"Une bisbille" et "Être en bisbille" avec quelqu'un.

"Une bisbille"est un substantif féminin qui nous vient de l'italien "bisbiglio" ("murmure").

Relevant du registre familier, il désigne en français : une petite querelle pour un motif futile entre personnes s'entendant bien de façon générale ; un léger différend ; une brouille, une chamaillerie, un désaccord, une fâcherie ; une dissension sur des futilités.

On dit par exemple : "Tu en veux encore à ta cousine pour cette bisbille qui date de six mois ?".

Ou : "Être en bisbille" avec quelqu'un, je veux bien, mais pas pendant six mois !".

Sources : wiktionary.fr, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et Le Robert

Ne dites pas : "Ça veut dire quoi ?" ni "Qu'est-ce ça veut dire ?" !

Mais plutôt :

  • à tout le moins : "Qu'est-ce QUE cELa veut dire ?" (langage courant),
  • et idéalement : "Qu'est-ce QUE cELa SIGNIFIE ?" (registre soutenu),
  • voire : "Que cela signifie-t-il ?" (registre soutenu) !

"Ça veut dire quoi ?" relève du registre familier et "Qu'est-ce ça veut dire ?" du registre populaire

On ne dit pas : "Que peut-on faire pour palier à cela ?" !

La journaliste française Fabienne Sintes

Ainsi qu'a lamentablement pu le déclarer, le lundi 12 février 2018, la journaliste française Fabienne Sintes, dans son émission quotidienne "Un jour dans le monde", sur la chaîne de radio publique France Inter.

Mais : "Que peut-on faire pour PALIER CELA" !

Ne dites pas : "Cet acteur n'a pas beaucoup de comédies" ni "Ce réalisateur n'a pas fait de film policier" !

Mais plutôt :

  • "Cet acteur n'a pas TOURNÉ beaucoup de comédies",
  • et : "Ce réalisateur n'a pas RÉALISÉ de film policier" ou "Ce réalisateur n'a pas TOURNÉ de film policier" !

On ne dit pas : "Y avait un aura christique" !

La journaliste sportive française Ambre Godillon

Ainsi qu'a pitoyablement pu le déclarer, le 19 décembre 2022, la journaliste sportive française Ambre Godillon, dans l’émission "Le déj info", sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Mais bien évidemment : "IL y avait unE aura christique" !

"Le beaujolpif".

Du beaujolpif

Bien que détestant le vin, j'ai toujours beaucoup aimé ce substantif masculin qui relève du registre populaire et qui désigne : le vin de la région du Beaujolais.

On dit par exemple : "Il y avait une odeur épouvantable dans le métro : un clochard qui empestait le beaujolpif et la sueur".

Le vignoble du Beaujolais est un vignoble français situé dans le Nord du département du Rhône (69) et sur quelques communes de Saône-et-Loire (71). Administrativement rattaché au vignoble de Bourgogne, l'aire de production correspond au piémont des monts du Beaujolais, entre Mâcon (71) et Lyon (69).

Installé sur des terrains essentiellement granitiques au Nord et calcaires au Sud, il produit très majoritairement du vin rouge à base du cépage gamay. La variété des terroirs a permis de créer douze AOC (Appellations d'Origine Contrôlée), deux régionales et dix communales ou locales. Même si c'est un vignoble très ancien, il est toujours présent dans l'actualité, notamment du fait de l'aura médiatique dont bénéficie le "beaujolais nouveau".

Des bouteilles de "Beaujolais nouveau"

Le "beaujolais nouveau", ou "beaujolais primeur", est un vin de primeur produit dans le vignoble du Beaujolais, au sein des AOC beaujolais et beaujolais-villages, essentiellement à partir du cépage gamay.

La commercialisation est autorisée immédiatement à la fin de la vinification, et il est mis en vente dans le monde entier le troisième jeudi de novembre.

Le 8 septembre 1951, un arrêté paru au JO (Journal Officiel) dispose que les vins d'appellation d'origine ne peuvent être vendus qu'à partir du 15 décembre. Cependant, à la suite des réclamations des syndicats viticoles, une note du 13 novembre 1951 précise "dans quelles conditions certains vins peuvent être commercialisés dès maintenant sans attendre le déblocage du 15 décembre". C'est cette note qui de fait a créé l'appellation "beaujolais nouveau".

Pendant les quinze années suivantes, la date fut variable, et ce n'est qu'à partir de 1967 qu'elle fut fixée au 15 novembre jusqu'en 1985, année lors de laquelle elle fut fixée au troisième jeudi de novembre, d'une part pour des raisons de calendrier, car il tombait trop près du jour férié du 11 novembre (anniversaire de l'armistice de 1918) et d'autre part pour des raisons pratiques, car il arrivait que cela tombe unsamedi ou un dimanche.

Source : wikipedia.org

"Le coeur de veau", "Le cul de longe" et "La pièce blanche".

Un quasi de veau

Ces trois locutions nominales relèvent du langage courant.

Et elles désignent toutes trois "Le quasi de veau", dont elles constituent des appellations régionales :

  • "Le coeur de veau", à Marseille (13),
  • "Le cul de longe", à Lyon (69),
  • et "La pièce blanche", à Toulouse (31).

Un quasi de veau

Source : www.la-viande.fr

On ne dit pas : "Les États-Unis t-ont pas réussi" !

L'ancien joueur de football international français, devenu consultant sur la chaîne L'Équipe, Olivier Rouyer

Ainsi qu'a lamentablement pu le déclarer, le 29 novembre 2022, l'ancien joueur de football international français Olivier Rouyer, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Les États-Unis N'ont pas réussi" !

29 façons de dire "Tomber" en français.

Un bébé pleurant après être tomber par terre, en extérieur

"Prendre une gaufre", "Se casser la gueule", "Se gaufrer", "Se péter la gueule", "Se ramasser la gueule", "Se rétamer", "Se rétamer la gueule", "Se viander" et "Se vautrer" relèvent du registre argotique.

Tandis que "Ramasser un gadin", "Se boîter", "Se casser la binette", "Se casser la figure", "Se casser la margoulette", "Se gameller", "Se prendre un gadin", "Se prendre une boîte", "Se prendre une gamelle", "Se ramasser" et "Se ratatiner" appartiennent au registre familier.

"Chuter", "Faire une chute", "S'affaler", "S'effondrer", "S'étaler", "S'étaler de tout son long" et "Trébucher" relèvent du langage courant.

"Broncher" appartient au registre désuet.

Et "Choir" relève du registre soutenu.

Très mauvais mois de décembre 2022 pour J’aime les mots.

Courbe avec des chiffres en baisse

* avec seulement 154 840 visiteurs différents (contre 167 812 en novembre, en 31 jours au lieu de 30), soit - à peu de chose près - notre chiffre de... mars 2022 (152 430) !

* dont 144 021 via Google et les moteurs de recherche (contre 157 467 en novembre, en 31 jours au lieu de 30).

Pour ceux que cela intéresse, les chiffres détaillés ont été mis à jour, comme d’habitude, sur la page "Statistiques du blogue".