Pourquoi dire : "Un coming out " ou "Faire son coming out" et "Un outing" (a-ou-tigne) ou "Outer" (a-ou-té) ?

Et pas : "Une sortie de placard" et "Sortir du placard" (registre familier) !

Cela vous permet de parler français et non anglais.

Ainsi que d'éviter d'avoir recours pour la 217e fois de la journée au verbe "Faire".

Concrètement, il s'git de la révélation publique de l'homosexualité d'une personne :

  • par elle-même (Un coming out" et "Faire son coming out"),
  • ou par un tiers, sans son accord préalable ("Un outing" et "Outer").

Source : www.larousse.fr

 

"Un bahut".

Ce petit mot polysémique change de sens selon le registre de langue et désigne respectivement :

  • dans le langage courant :
    • en architecture : un mur bas servant d'appui à une grille, une colonnade ou une arcade.

Un bahut : mur bas servant d'appui à une grille, une colonnade ou une arcade.

    • un meuble : à l'origine un gros coffre de bois destiné au transport.

Bahut coffre en bois

Puis un meuble de grandes dimensions, tel qu'un buffet.

Bahut en bois

On dit par exemple : "On a voulu se débarrasser du vieux bahut du salon, mais ça nous a pris deux jours, à trois, pour monter le buffet suédois Sküngred qu'on s'est acheté à la place !".

    • un récipient en inox utilisé comme ustensile de cuisine dans les cuisines professionnelles.

Bahut de cuisine en inox

  • dans le registre argotique :
    • un camion, un véhicule poids-lourd.

On dit par exemple :"Tu aurais vu les files de bahuts sur l'autoroute : c'était impressionnant !".

Un bahut : un semi-remorque en argot

    • ou un taxi.

Taxi français des années 1980

On dit par exemple : "J'ai eu du mal à trouver un bahut pour rentrer ; j'ai failli rentrer à pinces".

  • et dans le registre populaire : un collège ou un lycée.

On dit par exemple : "Ras le bol du bahut ! Vivement la fac...".

Le collège Jules-Ferry à Conflans Sainte-Honorine (78), où j'ai étudié de la 6e à la 3e, de septembre 1972 à juin 1976, devenu Lycée depuis
Le collège Jules-Ferry (devenu Lycée) à Conflans Sainte-Honorine (78), où j'ai étudié de la 6e à la 3e, de septembre 1972 à juin 1976
Le lycée Le Corbusier, à Poissy (78), où j'ai étudié de la seconde à la terminale, de septembre 1976 à juin 1979
Le lycée Le Corbusier, à Poissy (78), où j'ai étudié de la seconde à la terminale, de septembre 1976 à juin 1979
Le Lycée Jules-Ferry, à Paris (75), place Clichy, où j'ai fait un début d'hypokhâgne en septembre 1979
Le Lycée Jules-Ferry, à Paris (75), place Clichy, où Diane Kurys a tourné "Diabolo menthe" en 1977 et où j'ai fait un début d'hypokhâgne en septembre et octobre 1979, avant de débarquer à Nanterre (92), en histoire et en droit.

En 1980, Michel Nerval a réalisé un film intitulé "Le bahut va craquer !" :

Affiche du film français de Michel Nerval "Le bahut va craquer" (1980)

Source : wikipedia.org

"Dresser la table", "Être à table", "Mettre la table", "Passer à table" et "Se mettre à table".

Voilà autant d'expressions d'apparence très simples qui doivent pourtant parfois surprendre nos amis étrangers.

En voici les différentes significations :

Table dressée

  • "Dresser la table" ou Mettre la table" (langage courant) signifie : Dresser le couvert, mettre le couvert. C'est à dire disposer la nappe et les couverts sur la table où l'on s'apprête à manger.

Un banquet au Moyen Âge

Cette formule remonte au Moyen Âge, lorsque certains repas de fête ou banquets réunissaient de très nombreux convives. Posséder en nombre suffisant des tables telles que nous les connaissons de nos jours aurait été inutile. Aussi les "tables" n'étaient elles que des planches posées sur des tréteaux. "Dresser la table" ou "Mettre la table" signifiait alors que l'on déplaçait les planches et les tréteaux là où l'on désirait se restaurer.

Table en bois montée sur tréteaux

On dit par exemple : "Les enfants, vous viendrez mettre la table s'il vous plaît !".

  • "Être à table" (langage courant) signifie : Être en train de manger ; qu'il s'agisse du déjeuner ou du dîner.
  • "Passer à table" (langage courant) signifie : S'aprêter à manger ; qu'il s'agisse - là aussi - du déjeuner ou du dîner.

On dit par exemple : "Nous passsons à table généralement vers vingt heures".

On dit également (langage courant) : "Se mettre à table".

  • et "Se mettre à table" signifie :
    • dans le langage courant : S'aprêter à manger ; qu'il s'agisse - là aussi - du déjeuner ou du dîner.

On dit par exemple : "Tu peux me rappeler un peu plus tard, s'il te plaît, nous allions nous mettre à table".

On dit également (langage courant) : "Passer à table".

    • et dans le registre argotique, dans le vocabulaire et jargon de la police : "Passer aux aveux, avouer".

On dit par exemple : "Raymond le balafré va passer à table : le commissaire s'occupe de lui depuis trois heures".

Source : www.linternaute.fr

 

"Faire banquette" et "Cirer le banc".

Ces deux expressions du registre familier signifient "Ne pas être titulaire, c'est à dire être remplaçant" pour un joueur de football. Et donc passer son temps sur le banc des remplaçants plutôt que sur la pelouse.

La formule "Cirer le banc" aurait été inventée par le milieu de terrain français Luis Fernandez durant la Coupe du monde 1986.

On peut "Être blanc comme" beaucoup de choses en français.

Différentes expressions idiomatiques françaises commencent par la formule "Être blanc comme...".

Il importe cependant de bien les connaître car elles ont le plus souvent des significations fort différentes les unes des autres !

Ainsi "Être blanc comme un linge" ou "Être blanc comme un linceul" se dit d'une personne qui, commençant à se sentir mal, devient blême, toute pâle, livide.

On utilise en revanche les expressions "Être blanc comme un cachet d'Aspirine" et "Être blanc comme un lavabo" pour qualifier une personne à la peau particulièrement blanche. Ainsi que les formules - tout aussi imagées, mais moins sympathiques, - "Être blanc comme un bidet" et "Être blanc comme un cul".

Relevant toutes les quatre du registre familier elles sont souvent utilisées sur un ton légèrement narquois par des personnes originaires de régions plus ou moins méridionales ou par des citadins de retour de congé, pour décrire l'aspect d'un estivant d'origine plus septentrionale et n'ayant pas encore eu le loisir de s'exposer aux rayons du soleil.

Enfin, la formule "Être blanc comme neige" symbolise la parfaite innocence d'une personne n'ayant rien à se reprocher.