"Un crève-coeur".

Ce substantif masculin en forme d'idiotisme corporel appartient au langage courant.

Et il désigne, au sens figuré : un déchirement, une peine profonde mêlée de compassion et de dépit ; une grande douleur, une souffrance.

On dit par exemple : "Me séparer de cette maison familiale est un crève-coeur".

Sources : Le Robert, wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Un coupe-chou".

Cet amusant substantif masculin appartient au registre familier.

Et il désigne, selon le contexte :

  • un sabre très court, d'environ 0,50 m, porté par les fantassins français de 1831 à 1866,

Un sabre coupe-chou français

  • ou : un rasoir à main,dont il est possible de replier la lame dans le manche.

Un rasoir coupe-chou

Le coupe-chou est principalement utilisé par les hommes pour se raser la barbe. Et donc par les barbiers.

Un barbier, utilisant un "coupe-chou" ou rasoir à main

Ou par les criminels, qui s'en servent pour agresser et menacer leurs victimes, les blesser ou les égorger.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.linternaute.fr

"Un gros-cul".

Un semi-remorque

Ce substantif masculin en forme d'idiotisme corporel relève du registre argotique.

Et il désigne : un véhicule automobile poids-lourd, communément appelé "camion".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Un camion" en français.

"Se remettre la tête à l'endroit".

Cette locution verbale en forme d' idiotisme corporel appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : retrouver ses esprits, reprendre confiance en soi, après un temps de surprise où l'on n'a pas été capable de réagir convenablement à une situation donnée.

On dit par exemple : "Les français sont enfin parvenus à se remettre la tête à l'endroit, après un début de rencontre catastrophique".

"À la sueur de son front".

À la sueur de son front

Cette locution adjectivale relève du langage courant.

Et elle signifie, au sens figuré : non sans effort, avec beaucoup d’efforts ; difficilement, durement ; en travaillant beaucoup.

On dit par exemple : "Gagner quelque chose à la sueur de son front".

Ou : "C'est à la sueur de mon front que j'ai pu acquérir ce petit hôtel, à l'âge de 55 ans".

De plus en plus souvent, de nos jours, semble-t-il, on ignore que cette expression nous vient directement de la Bible.

Après que l’homme et la femme ont mangé le fruit interdit, ils sont en effet expulsés du jardin d'Eden. Et le Seigneur indique à Adam les conditions de leur nouvelle situation (Genèse chapitre 3, verset 19) : "'C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière".

Sources : www.linternaute.fr, www.reforme.net et wiktionary.org

""Ne pas savoir où donner de la tête", "Ne plus savoir où donner de la tête" ou "Ne savoir où donner de la tête".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré, selon le contexte :

  • être très occupé, très affairé, débordé, surmené, avoir trop de travail ; ne pas suffire à la tâche ; n'avoir aucun temps libre, avoir toujours quelque chose à faire,

On dit par exemple : "Je ne sais pas où donner de la tête : je n'ai jamais eu autant de commandes et mon assistant est en congé paternité",

Ou : "Ma femme ne sait où donner de la tête avec nos jumeaux :je devrais peut-être songer à lui donner un coup de main".

"Avoir la tête dans le guidon" ou "Avoir le nez dans le guidon"

  • ou : être désemparé, ne plus savoir que faire (pour se sortir d'une situation, et notamment d'une mauvaise situation financière), ne voir aucun remède à ses problèmes.

On dit par exemple : "Ma soeur ne sait plus où donner de la tête depuis que son principal client a fait faillite".

Une femme inquiète, ne sachant "plus où donner de la tête"

Sources : www.languefrancaise.net et wiktionary.org

20 façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément".

"Être en nage", une des très nombreuses façons de dire : transpirer beaucoup

Les locutions verbales "Être en sueur" et "Transpirer à grosses gouttes" relèvent du langage courant et signifient "Transpirer".

Tandis que les verbes "Couler" ("Je coule de partout !"), Dégouliner" et "Suinter" appartiennent au même registre de langue, mais signifient "Transpirer énormément".

Ce qui est également le cas des locutions verbales "Être en eau" et "Être trempé" (par ellipse de "Être trempé de sueur").

Ou des idiotismes animaliers "Transpirer comme un boeuf" et "Suer comme un boeuf", ou "Transpirer comme un porc" et "Suer comme un porc", qui relèvent tous du registre familier ; les deux derniers étant généralement considérés comme péjoratifs.

Ainsi que des locutions verbales "Avoir les mains moites... et les pieds poites", "Cuire dans son jus", "Être en nage" ou "N'avoir plus un poil de sec" (ou "Ne plus avoir un poil de sec")

Et des formules imagées "Avoir les bonbons qui collent au papier" (pour les hommes) et "Avoir le rideau qui colle aux fenêtres" (pour les femmes) appartiennent au registre vulgaire.

Ou des locutions verbales "Souffrir d'un excès de sudation" ou "Souffrir d'une sudation excessive", qui relèvent du registre soutenu, et "Souffrir d'hyperhidrose", qui relève du jargon médical.

Source : www.topito.com

On n'écrit pas : "Homoplate" !

Localisation de l'"omoplate" ou "scapula" (© Larousse)

Comme je confesse humblement l'avoir longtemps fait...

Mais : "Omoplate" !

Sans "h".

Ce substantif féminin ("une omoplate") désigne un os plat, pair (présent en deux exemplaires dans le squelette humain adulte) et symétrique (un de chaque côté du corps), de forme triangulaire, impliqué dans l'articulation de l'épaule et situé dans la partie postéro-supérieure du thorax.

C'est à l'omoplate qu'est relié l'humérus, l'os du bras.

 

Vue dorsale de l'omoplate droite (© Georges Dolisi)

Il convient cependant de noter que le corps médical ne parle désormais plus d'"Omoplate" mais de "Scapula", un substantif également féminin, directement issu du mot latin "Scapula" signifiant "Épaule".

Il est vrai que les étudiants en médecine n'avaient vraiment que cela à faire que d'apprendre un nouveau terme, eux qui n'ont, après tout que très peu de connaissances à ingurgiter durant leurs si brèves études ! Et je parle en connaissance de cause, puisque ma fille aînée vient tout juste de terminer sa sixième année.

Source : wikipedia.org

"Ne pas avoir l'âge de ses artères".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel appartient au langage courant.

Et elle signifie : être dans un état physique ne correspondant pas à son âge réel ; être en moins bonne ou meilleure forme physique que celle d'une personne du même âge.

On dit par exemple : "Hélas, ma mère a une santé très défaillante et ne pourra même pas venir se promener avec nous ce dimanche : elle n'a pas l'âge de ses artères !".

Ou : "Dis-donc, il n'a pas l'âge de ses artères ton grand-père : je n'ai jamais vu un homme aussi vieux parcourir autant de kilomètres à vélo chaque semaine !".

Cette formule bien connue est la traduction dans le langage de tous les jours des connaissances médicales qui ont montré que les méfaits de l’âge se portaient aussi sur les artères.

Ainsi, avec le vieillissement, les artères s’épaississent et les rétrécissements des vaisseaux peuvont survenir vont provoquer des maladies cardiovasculaires.

Source : www.pourquoidocteur.fr

"Du nerf ! " ou "Un peu de nerf !".

Ces deux locutions interjectives en forme d'idiotismes corporels relèvent du registre familier.

Et elles signifient, selon le contexte : "Du courage !", "De l'ardeur !", "De l'énergie !", "De la force !", "Encore un effort !

On dit par exemple : "Du nerf les gars ! Plus qu'une dizaine de jours à ramer et nous arriverons à New York !".

Ou : "Un peu de nerf ma fille, cette enclume ne pèse qu'une trentaine de kilos !".

Source : www.languefrancaise.net