"Un diktat".

Ce substantif masculin nous vient directement de l'allemand "Diktat" (dik-tatt).

Ce mot signifiant "chose dictée" est le terme utilisé pour qualifier le Traité de Versailles, imposé sans négociation, en 1919, à l'Allemagne, par les vainqueurs de la Première Guerre mondiale.

La signature du Traité de Versailles, le 28 juin 1919

Et il désigne en français :

  • un traité imposé par le vainqueur au vaincu,

On dit par exemple : "En 1945, les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale ont veillé à ne pas imposer à l'Allemagne et au Japon un diktat comparable au Traité de Versailles de 1919".

  • et par extension : une exigence absolue imposée par le plus fort au plus faible et n'ayant pour appui et justification que la force ; une chose imposée, une décision unilatérale contre laquelle on ne peut rien.

On dit par exemple : "Les syndicats rejettent ce diktat du gouvernement".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et wiktionary.org

On n'écrit pas : "Cap/e de venir déguisé" !

Affiche de cul de bus d'octobre 2022 pour la zone commerciale de Plan-de-campagne (13)

Ainsi que l'on pouvait le lire, en octobre 2022, sur les affiches promotionnelles cul de bus d'Halloween de la zone commerciale de Plan-de-Campagne, située à la sortie Nord de Marseille (13), à 20 km de ma bonne ville d'Aix-en-Provence (13).

Mais : "Cap/e de venir déguisé/E" !

Inutile de vouloir satisfaire les féministes en en ajoutant un "/e"au masculin "cap" (apocope de "capable") si c'est oublier d'accorder le "déguisé" final.

 

Logotype de la zone commerciale de Plan-de-Campagne (13)La zone commerciale de Plan-de-Campagne (13)

Avec une surface de 250 000 m2 et 518 enseignes (en 2016), cette zone commerciale créée en 1966, sur le territoire des communes des Pennes-Mirabeau (13) et de Cabriès (13) par Émile Barneoud, était en 2013 la quatrième zone commerciale la plus visitée de France avec 24 millions de visiteurs. Et avait été la plus grande d'Europe dans la deuxième moitié des années 1970.

Sources : wikipedia.org et www.nouvellespublications.com

"À plus !" ou "À + !".

Cette locution interjection interjective relève du registre familier, la forme "À +" étant un allographe.

Elle se prononce a-pluss et constitue une ellipse de "À plus TARD".

On l'utilise généralement à l'issue d'une rencontre, d'un rendez-vous, d'une conversation ou d'un dialogue. Et elle induit que l'on va se revoir "plus tard" dans la journée.

On dit par exemple : "Je pars en course et je te rappelle avant 20h c'est promis. À plus !".

Ou : "Je serai là vers 19h. À + !".

Source : www.linternaute.com et wiktionar.com

On ne dit pas : "J'chuis très très content pour l'ensemble du match" !

Le journaliste sportif français Dave Appadoo

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 26 janvier 2023, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais, à tout le moins : "JE Suis TRÈS content DE l'ensemble du match" !

Et idéalement : "L'ensemble dE LA RENCONTRE M'A TOTALEMENT SATISFAIT" !

On ne dit pas : "Lui faire manger la poussière" !

Ainsi que l'ont déclaré, à deux reprises chacun, le 19 janvier 2023, les journalistes français Renaud Pila et Éric Brunet, dans l’émission "Brunet, Hammett et compagnie", coanimé par ce dernier, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "Lui faire MORDRE la poussière" !

Le journaliste français Renaud Pila
Le journaliste français Renaud Pila
Le journaliste français Éric Brunet
Le journaliste français Éric Brunet

On ne dit pas : "Attention, c'est très peu probable que les russes y parviennent" !

La journaliste française Nivin Potros

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 26 janvier 2023, la journaliste française Nivin Potros, dans l’émission "Le Club Le Chatelier", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "Attention, IL est très peu probable que les russes y parviennent" !

"De là à ce que", "D'ici à ce que" et "D'ici que".

Relevant du langage courant, ces trois locutions conjonctives de temps introduisent des subordonnées temporelles dans lesquelles le verbe est au subjonctif.

Et elles signifient respectivement :

  • "De là à ce que" : "Pas question pour autant que".

On dit par exemple : "Mon fils a accepté de venir déjeuner avec nous ce dimanche, mais de là à ce qu'il arrive avant 15h !",

Ou : "Mon fils a accepté de venir déjeuner avec nous ce dimanche, mais pas question pour autant qu'il arrive avant 15h !"

  • "D'ici à ce que" : "Le temps que".

On dit par exemple : "D'ici à ce que mon père ait compris comment fonctionne son nouveau téléphone, nous ne sommes pas près d'être dérangés par ses appels !",

Ou : "Le temps que mon père ait compris comment fonctionne son nouveau téléphone, nous ne sommes pas près d'être dérangés par ses appels !",

  • et "D'ici que" : "Avant que".

On dit par exemple : "D'ici que je retourne voir ce dentiste, j'aurai des cheveux blancs !".

Ou : "Avant que je ne retourne voir ce dentiste, j'aurai des cheveux blancs !".

Source : http://mamiehiou.over-blog.com

On ne dit pas : "Deuxième champion du monde pour la deuxième fois d'sa carrière" !

Le journaliste sportif français Romain Harent

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 26 janvier 2023, le journaliste sportif français Romain Harent, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais simplement : "Deuxième TITRE DE champion du monde" !

Ou : "Champion du monde pour la deuxième fois dE sa carrière" !

 

Ne dites pas : "Faire un match énorme" ou "Faire une course énorme" !

Comme je l'entends malheureusement si souvent.

Mais plutôt, en français correct : "RÉALISER une excellente prestation" et "EFFECTUER une superbe course" !

On ne dit pas : "Là on a quelques indications faits par des porte-paroles" !

Le journaliste français Didier François

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 19 janvier 2023, le journaliste français Didier François, dans l’émission "Brunet, Hammett et compagnie", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "Là on a quelques indications DONNÉES par des porte-paroles" !

 

On ne dit pas : "Très énorme" !

Mais simplement : "Énorme" !

Cet adjectif, qui relève du langage courant et nous vient du bas latin "enormis" ("hors de la norme") signifie en effet :

  • ayant des dimensions, une importance impressionnantes, en quantité colossale ; gigantesque, démesuré, colossal, immense, monumental ; dépassant ce que l'on a l'habitude d'observer ("une foule énorme", "un monument énorme", "un succès énorme"),
  • très gros, monstrueux, obèse, dont les dimensions sont considérables ("un type énorme", "une bête énorme"),
  • et dans le registre familier : déconcertant, surprenant par son caractère extraordinaire, invraisemblable, monstrueux ; ahurissant, effarant, fantastique, formidable, inouï , phénoménal, prodigieux, renversant

Aussi la locution adjectivale "Très énorme" constitue-t-elle un affreux pléonasme.

Sources : Le Robert et www.larousse.fr