J'aime assez ces différentes locutions verbales, qui relèvent du registre familier.
Et elle signifie, au sens figuré : ne plus espérer obtenir une chose ; yrenoncer définitivement, ne plus compter dessus ; s'asseoir dessus (registre familier également).
On dit par par exemple :
"Toi qui voulait partir plus tôt ce soir tu peux faire une croix dessus",
"Avec cet incident, tu peux faire une croix sur ton augmentation",
ou : "Avec cette nouvelle commande on peut s'asseoir sur nos vacances".
J'aime beaucoup ces deux amusantes locutions verbales en forme d'idiotismes.
Relevant du registre familier, elles signifient, au sens figuré : ne pas être très réveillé.
"Avoir la tête dans le pâté" est un idiotisme corporel ainsi qu'un idiotisme alimentaire.
On dit par exemple : "Ma mère vient tout juste de se lever, elle a la tête dans le pâté".
tandis que "Ne pas avoir les yeux en face des trous" est uniquement un idiotisme corporel.
On dit par exemple : "Le samedi soir, mon ado joue en ligne jusqu'à l'aube. Résultat : le dimanche, il n'a pas les yeux en face des trous avant 16 ou 17 heures".
Miramax Films Corp. est une société de production et de distribution cinématographique états-unienne créée en 1979 par les frères Harvey et Robert Weinstein.
Le studio a été racheté en 1993 par la Walt Disney Company, mais cette dernière l'a revendu en 2010 pour 660 millions de dollars à Filmyard Holdings LLC.
Historique
Miramax a été créée en 1979 par les frères Harvey et Robert Weinstein afin de distribuer des films jugés non rentables par les grands studios hollywoodiens.
Le nom de la compagnie est un mot-valise résultant de la combinaison des prénoms des parents des deux frères : MIRiam et MAX.
Parmi les productions les plus marquantes de Miramax, on peut citer "Reservoir dogs" (1992), "Pulp fiction" (1994), "Le patient anglais" (1996), "Will Hunting" (1997), "Shakespeare in love" (1999), "Kill Bill : Volume 1 / Volume 2" (2003 et 2004) et "Fahrenheit 9/11" (2004).
Miramax possédait une filiale, Dimension Films, spécialisée dans les films de genre. Elle est surtout connue pour avoir produit la série des "Scary Movie", dont les trois épisodes parodient les grands succès cinématographiques des années 2000.
Le 30 juin 1993, la société est rachetée par la Walt Disney Company pour 80 millions de dollars, tout en laissant une certaine autonomie aux frères Weinstein.
Début 2005, les frères Weinstein, créateurs de la société, quittent la direction de l'entreprise, après un désaccord avec le groupe Disney, dont Miramax est devenue une filiale.
Le 29 mars 2005, Disney et les frères Weinstein parviennent à un accord : Disney conserve la marque Miramax et les catalogues de Miramax et Dimension Films tandis que les frères Weinstein récupèrent la marque Dimension Films.
Les deux frères créent peu après un nouveau groupe de médias, The Weinstein Company, autour de Dimension Films ; tandis que Miramax devient l'un des labels de Buena Vista Entertainment.
Le 3 octobre 2009, Disney officialise la réduction des productions annuelles de Miramax (3 films au lieu de 6), et annonce que le nombre d'employés passera de 70 à 20 à partir de janvier 2010.
Le 28 janvier 2010, Disney annonce la fermeture du studio Miramax Films
Le 29 juillet 2010, Disney annonce la vente de Miramax, filiales, catalogue de films et projets inclus, pour 660 millions de dollars, au groupe Filmyard Holdings. Et le 3 décembre 2010, Disney annonce la finalisation de la transaction pour 663 millions de dollars.
Le 2 mars 2016, Miramax est racheté par BeIn, un groupe qatari dirigé - comme le PSG - par Nasser al-Khelaifi.
En décembre 2019, Paramount Global annonce l'acquisition d'une participation de 49 % dans Miramax pour 375 millions de dollars à BeIn Media Group.
Cette locution verbale en forme d'idiotisme religieux relève du langage courant.
Et elle signifie : il faut parfois faire des compromis ou des sacrifices afin d'obtenir ce que l’on désire.
Cette formule aussi laconique que cynique est traditionnellement attribuée au roi Henri IV, qui l'aurait prononcé le 25 juillet 1593.
Mais on s'accorde à convenir qu'elle est très probablement apocryphe.
Le contexte
Nous sommes en pleines guerres de religion. Le roi Henri III, dernier des Valois, est sans descendance mâle et il désigne pour lui succéder Henri de Navarre, prince de sang protestant et chef de file des huguenots, au détriment du Duc de Guise, catholique et chef de la Sainte Ligue. À la mort d’Henri III, le 1er août 1589, c’est donc Henri de Navarre qui doit hériter de la couronne. Mais il en est empêché par la Sainte Ligue qui refuse de voir un huguenot sur le trône de France malgré sa promesse solennelle de se faire instruire dans la religion catholique.
Ce n’est qu’en 1593, à la suite notamment des victoires d’Henri de Navarre à Arques (62), le 21 septembre 1589, puis à Ivry (94), le 14 mars 1590, que la noblesse de France se déclare prête à le reconnaître pour roi sous certaines conditions, parmi lesquelles qu’il se convertisse au catholicisme.
Finalement, prêt à tout pour diriger le royaume et après de longues tergiversations, le 25 juillet 1593, en l’église abbatiale de Saint-Denis (93), il abjure solennellement le protestantisme et fait profession de la foi catholique.
C’est à ce moment qu’il aurait prononcé cette phrase fameuse et qui aura vocation à traverser les siècles : "Paris vaut bien une messe !", justifiant ainsi le compromis qu’il venait d'effectuer afin d’obtenir la couronne.
Devenu catholique, Henri IV est ensuite sacré roi de France à la cathédrale de Chartres (28) le 25 février 1594.
Des doutes quant à la sincérité de la conversion d’Henri IV au catholicisme sont en effet permis. Il s’était en effet déjà converti une première fois au catholicisme, en 1572, pour échapper au massacre de la Saint-Barthélémy, avant de retourner à la religion réformée, en 1576. Selon les versions, il se serait même converti au total six fois à la religion catholique.
Dès lors, la formule "Paris vaut bien une messe", qui a perduré jusqu'à nos jours, met en évidence toute la place que les considérations et calculs politiques ont prise dans cette conversion.
Pour l'anecdote, on peut rapprocher cette expression de l'idiotisme animalier néerlandais "Een spiering uitgooien om een kabeljauw te vangen", signifiant "Jeter un petit poisson dans l’eau pour en attraper un plus gros".
Sources : vivreparis.fr, www.caminteresse.fr et anecdoteshistoriques;com
Cette locution adverbiale nous vient du latin "quincunx" ("par cinq").
Et se dit :
d'objets disposés par groupes de cinq, dont quatre aux quatre angles d'un carré (ou d'un rectangle), et le cinquième au centre, comme on le voit sur un dé à jouer :
ou d'un ensemble d'éléments alternant sur deux rangs.
Une disposition "en quinconce" est une disposition répétitive d'éléments, ligne à ligne, où chaque ligne est décalée de la moitié d'un élément par rapport à la ligne qui la précède et à celle qui la suit.
Le motif simple du quinconce est ainsi répété sur l'ensemble des éléments disposés.
Les fruits ronds sont généralement disposés ainsi dans les cageots.
Ainsi :
un quinconce (substantif masculin) est une plantation d'arbres disposés en quinconce ou, par extension : une plantation d'arbres sur plusieurs rangs réguliers,
la formation "en quinconce" était une des tactiques de la légion romaine, évoquée en 1967, par les géniaux Albert Uderzo et René Goscinny dans leur album "Astérix légionnaire,
la disposition "en quinconce" est très utilisée en orfèvrerie,
Musée du Louvre, 1780
elle l'est aussi en héraldique pour représenter des meubles "semés" (sans nombre précis) ; comme par exemple pour un semé de fleurs de lys,
un calcul "en quinconce" est parfois effectué en infographie pour un anticrénelage stochastique,
et un serrage "en quinconce", est un serrage appliqué aux roues de voitures fixées par au moins cinq écrous. On serre d'abord un écrou sur deux, afin d'obtenir une mise en place équilibrée de la roue.
La place des Quinconces à Bordeaux : place principale (une des plus grandes d'Europe), donnant sur la Garonne ;
Il s'agit, étrangement, de la devise nationale - en français - du royaume des Pays-Bas depuis 1815.
C'était en effet, à l'origine, sous la forme "Je maintiendrai Châlon", la devise de Philibert de Chalon-Arlay, qui cède son titre de Prince d'Orange à son neveu René de Nassau à condition, entre autres, qu'il reprenne sa devise.
Celle-ci devient "Je maintiendrai Nassau", puis simplement "Je maintiendrai", lorsque que Guillaume Ier d'Orange-Nassau succède à son cousin René de Nassau.
Gouverneur des provinces de Hollande, Zélande et Utrecht, il conduisit la révolte de son peuple face aux occupants espagnols, et mena les Pays-Bas à l'indépendance. Et est, de ce fait, surnommé "Le père de la patrie" par les Néerlandais.
Dans une lettre de janvier 1565, Guillaume Ier d'Orange-Nassau donna les explications suivantes à sa devise "Je maintiendrai" :
" Je maintiendrai la vertu et noblesse.
Je maintiendrai de mon nom la haultesse.
Je maintiendrai l'honneur, la foy, la loy
de Dieu, du Roy, de mes amys et moy".
À cette époque, Guillaume d'Orange était encore catholique et fonctionnaire du roi Philippe II d'Espagne, mais le premier hémistiche du dernier vers de ce quatrain allait bientôt prendre un sens ironique lorsque les exactions menées aux Pays-Bas espagnols par le duc d'Albe amenèrent Guillaume à prendre la tête du parti protestant contre les Espagnols dans la guerre de Quatre-Vingts Ans.
Cette devise est également reprise - en français - sous les Armoiries de la monarchie anglaise qui se trouvent dans l'ancien réfectoire de l'École de la Royal Navy à Londres (Angleterre) (Royaume-Uni).
Pour l'anecdote, on l'aperçoit lors du procès du capitaine de voilier marchand Ralls (John Wayne), dans le film d'aventure états-unien "Le réveil de la sorcière rouge", réalisé en 1948 par Edward Ludwig.
En 1565, Guillaume d'Orange était encore catholique et fonctionnaire de Philippe II d'Espagne, mais le premier hémistiche du dernier vers de ce quatrain allait bientôt prendre un sens ironique lorsque les exactions menées aux Pays-Bas espagnols par le duc d'Albe amenèrent Guillaume à prendre la tête du parti protestant contre les Espagnols dans la guerre de Quatre-Vingts Ans.
La devise "Je maintiendrai Châlon" était celle de Philibert de Chalon-Arlay, qui cède son titre de Prince d'Orange à son neveu René de Nassau à condition, entre autres, qu'il reprenne sa devise.
Celle-ci devient "Je maintiendrai Nassau", puis simplement "Je maintiendrai", alors que Guillaume Ier d'Orange-Nassau succède à son cousin René de Nassau.
Mais "Je maintiendrai" est également la devise de la ville française d'Orange (84).
Ces locutions verbales signifient respectivement : être - ou ne pas être - qualifié, indiqué pour.
Et non : ne pas pouvoir ; ne pas devoir ; ne pas avoir le droit ; ne pas être destiné à ; ne pas disposer des qualités pour.
Ainsi que vous allez cependant pouvoir le constater ci-après, c'est pourtant bien dans ces différents sens que nos dirigeants en usent et abusent aujourd'hui :
du ministre français Emmanuel Vals, le 24 septembre 2013, que "Les Roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie",
du maire de Lyon (69)Gérard Collomb, le 14 octobre 2013 : "Ces populations n'ont pas vocation à s'intégrer",
ainsi, du président de la République française François Hollande, le 16 décembre 2013 : Les forces françaises n'ont "pas vocation à rester durablement en Centrafrique",
l'ancien Premier ministre français Laurent Fabius, le 18 février 2014 : "Nous n'avons pas vocation à rester en permanence en Centrafrique",
le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, le 25 février 2014 : "la France n'a pas vocation à se substituer aux forces internationales" en Centrafrique,
de l'ancienne ministre française Cécile Duflot, le 4 avril 2014 : "Les écologistes ont vocation à exercer le pouvoir",
l'ancien ministre français François Bayrou, le 4 mai 2014 : "Le centre n'a pas vocationà être une roue de secours, ni une force d'appoint ni à être accessoire. Il a vocation à être un moteur, une volonté",
le général de division français Marc Foucaud, le 13 mai 2014 : "Nous n'avons pas vocation à rester vingt ans au Mali",
Cet usage abusif relevant de lanovlangue et dujargon politique semble remonter notamment aux années 2006-2007.
Le professeur de linguistique, Jean Véronis, co-auteur de l'ouvrage "Les Mots de Nicolas Sarkozy" (Seuil, 2008), a en effet réalisé un remarquable travail de statistique lexicale, duquel il ressort que, pendant la campagne de 2007, l'homme politique français Nicolas Sarkozy a utilisé l'expression, environ dix fois plus que les autres candidats : "Tous les pays n'ont pas vocation à intégrer l'Union", "L'Etat n'a pas vocation à se mêler de tout", "L'Europe a vocation à protéger", "L'OTANn'a pas vocation à se substituer à l'ONU", etc.