"Ne pas y aller par quatre chemins".

Cette expression du langage courant qui remonterait au XVIIe siècle signifie, au sens figuré :

  • aborder franchement et sans détour un sujet, une question,
  • aller droit au but, sans user de moyens détournés ; agir sans détour.

On dit par exemple : "Je n'irai pas par quatre chemins : je souhaite que tu quittes le domicile d'ici lundi".

L'expression "Ne pas tourner autour du pot"a sensiblement la même signification.

De même que, dans certains cas, l'expression "Ne pas y aller avec le dos de la cuillère".

Source : wiktionary.org et www.expressio.fr

"L'assuétude".

Ce substantif du registre soutenu désigne l'habitude, la dépendance, l'accoutumance à quelque chose.

Et en particulier à une drogue ou à une substance toxique.

On dit par exemple : "L'assuétude de ce chanteur à l'héroïne est connue de longue date".

De façon invraisemblable - et à tort, selon moi - on a aujourd'hui malheureusement tendance à considérer que ce mot relève du registre désuet pour la simple raison que la plupart des gens utilisent à la place le mot anglais "Addiction" !

Sources : Le Robert, wiktionary.org, www.universalis.fr et www.larousse.fr

"L’aire de répartition", "L'aire de distribution" ou "La distribution".

Il s'agit de la zone délimitant la répartition géographique de la totalité des populations d'une espèce vivante.

L'aire d'une espèce peut être continue ou au contraire disjointe. Dans ce dernier cas, on parle d'une répartition en "métapopulations".

"Un statu quo".

La locution "Statu quo" que nous utilisons en français est une forme raccourcie de la locution latine "In statu quo ante bellum".

On utilise principalement cette locution "Statu quo" pour désigner une situation figée.

Et on la trouve par exemple dans des expressions telles que "Maintenir le statu quo" ou "Revenir au statu quo".

  • L'expression latine d'origine était "In statu quo ante bellum" signifiant littéralement "Comme les choses étaient avant la guerre".

Cette formule était employée dans les traités pour se référer à un retrait des troupes ennemies et à la restauration de la souveraineté qui prévalait avant le début du conflit. Utilisée dans ce sens, cela signifie qu'aucune des parties n'a eu de gains ou de pertes de territoires ou de droits politiques ou économiques.

L'expression opposée est "Uti possidetis juris", où chaque partie conserve les gains de territoire qu'elle détient à la fin de la guerre.

  • En psychologie, le "biais de statu quo" est une tendance à résister au changement qui s'explique par le fait que les risques pèsent plus que les bénéfices dans les décisions relatives aux nouveautés.

On n'écrit pas : "Un côteau" !

Mais : "Un cOteau" !

Sans accent circonflexe sur le "o".

L'orthographe devrait en effet être "côteau", avec un "ô", puisque l'ancienne forme est "costeau" (petite "coste").

Mais l'usage a effacé l'accent dans l'écriture, après l'avoir effacé dans la prononciation.

Sources : www.larousse.fr, dictionnaire.sensagent.leparisien.fr et Littré 1880.

"Chaban".

L'homme politique français Jacsques Chaban-Delmas

Tel était le nom de guerre, puis le nom sous lequel on désignait couramment l'homme politique français Jacques Delmas, devenu après-guerre "Jacques Chaban-Delmas".

Né le 7 mars 1915 et mort le 10 novembre 2000, ce résistant de la première heure (décembre 1940) est nommé, à l'été 1944, à l'âge de 29 ans, général de brigade par le général de Gaulle et le gouvernement provisoire ; devenant ainsi le plus jeune général nommé depuis François Séverin Marceau, général à 24 ans durant la Révolution.

Le général de brigade Jacques Chaban-Delmas

Considéré comme l'un des "barons du gaullisme", il est maire de Bordeaux (33) 48 années durant (1947-1995), trois fois ministre sous la IVe République, député (1946-1958 et 1973-1997) et président de l'Assemblée nationale à trois reprises (1958-1969, 1978-1981 et 1986-1988).

Premier ministre de Georges Pompidou (1969-1972), il préconise une "Nouvelle société", d'inspiration centriste et sociale. Et se présente sans succès à l'élection présidentielle de 1974, face à Valéry Giscard d'Estaing.

Source : wikipedia.org

"Le Dimanche des Rameaux" ou "Le Dimanche des Palmes".

Cette fête, qui inaugure la Semaine sainte, rappelle l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem (Israël).

Selon l’Évangile, Jésus entre dans la ville sur le dos d’une ânesse et la foule l’acclame avec des feuilles de palmiers.

À la messe, ce jour-là, la communauté chrétienne se remémore cet événement, qu'elle célèbre à travers une procession dans l’église et une lecture du récit de la Passion du Christ. Ainsi qu'une bénédiction solennelle des rameaux.

Naturellement, faute d'un réchauffement climatique suffisant, les branches de palmier sont souvent remplacées sous nos latitudes tempérées par des branches de buis.

Dans le Sud de la France, où je vis depuis 1999, on parle souvent de "Dimanche des Palmes".

"Ne pas avoir une once d'intelligence".

J'aime beaucoup cette expression du registre soutenu qui constitue une manière très élégante de dire qu'une personne ne dispose que d'une très intelligence très limitée. Autrement dit : qu'elle est parfaitement idiote !

Pour ne rien vous cacher, cette formule fait d'ailleurs partie de mes façons préférées de dire "Être idiot".

Pour le lecteur que cela intéresse, il convient de savoir que le mot "Once" est un mot polysémique, qui possède de nombreuses autres significations.