Pourquoi dire : "Ce soir il a fait low profile" ?

La journaliste sportive française Carine Galli

Ainsi qu'a pu le faire, le 27 novembre 2019, la journaliste française Carine Galli, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", sur la chaîne télévisée française L'Équipe.

Mais : "Ce soir il a fait PROFIL BAS" !

Sincèrement, que peut bien apporter l'anglais dans pareil cas ?

On ne dit pas : "Moi-même, j'ai été à Strasbourg" !

L'avocat et homme politique français Robert Badinter

Comme l'a déclaré l'avocat français Robert Badinter, le 25 avril 2019, dans l'émission radiophonique de Laure Adler "L'heure bleue", sur la chaîne publique française France Inter.

Mais, tout simplement : "Je suis allé à Strasbourg" !

Je suis proprement effaré par le nombre de personnalités publiques - y compris de premier plan - qui continuent de commettre ce solécisme : "J'ai été" (quelque part), en lieu et place de "Je suis allé" (quelque part) !

Et je totalement affligé de constater que même un professionnel du verbe de premier ordre, tel que l'ancien garde des Sceaux de François Mitterrand et président du Conseil constitutionnel, se laisse aller à de telles dérives linguistiques, ajoutant au surplus un joli pléonasme ("Moi-même je" en lieu et place de "Je") à son solécisme.

C'est donc uniquement par respect pour son parcours et son grand âge que je m'abstiendrai de lui décerner mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Poser problème" ni "Poser question" !

Mais : "Poser UN problème" et "AMENER À S'INTERROGER" !

Sur le même thème, je vous recommande également la lecture de mon article "On ne dit pas : "Faire problème" ni "Faire sens" !".

On ne dit pas : "C'qui lui empêche pas d'faire des dégâts" !

Comme le déclare l'historien français Tristan Lecoq dans le documentaire français de la série "Les mensonges de l'histoire", réalisé en 2016 par Bénédicte Delfaut, "Le naufrage du Lusitania", rediffusé en novembre 2019 sur la chaîne télévisée française RMC Story.

Mais : "CE qui NE L'empêche pas dE faire des dégâts" et mieux encore "CE qui NE L'empêche pas d'OCCASIONNER des dégâts" !

Parce que ce monsieur est professeur agrégé et qu'il ne s'exprime pas là de manière impromptue, je lui décerne pour cet immonde charabia mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Ne dites pas : "Préférer le pain au levain" !

Pain au levain

Comme l'a écrit Anissa Boumédiène (*), le 27 novembre 2019, dans le quotidien gratuit 20 Minutes.

Mais : "PRIVILÉGIEZ le pain au levain" !

  • L'utilisation de la troisième personne du pluriel me semble en effet préférable dès lors qu'il s'agit d'une recommandation.
  • Et l'emploi du verbe "Privilégier" plutôt que "Préférer", évite d'imaginer qu'il faille manger du "pain" plutôt que du "levain", mais bien du "pain au levain".

(*) : Veuve de l'ancien président algérien (1965-1978) Mohamed Boukharouba dit Houari Boumédiène (né le 23 août 1932 et mort le 27 décembre 1978).

Ou une simple homonyme ?

On ne dit pas : "Des chaînes qui s'adressent à l'audience domestique" !

Comme l'a lamentablement fait la journaliste française Sonia Devillers, le 21 novembre 2019, dans sa chronique "L'instant M", sur la chaîne radiophonique nationale France Inter.

Mais : "Des chaînes qui s'adressent à l'AUDITOIRE NATIONAL" !

Pour ce double anglicisme et parce que je la sais coutumière du fait, je lui attribue mon label de médiocrité "Fâchés avec le français" !

On ne dit pas : "Pour le coup" !

Le spécialiste des jeux vidéo Fred Moulin

Comme l'a déclaré, à plusieurs reprises en quelques minutes, le spécialiste français des jeux vidéo Fred Moulin, le 4 novembre 2019, dans l'émission de Sonia Devillers, "L'instant M", sur la chaîne radiophonique publique française France Inter.

Mais par exemple, selon le contexte :

  • "En l'espèce",
  • "En la circonstance",
  • "En l'occurrence",
  • À cette occasion",
  • "Au moins",
  • "Cette fois",
  • "Pour une fois",
  • "Donc",
  • ou "Alors" !

J'avoue ne plus supporter cette formule stupide et ridicule, que j'entends désormais plusieurs fois par jour dans la bouche de mes compatriotes, et qui est devenu un véritable tic de langage.

Le journaliste sportif français Bertrand Latour l'a ainsi utilisé quatre fois, en quelques minutes à peine, lors de son intervention, le 21 mars 2021, dans l'émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Le journaliste sportif français Bertrand Latour

On ne dit pas : "I dit tellement des choses incroyables j'trouve" !

Comme l'a déclaré le rappeur français Vald, le 13 novembre 2019, dans l'émission d'Augustin Trapenard "Boomerang" sur la chaîne radiophonique française France Inter.

Mais : "JE TROUVE QU'IL dit des choses TELLEMENT incroyables" !

Ne dites pas : "Ça sent "The end" !

L'ancien président du club de football français du Racing Club de Lens (62) Gervais Martel

Comme l'a déclaré l'ancien président du RC Lens (62) Gervais Martel, le 4 novembre 2019, dans l'émission vespérale d'Olivier Ménard, "L'Équipe du soir", de la chaîne de télévision française "L'Équipe".

Mais : "CELA sent LA FIN" !

Pas spécialement pour cette déclaration, mais de façon générale, parce que j'ai rarement entendu une personne de cet âge (il est né en 1954) et avec ce niveau d'études (école de commerce) et de responsabilité (chef d'entreprise et président de club) s'exprimer aussi mal, Gervais Martel jouit du privilège d'être détenteur permanent de mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".