"Une panouille".

Ce substantif féminin polysémique désigne à la fois :

  • dans le langage courant, selon les cas :
    • un épis de maïs recouvert de ses spathes :
Composition de la fleur et de l'épi de maïs
Composition de la fleur et de l'épi de maïs
Un épi de maïs sur pied, encore entourée de ses spathes
Un épi de maïs sur pied, encore entourée de ses spathes
    • ou : un épi de maïs privé de ses grains :

Épi de maïs égrené

  • et, dans le registre argotique :
    • un rôle de figuration dans un film ou au théâtre,

On dit par exemple : "Quel est l'acteur qui n'a pas alterné au début de sa carrière panouilles et petits rôles ?".

    • ou : un mauvais film, un navet.

On dit par exemple : "Même les plus grands acteurs ont généralement tourné dans quelques panouilles".

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à ce qui distingue "Un nanar "et "Un navet".

Source : wiktionary.org

"Avoir une faim de loup".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré :

  • être affamé,

On dit par exemple : "Quand je reviens de mes randonnées à vélo, j'ai toujours une faim de loup".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous suggérer la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Avoir faim" ou "Avoir très faim" en français.

  • ou avoir un très gros appétit.

On dit par exemple : "Mes neveux ont toujours une faim de loup ; je dois prévoir au moins deux gros poulets !".

Source : wiktionary.

"À la ville comme à la scène" ou "À la ville comme à l'écran".

Cette formule journalistique qualifie :

  • le comportement d'un acteur lorsqu'il agit de façon similaire dans ses rôles les plus marquants et dans sa vie privée.

On dit par exemple : "J'ai croisé une fois Patrice Luchini au parc des Buttes-Chaumont, à Paris (75), en grande discussion avec une amie : il est vraiment le même à la ville comme à la scène !".

  • et en particulier : la relation unissant deux acteurs lorsqu'elle est similaire entre leurs rôles et leurs vies privées.

On dit par exemple : "Jean Dujardin et Alexandra Lamy ont été, plusieurs années durant, en couple, à la ville comme à la scène".

Source : wiktionary

"Une présomption".

Ce substantif féminin du registre soutenu désigne, selon le contexte :

  • une opinion, un jugement, fondé non sur des preuves, mais sur des indices, des apparences, sur ce qui est probable sans être certain, sur ce que l'on PRÉSUME.

Une présomption équivaut à une supposition ou à un soupçon.

On dit par exemple : "Dans cette affaire, on a condamné quelqu'un sur de simples présomptions".

Et l'on parle, en droit, de présomption d'innocence.

  • l'action de PRÉSUMER de ses forces, de surestimer ses capacités, d'avoir une trop avantageuse opinion de soi-même ; une forme de prétention ou de suffisance.

On dit par exemple : "En avril 2002, Lionel Jospin est arrivé au second tour plein de présomption ; et il a été devancé sur le fil par Jean-Marie Le Pen, qui l'a empêché de participer au second tour de l'élection présidentielle".

Sources : www.larousse.fr et wikipedia.org

"Être léché par les rayons du soleil", "Être léché par les derniers rayons du soleil" ou "Être léché par les premiers rayons du soleil" et "Se faire lécher par les rayons du soleil", "Se faire lécher par les derniers rayons du soleil" ou "Se faire lécher par les premiers rayons du soleil".

Ces différentes locutions verbales du langage courant ne doivent pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.

Elles signifient simplement, au sens figuré :

  • pour une personne : être caressé ou se faire caresser par les rayons du soleil, à une heure où lesdits rayons ne risquent pas de brûler la peau et d'infliger des "coups de soleil", mais sont au contraire particulièrement appréciés pour leur douceur.

Par exemple, en début ("premiers rayons") de journée :

Être léché par les premiers rayons de soleil
Être léché par les premiers rayons de soleil

Ou en fin de journée ("derniers rayons") :

Être léché par les derniers rayons de soleil
Être léché par les derniers rayons de soleil
  • et pour un bâtiment ou un lieu : être légèrement effleuré.

"Être remonté comme un coucou" ou "Être remonté comme un coucou suisse".

Cette expression du registre familier s'utilise, au sens figuré, pour dire d'une personne qu’elle est en colère, très énervée.

On dit par exemple : "Ce n'est pas le moment d'aller demander quelue chose à ton père, ma chérie : ton frère a plié en deux sa Mercedès neuve et ton père est remonté comme un coucou".

Ou : "Je te jure que je vais leur dire ma façon de penser : je suis remonté comme un coucou !".

Elle fait référence à la "pendule à coucou" suisse, dite - par ellipse - "coucou" ou "coucou suisse", une pendule murale à balancier apparent et au boîtier en forme de chalet, duquel surgit toutes les demi-heures, un petit oiseau mécanique criant "Coucou !", dont le fonctionnement requiert un remontage régulier à l'aide d'une clé.

Source : memphis.typepad.com et www.mots-surannes.fr

"Un saligaud".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le registre familier et dans le registre désuet : une personne sale, malpropre ; qui se complaît dans la saleté, qui souille ce qu'elle touche.

On dit également "un salaud" dans le registre populaire.

  • et au sens figuré, dans le registre populaire : une personne malhonnête, moralement répugnante ; qui se conduit de manière jugée contraire à la morale.

On dit également "un salaud" ou "un salopard" dans le registre populaire.

Source : www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "Le travail en remote" ou "Le full-remote" ?

Et pas, simplement : "Le travail à distance", "Le travail à domicile via un ordinateur" et "Le télétravail intégral" !

Vraiment, je m'interroge...

Ne dites pas : "Où est-ce que c'est ?", C'est où ?" ni "Où c'est ?", "Où qu'c'est ?", "Où qu'c'est qu'c'est ?" ou "Où qu'cest-ti ?" !

Mais plutôt : "Où EST-CE ?" ou "Où EST-CE DONC ?" (registre soutenu).

  •  "Où est-ce que c'est ?" appartient en effet au langage courant,
  • "C'est où ?" et "Où c'est ?" au langage familier,
  • et "Où qu'c'est ?", "Où qu'c'est qu'c'est ?" ou "Où qu'cest-ti ?" au registre populaire.