Mais : "VISITER l'Espagne", "VISITER Grèce", "VISITER Londres" et "VISITER Florence" !
"Une conjecture" et "Une conjoncture".
Bien qu'ils aient naturellement des significations totalement différentes, ces deux substantifs féminins du registre soutenu sont parfois confondus en raison de leur paronymie.
- "Une conjecture" désigne : une supposition fondée sur des apparences ou des probabilités, ou encore une opinion reposant sur une hypothèse non vérifiée.
L'adjectif correspondant est "Conjectural", "Conjecturale(s)" ou "Conjecturaux.
On dit par exemple : "Je me perds en conjectures".
Ou "Nous en sommes réduits aux conjectures, face au silence du ministre".
- tandis que "Une conjoncture" désigne : une situation résultant d’un ensemble de circonstances et considérée comme le point de départ d’une action, d’une évolution. Ou : l'ensemble des éléments déterminant la situation économique, sociale, politique ou démographique à un moment donné.
L'adjectif correspondant est "Conjoncturel(s)" ou "Conjoncturelle(s)".
On dit par exemple : "La conjoncture actuelle n'est pas favorable à la création d'entreprises".
Ou : "Ce suicide de ce malheureux intervient à la suite d'une conjoncture défavorable : licenciement, divorce, perte de ses parents".
Source : bdl.oqlf.gouv.qc.ca
"Les cimetières sont pleins de gens indispensables, qui ont tous été remplacés".
J'aime beaucoup cette phrase que l'on croit souvent être un proverbe mais qui est en réalité une citation attribuée à l'homme politique français Georges Clemenceau (28 septembre 1841 - 24 novembre 1929), qui serait à l'origine un proverbe arabe.
Elle signifie naturellement que nul n'est irremplaçable.
Source : dicocitations.lemonde.fr
On n'écrit pas : "Blanchiement", ni "Ralliment", "Remaniment", "Reniment" ou "Remerciment" !
Mais : "Blanchiment", RalliEment", "RemaniEment", "ReniEment" et "RemerciEment" !
Sans "e" pour le premier.
Et avec un "e" muet pour les trois autres.
Parce que ces quatre substantifs correspondent aux verbes :
- "Blanchir" dans le premier cas,
- et "RalliEr", "RemaniEr", "ReniEr" et "RemerciEr" dans les quatre autres.
Source : www.larousse.fr
Pourquoi dire : "Un update", "Updaté" ou "Updatée" et "Updater" ?
Et pas : "Une mise à jour", "Mis à jour", "Mise à jour" et "Mettre à jour" !
"La cochonnaille", "La charcutaille", "La charcuterie", "Une cochonnerie" et "Une cochonceté".
Voilà bien quatre substantifs féminins que l'on peut malheureusement souvent confondre, alors qu'ils ne désignent pas vraiment la même chose !
- "Cochonnaille" ou "Charcutaille" appartiennent au registre familier et désignent la viande et les abats de cochon diversement apprêtés, traditionnellement appelés dans le langage courant "Charcuterie".
On dit par exemple : "Le président Chirac ne résistait pas à une bonne assiette de cochonailles".
- "Cochonnerie" relève du langage courant et désigne :
-
- l'état d'une chose ou d'une personne extrêmement malpropre ; d'une malpropreté digne du cochon.
On dit par exemple : "Mais où as-tu donc trouvé cette cochonnerie ?".
Ou : "Ce type est d'une cochonnerie incroyable".
-
- une chose sale, mauvaise ou malsaine ;
- une chose sale, mauvaise ou malsaine ;
On dit par exemple : "Arrête de faire des cochonneries".
Ou : "Cesse-donc de manger des cochonneries à longueur de journée".
-
- une chose sans valeur, de très mauvaise qualité ; une "Cochonnerie".
On dit par exemple : "Tu devrais jeter toutes ces cochonneries".
Ou : "Ce fauteuil en promotion était une véritable cochonnerie !".
-
- ou : une parole ou une action obscène, indécente, relevant de la paillardise, de la grivoiserie, de la gaudriole, voire de la pornographie ; une "Cochonceté".
On dit par exemple : "Il ne cesse de lui dire des cochonneries".
- et "Cochonceté" - un mot que j'aime beaucoup - appartient au registre familier et désigne également :
-
- une chose sans valeur, de très mauvaise qualité ; une "Cochonceté".

On dit par exemple : "Pour mon ancienne copine, le jambon ou les légumes sous plastique - même bio - n'étaient que des cochoncetés !".

-
- ou : une parole ou une action obscène, indécente, relevant de la paillardise, de la grivoiserie, de la gaudriole, voire de la pornographie ; une "Cochonceté".
On dit par exemple : "Ce type est connu pour ne proférer que des cochoncetés".
Ou : "Mon fils et sa copine s'étaient enfermés dans la chambre pour faire des cochoncetés !".
Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr
"En toute humilité".
Cette locution adverbiale du langage courant signifie : aussi modestement que possible. humblement.
On dit par exemple : "Ma chérie, je te demande pardon en toute humilité. Lorsque j'ai recruté cette jeune nounou danoise de 19 ans, j'ai totalement oublié que nos enfants avaient fini leurs études l'an passé".
Source : wiktionary.org
"Avoir la comprenette difficile", "Être long à la comprenette", "Comprendre vite mais falloir expliquer longtemps", "Être long à la détente" ou "Ne pas être rapide à la détente" !
J'aime beaucoup ces cinq expressions du registre familier qui signifient toutes : avoir l'esprit lent, tarder à comprendre les choses, ne pas être très vif d'esprit.
Et donc, souvent, par sous-entendu : être un peu bête.
On dit par exemple :
- "Fernand est bien brave, mais il a la comprenette difficile",
- "Les gens du coin sont longs à la comprenette",
- "Tu sais, je comprends vite mais il faut m'expliquer longtemps",
- "Mes voisins ont été longs à la détente : cinq ans avant de comprendre que leur fils préférait les garçons",
- ou : "Mon grand-père n'est pas rapide à la détente, je dois lui expliquer les choses lentement".
"Y a pas à tortiller du cul", "Y a pas à tortiller du cul pour chier droit" ou "Y a pas à tortiller du cul pour chier droit dans une bouteille" !
Ces trois différentes formules en forme d'idiotismes corporels relèvent du registre vulgaire et du registre scatologique.
Et elles constituent respectivement les ellipses de :
- "IL N'y a pas à tortiller du cul",
- "IL N"Y a pas à tortiller du cul pour chier droit",
- et "IL N"Y a pas à tortiller du cul pour chier droit dans une bouteille",
Parfaitement synonymes, elles signifient toutes trois, selon les circonstances :
- il n'y a pas à hésiter,
- il n'y a pas à contester,
- c'est comme ça, inutile de discuter, il faut obéir,
- il faut dire ce qui est, il faut l'avouer.
On dit par exemple : "Y a pas à tortiller, personne n'avait anticiper une telle pandémie".
Ou : "Y a pas à tortiller du cul, j'dois m'rach'ter une bagnole si j'veux pouvoir aller m'faire une toile en ville de temps en temps".
Sources : www.languefrancaise.net et wiktionary.org
"Un muselet" et "Une plaque de muselet".
Peu de gens, je crois, connaisse ce substantif masculin et cette locution nominale féminine du langage courant qui désignent :
- "Un muselet" : la sorte de cage en fil de fer dont on coiffe le bouchon des bouteilles de champagne, de vin mousseux, de bière ou de cidre et qui est serrée au goulot.
- "Une plaque de muselet" : la rondelle métallique - le plus souvent ornée de couleur ou estampée - apposée sur la face supérieure d’un bouchon de bouteille de champagne, de vin mousseux, de bière ou de cidre et retenue par un muselet.
Elle est fréquemmment appelée de façon impropre "Une capsule de champagne".
Et le collectionneur de plaques de muselet est appelé "Un placomusophile".
Source : wiktionary.org
"Un travail de bénédictin" ou "Un travail de moine".
Ces deux locutions nominales du langage courant désignent un travail intellectuel de longue haleine, exigeant beaucoup de patience, de minutie et de soin.
Source : www.expressio.fr
"En fait".
Cette locution adverbiale signifie : réellement, vraiment ; contrairement aux apparences.
On dit ainsi :
- "Il est en fait très costaud",
- "C'est une ville en fait assez pauvre",
- ou : "Ils sont en fait peu favorables au changement";
Mais il devient souvent un véritable tic de langage, servant essentiellement à ponctuer des propos d'une assez grande indigence.
Source : www.lefigaro.fr


