".

Cette locution verbale polysémique peut avoir différentes significations en fonction du niveau de langue auquel on se situe.

Ainsi, "Avoir des cannes" signifie :

Une jeune femme, marchant avec des cannes anglaises
Une jeune femme, marchant avec des cannes anglaises
  • dans le langage courant, par ellipse : marcher avec des cannes anglaises, utiliser des cannes anglaises pour marcher.

On dit par exemple : "Ma fille se remet peu à peu de sa chute, mais elle a toujours des cannes".

  • ou, dans le registre argotique et dans le domaine du sport : être en forme, être en jambes (registre familier).

Ce qui sous-entend donc : être capable de courir vite. Ou longtemps.

On dit par exemple : "Attention : il faut se méfier de cet ailier car il a des cannes".

L'attaquant belge Eden Hazard "a des cannes" ("court vite" dans le registre argotique)
L'attaquant belge Eden Hazard "a des cannes" ("court vite" dans le registre argotique)

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles consacrés à :